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Toyota Avalon vs Porsche Panamera 4S

- 20 août 2010

Cette semaine, je conduis une Toyota Avalon. Vous conviendrez que comme voiture ennuyante à conduire, il est difficile de faire mieux. La direction est vague, les suspensions sont molles et l’habitacle est tellement silencieux qu’il isole les occupants de toute sensation.

Pourtant, il y a plusieurs personnes qui recherchent exactement ce type de voitures. Des personnes âgées, pour la plupart, qui ont appris à conduire alors que les voitures américaines proposaient le même comportement. Pour les autres, être vu au volant d’une Avalon serait un grave manquement à leur réputation!

À l’autre bout de l’offre automobile, on retrouve une berline vraiment spéciale, la Porsche Panamera, sublime de sportivité dans sa version 4S. On ne parle pas d’une voiture de course mais bien d’une berline capable de performances hors du commun et qui procure des sensations de conduite exceptionnelles. Tout le monde, ou presque, aimerait mieux conduire cette voiture qu’une Avalon et c’est compréhensible.

Oublions la question du prix. Selon Porsche, environ 5% seulement des gens qui possèdent une de leurs créations peuvent exploiter tout le potentiel de leur voiture. Chez Ferrari, la proportion serait encore moindre. Land Rover affirme aussi qu’à peine 5% de ses clients font du hors route sérieux. À l’inverse, je serais prêt à parier que 95% des propriétaires d’Avalon exploitent à fond les capacités de confort de leur voiture…

Donc, on a le choix entre une Porsche pour la frime (dans 95% des cas) ou une Avalon, platte à conduire mais qui correspond sans doute aux besoins de 95% de ses utilisateurs. Entre ces deux extrêmes, bien entendu, le choix est immense et il faut choisir un véhicule qui correspond à nos besoins… ou à nos valeurs. L’important est-il de bien paraître ou de bien profiter de sa voiture?

La marée noire et nous

- 27 juillet 2010

Le golfe du Mexique a beau être loin de nous, la marée noire qui l’envahit présentement aura, qu’on le veuille ou non, des répercussions chez nous. Par exemple, lorsque cette marée remontera sur la côte est de la Floride, plusieurs d’entre-nous devront aller passer leurs vacances ailleurs. Mais il y aura assurément d’autres conséquences, beaucoup plus dramatiques.

Pas plus tard que la semaine passée, j’ai entendu un homme qui, dans une ligne ouverte, demandait aux gouvernements canadiens et américains de stopper toute forme de forage au large de leurs côtes.  Tout d’abord, les plates-formes de forage donnent de l’emploi à des dizaines de milliers de personnes (et des emplois payants à part ça!). Il ne faut pas oublier non plus que pour aller chercher du pétrole, les entreprises doivent forer de plus en plus profondément et de plus en plus loin des terres, les réserves terrestres étant de moins en moins grandes. Et du pétrole, l’humain en a besoin pour faire fonctionner ses nombreuses machines.

Surtout, cette tragédie nous rappelle notre dépendance à l’essence. Tant que ce précieux liquide est disponible en quantités suffisantes à la pompe et que son prix est relativement abordable, on se fout pas mal de ce qui se passe à 3 000 km d’ici. Mais dès que notre confort sera troublé, nous la trouverons moins drôle. Et c’est là qu’on se révoltera du fait que les gouvernements on créé un moratoire trop long ou qu’ils ont empêché les pétrolières de forer. Au diable l’écosystème, ça nous prend notre pétrole!

Cher trafic…

- 26 juin 2010

La semaine dernière, j’ai dû, pour des raisons professionnelles, aller à Montréal. Je suis parti de nos bureaux de St-Mathieu-de-Beloeil, sur la Rive-Sud, pour ensuite traverser le tunnel Hyppolithe-Lafontaine, traverser la ville en prenant la Métropolitaine ouest pour me retrouver au lieu de rendez-vous tout près du Ikea de Ville St-Laurent. Ensuite, j’ai pris la 13 sud jusqu’à la 20 que j’ai quittée à la 15 sud, en direction du pont Champlain. Ensuite, la 10 jusqu’en Estrie. Je suis donc parti de nos bureaux à 13 heures 45 et j’ai passé sous la 35 (à la hauteur de St-Jean-sur –Richelieu) à… 17 hrs 30! Un trajet qui, en temps normal, aurait dû prendre moins de deux heures. Y avait-il un meilleur chemin? Peut-être.

Cette demi journée dans le trafic m’a laissé amplement de temps pour me demander où était le problème. Premiers accusés, les travaux! Sauf qu’il n’y avait pas de travaux (excepté près du Quartier 10-30 alors que le Ministère des Transport refait un viaduc sur la 10, à la hauteur de la voie ferrée et ce n’est pas à cet endroit qu’il y avait le plus de congestion). Il faut donc regarder ailleurs, du moins dans le cas présent. Tout d’abord, il manque de zones de dégagement. J’ai perdu une heure quinze sur la Métropolitaine pour une voiture, une seule, immobilisée dans la voie de droite à la hauteur de Papineau. Ensuite, ça roulait en malade… à 100 km/h!

Et puis, il y a le nombre de véhicules. En fait, c’est bien plus le manque de routes alternatives qu’il faut dénoncer. Lorsque la fameuse 30 sera terminée, combien de camions-remorque n’auront plus à passer sur l’ile pour se rendre dans l’ouest de la province ou, à l’inverse, pour en revenir? Il y a aussi la 25 entre Montréal et Laval qui, lorsqu’elle sera en fonction, soulagera le trafic de plusieurs camions. Il ne restera plus qu’un lien entre Repentigny et Varennes sur la Rive-Sud pour qu’on puisse complètement éviter l’ile de Montréal. Mes petits-enfants, qui naîtront un jour, s’ils sont chanceux, verront peut-être cette dernière portion complétée avant leur retraite…

Et puis il y a la question du transport en commun qui, si elle fonctionne quand on travaille au centre-ville, est beaucoup moins intéressante dès qu’on s’en éloigne. Faire mon trajet m’aurait demandé encore bien plus de temps si j’avais eu à prendre autobus et métros. Peut-être que quelqu’un qui connaît le réseau comme le fond de sa poche y aurait trouvé son compte. Mais ce n’est pas mon cas, tout comme ce n’est pas le cas de bien des gens, même Montréalais. Aussi, lorsqu’on doit transporter le moindrement de marchandises, l’auto ou la camionnette demeure encore la meilleure solution.

Les camions en ont encore pour un bout de temps à passer sur l’ile de Montréal et le transport en commun, quoiqu’en dise le duo Tremblay/Bergeron, n’est pas la solution parfaite, du moins pas pour le moment. Je sens qu’on va continuer à perdre du temps à Montréal mes amis…

L’électricité : utopie ou réalité?

- 12 juin 2010

Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de faire l’essai de la nouvelle smart électrique. Cette puce de ville roule déjà dans quelques villes européennes grâce à des partenariats entre Mercedes-Benz (propriétaire de smart), distributeurs d’électricité, locateurs de voitures et divers paliers de gouvernement. Pour 2011, la smart ED (Electric Drive) débarque en Amérique. Même si seulement 45 exemplaires seront disponibles au Canada et que 36 seront destinées à des sociétés, on peut dire que la voiture électrique est maintenant réalité.

Dans le cas de la smart, il ne s’agit pas d’une motorisation de kart de golf adaptée à une voiture. C’est du sérieux. Elle peut parcourir jusqu’à 135 km sur une seule charge bien qu’une infinité de facteurs puisse influencer ce chiffre à la baisse (température, géographie, climat et, surtout, conducteur ou conductrice). Puisque les freins récupèrent l’énergie, l’autonomie est meilleure en ville que sur la grand route. La nuit, on branche la voiture sur le réseau domestique et le lendemain matin, on repart!

La smart ED est la preuve que l’électricité peut devenir une énergie de choix dans un milieu urbain. Ce faisant, elle ne fait que prouver que nos ancêtres du début du siècle dernier avaient raison. En effet, entre la fin des années 1800 et le début de la première guerre mondiale, l’électricité ralliait la majorité en ville. Puis, l’essence a pris le dessus. Pour l’instant, l’offre électrique se réduit à une seule voiture à deux places, exception de la Tesla qui coûte les yeux de la tête (et qui donne ses batteries à la smart grâce à un partenariat entre Tesla et Daimler). Les quelques smart ED réservées au public canadien seront proposées via un programme de location de quatre ans, à raison d’environ 500$ par mois (les prix n’ont pas encore été divulgués par Mercedes-Benz).

Est-ce que les gens sont prêts à faire des sacrifices pour être ultra vert? Certains oui. Mais pour l’instant, l’électricité n’apporte pas suffisamment d’effets positifs pour être attirante. On ne change pas une habitude, aussi mauvaise soit-elle, si on n’a pas une bonne raison. D’ici quelques années encore, seuls les verts convaincus seront tentés par les smart ED, Nissan Leaf ou Chevrolet Volt. Puis un jour, souhaitons-le, ces voitures seront abordables et offriront suffisamment d’avantages pour attirer monsieur et madame Tout-le-Monde.

Regarder loin!

- 28 mai 2010

Hier, je roulais sur une route secondaire, un peu au-dessus de la limite permise lorsque j’ai remarqué l’avant d’une voiture blanche stationnée perpendiculairement à la route. Ça sentait la police à plein nez. N’attendez pas de moi de fustiger les policiers qui font du radar sur une route secondaire. Depuis le temps qu’on dit que ce n’est pas sur les autoroutes qu’est le danger… Mais là n’est pas le propos de ce blogue.

Toujours est-il que la personne dans la voiture me précédant a appliqué les freins alors qu’elle était presque rendue devant l’auto-patrouille. Ce qui revient à dire qu’elle devait regarder à quelques pieds devant elle, pas plus. Et que moi, pour une fois, je regardais suffisamment loin!

La première chose que l’on apprend lorsqu’on suit un cours de pilotage automobile (et sans doute aussi dans les cours de conduite, je ne me souviens pas), c’est de regarder loin. Le plus loin possible. L’humain a tendance à regarder l’arrière de la voiture qui le précède mais c’est la pire chose à faire. Si cette voiture freine, il ne reste plus de temps pour réagir. Par contre, plus on regarde loin, plus on peut anticiper : feu rouge, arrêt obligatoire, conduite erratique devant soi, auto-patrouille, enfants, cyclistes, etc. Et ceux qui se disent qu’en regardant loin, on ne peut pas voir ce qui se passe près de soi sont dans l’erreur.

Comme le disait je ne sais plus qui, c’est en regardant un film jusqu’à la fin qu’on peut vraiment le comprendre. J’ajouterai que c’est en regardant au bout de la route qu’on peut comprendre ce qui s’y trame.

Plaisirs coupables

- 21 mai 2010

L’hiver dernier, après un périple nordique au volant d’une smart, mon confrère Sylvain Raymond signait un blogue sur le plaisir de conduire, plaisir perdu s’il en est un.

Pas plus tard que la semaine dernière, alors que je commençais à pester contre l’automobile, cette invention diabolique, coincé que j’étais dans le trafic de Montréal, je me suis rappelé ce blogue de Sylvain. Effectivement, l’Humain contemporain semble avoir oublié qu’il fut un temps où conduire était une véritable cure de plaisir. Dès les débuts de l’automobile, de nombreux auteurs ont vanté l’ivresse ressentie au volant d’une voiture sans chevaux.

Cent ans plus tard, alors que les manufacturiers basent leurs campagnes de publicité sur le plaisir de conduire, on ne sait plus s’amuser au volant. Je ne parle pas ici des plaisirs interdits : belles traces noires sur l’asphalte qui laissent un délicat parfum de caoutchouc brûlé, sonorité sublime d’un gros V8 américain en pleine action, amorce de dérapage dans une belle courbe, etc. Notre société n’accepte plus ces folies et c’est dommage. Maintenant, une voiture doit être sage, confortable, économique, verte, sécuritaire. Bref, tout le contraire de tout ce que l’industrie automobile nous avait habitués avant 1980.

Mais il reste un plaisir encore accessible. Un plaisir qu’il faut cependant réapprendre. Celui de la conduite, simplement. Au risque de brûler quelques litres d’essence, partir pour la campagne une belle journée d’été, rouler sur des routes inconnues, vitres baissées, radio à tue-tête ou fermée selon le feeling du moment. Pas besoin d’une voiture sport, ou luxueuse. Une automobile est composée de quelques milliers de pièces différentes. Toutes ces pièces s’unissent pour déplacer une boîte sur roues dans laquelle prennent place des humains qui doivent se rendre d’un point A à un point B. Ceci devrait suffire, même en 2010, pour mériter notre respect, que l’on possède une BMW flambant neuve ou une Cavalier 1995.

Non mais faut-tu être fou…

- 7 mai 2010

Il y a à peine quelques jours, une Bugatti Type 57SC Atlantic a été vendue plus de 30 000 000$. C’est beaucoup, beaucoup d’argent pour un tas de tôle… On a beau dire que cette Bugatti n’a été produite qu’à quatre exemplaires (seulement trois seraient connus aujourd’hui), qu’elle possède un pedigree fort enviable dont une première place au très prestigieux Concours d’Élégance de Peeble Beach en 2003 et qu’elle fait partie des voitures les plus recherchées de la planète, n’empêche qu’on parle de 30 millions de dollars, de quoi faire vivre plusieurs familles démunies. Il est évident qu’à ce prix, une telle folie s’adresse à quelques milliardaires seulement.

Mais est-ce qu’une telle voiture vaut réellement 30 millions? D’ailleurs, est-ce qu’un tableau de Picasso vaut des millions de dollars?  En fait, comme dans tout domaine, il s’agit du jeu de l’offre et de la demande. Et malgré ce qu’on serait porté à croire, la récente crise économique n’a pas affecté le prix des voitures de très haut standing. Elle a au moins permis d’équilibrer le marché et certaines voitures surévaluées (comme certains « muscle cars » Mopar), ont vu leur prix ajusté à un niveau plus « normal ».

Je crois que les gens qui sont prêts à payer une fortune pour une voiture ancienne sont surtout des hommes d’affaires. Ce qui ne veut pas dire que ces gens n’aiment pas les voitures anciennes! Cependant, la plupart des gens qui possèdent une voiture ancienne « normale » le font pour des raisons beaucoup plus personnelles que financières. Pour ma part, j’aimerais mieux posséder une voiture moins dispendieuse que je pourrais conduire plutôt qu’une « trailer queen » (une voiture que l’on ne transporte que dans une remorque, souvent fermée) qui vaudrait une fortune mais qui ne peut prendre la route. Mais je changerais peut-être d’avis si je devenais milliardaire….

Conduite à droite = danger?

- 9 avril 2010

Depuis quelques années, plusieurs personnes importent des voitures japonaises très puissantes avec volant à droite.  Or, depuis le 26 octobre 2009, il est interdit de rouler au Québec au volant d’un véhicule muni d’un volant à droite sauf si ledit véhicule a été immatriculé avant le 29 avril 2009. Il y a aussi quelques autres exceptions. Cette nouvelle interdiction, suite à un arrêté ministériel, s’étend sur 180 jours ou, environ six mois. Or, ces six mois s’achèveront à la fin d’avril, donc dans trois semaines. Quelle sera la décision de la SAAQ à ce moment-là? Je n’en sais rien.

Selon la SAAQ, ces JDM (Japenese Domestic Market) avec conduite à droite seraient dangereux du fait que la personne qui conduit, assise à droite, aurait une moins bonne visibilité vers l’avant lors d’un dépassement. En effet, la voiture qui précède forme alors un écran. Il faut alors que la personne qui conduit déporte sa voiture plus vers la gauche pour mieux voir vers l’avant. Cette raison, que je considère valable, me semble toutefois un tantinet simpliste…

Le pourcentage d’accidents impliquant un JDM n’est probablement pas plus élevé que celui impliquant des véhicules avec conduite à gauche. Ceux qui conduisent ces JDM développent des trucs assez rapidement. Je le sais pour avoir déjà conduit un Nissan S-Cargo à Montréal. Au début, ma conduite était sans doute un peu bizarre mais après deux heures, plus rien n’y paraissait.

Ce qui me chicote le plus, c’est qu’au moment où on veut interdire l’immatriculation des conduites à droite parce qu’elles seraient plus dangereuses, la SAAQ accepte que les gens possédant un permis de conduire de classe 5 conduisent des motos à trois roues (Spyder de Can-Am, T-Rex, etc) à condition de suivre un cours de quelques heures. Si vous voulez mon avis, ces tribibittes sont au moins aussi dangereuses, sinon plus,  que les JDM à conduite à droite. Alors que ce sont surtout des jeunes, quelquefois écervelés (quoique ces derniers forment un infime pourcentage… comme dans tout domaine!), qui conduisent des JDM, tout le monde, de ti-Guy qui n’a jamais touché à une moto à matante Henriette qui veut se payer un trip de jeunesse, pourra prendre le guidon ou le volant.

Si une formation de quelques heures est suffisante pour ces néophytes, pourquoi une période de formation équivalente lors de l’immatriculation d’une voiture avec conduite à droite ne serait-elle pas pertinente? Il s’agit simplement d’éduquer au lieu de faire de la répression.

Il est vrai, toutefois, que la SAAQ percevra plus d’argent en immatriculant un Can-Am Spyder qu’une voiture…

Volkswagen R

- 29 mars 2010

Au dernier Salon de l’auto de Montréal, les amateurs de belles mécaniques ont sûrement remarqué la Golf R Concept bleue placée de façon plutôt discrète dans le kiosque Volkswagen. Il s’agissait d’une première en sol canadien, cette bombe ayant été dévoilée au Salon de Francfort en septembre 2009. Elle est d’ailleurs déjà offerte en Europe.

La Golf R reçoit un quatre cylindres à injection directe turbocompressé de 265 chevaux et 258 livres-pied de couple. C’est beaucoup pour une voiture d’à peine 1466 kilos et il ne faut que 5,5 secondes pour franchir le 0-100 km/h en route vers une vitesse de pointe de 250 km/h. Heureusement, la liaison au sol est assurée par un rouage intégral 4Motion. La transmission est une très sophistiquée DSG. Je ne crois pas qu’une manuelle soit offerte. De toute manière, la DSG passe les rapports plus rapidement qu’un pilote de course professionnel… et comme c’est un pilote de course professionnel qui me l’a dit et qu’un pilote de course professionnel avoue peu souvent ses faiblesses, c’est que c’est vrai!

En Europe, plusieurs modèles Volkswagen se méritent l’appellation R. En plus de la Golf, on y retrouve la Passat R36 et, les fanas de voitures sportives le savent déjà, la très désirable Sirocco R. Aussi, toujours en Europe, on retrouve depuis peu le « R-Line ». Il ne s’agit pas de versions aussi extrêmes que les R tout court mais, tout comme Audi avec son S-Line, le R-Line ajoute les éléments visuels des R aux déjà réussis modèles Volks

Le concept vu à Montréal avait été développé par Volkswagen Individual, une filiale de Volks. Volkswagen vient tout juste de créer la division R, baptisée Volkswagen R GmbH qui aura pour mandat de développer, distribuer et vendre les modèles R. Cela ne changera peut-être pas grand-chose aux voitures elles-mêmes mais en créant une telle division, Volks officialise, dans un sens, l’avenir des modèles R. Il est désormais permis d’espérer l’arrivée de la Golf R au Canada même si Volkswagen Canada, par l’entremise de son directeur des relations publiques, Peter Viney, refuse de confirmer la nouvelle. Et si elle débarque chez nous, ce ne sera pas avant 18 mois. Mais disons que la réaction positive du public montréalais vis-à-vis la R au dernier Salon de l’auto pèse dans la balance…

La belle Golf R commande 36 400$ Euros (55 000$ canadiens même si le prix de la voiture canadienne ne serait pas le résultat d’une simple conversion). Cela risque d’en refroidir plusieurs mais pour une voiture qui gagnera en valeur avec les années, c’est une bagatelle!

Bon, assez placoté. Prions pour que la R débarque au Canada le plus tôt possible!

L’ Ecoboost de Ford

- 26 mars 2010

Peut-on satisfaire tout le monde?
Depuis quelques années, deux tendances diamétralement opposées s’affrontent. Alors qu’on désire des voitures de plus en plus puissantes, on veut qu’elles consomment de moins en moins donc, par ricochet, qu’elles soient de moins en moins polluantes.
Ford aurait peut-être trouvé un début de réponse avec sa technologie Ecoboost qui, en fait, consiste à unir l’injection directe de carburant et la turbocompression. Ainsi, un V6 de 3,5 litres, comme celui qui prend place dans le Flex, passe de 262 à 355 chevaux dans sa version Ecoboost. Il faut cependant avouer qu’il y a plusieurs autres différences techniques entre les deux moteurs. Selon Ford, les performances sont celles d’un V8 alors que les émissions nocives et la consommation sont celles d’un V6. Les amateurs de performance sont ravis de l’arrivée de l’Ecoboost. Cependant, il ne faut pas croire que la version à 355 chevaux ne consomme pas plus que celle à 262. Dans une écurie, il en coûte toujours plus cher pour nourrir 355 animaux que 262…
D’ici quelques années, les moteurs Ecoboost seront offerts sur de plus en plus de modèles Ford. Outre des V8 Ecoboost réservés à des voitures très sportives, on parle déjà de quatre cylindres Ecoboost 1,6 et 2,0 litres qui devraient se retrouver sous le capot de la Fusion et de la Fiesta même si la production de tels modèles demeure hypothétique.
Une Fusion quatre cylindres aussi puissante qu’un modèle à six cylindres, peu polluante et consommant peu?  Très puissante, sans aucun doute. Peu polluante?  Très probablement.  Consommant peu? Ça reste à voir. Heureusement, les moteurs Ecoboost s’accommodent d’essence régulière.
Présentement, plusieurs technologies s’affrontent pour réunir les trois pointes du triangle puissance-économie-écologie. Chacune semble n’en rejoindre que deux. Le V6 Ecoboost de Ford, aussi impressionnant soit-il, ne fait pas mieux. Les 1,6 et 2,0 litres Ecoboost y parviendront-ils?