Il y a 4 cylindres gourmands sous le capot!

Sébastien Guay - 1 septembre 2010

Tous ceux qui se disent verts seront d’accord pour dire que les moteurs V6 et V8 sont à boycotter pour cause de consommation d’essence élevée et que seuls les moteurs 4 cylindres et/ou hybrides  méritent d’exister.  Malheureusement, il est utopique de penser ainsi car dans bien des cas, les moteurs 4 cylindres peuvent devenir gourmands vu le poids du véhicule qui entre en ligne de compte. Alors si un moteur V6 ne consomme pas plus qu’un L4, pourquoi déployer tant d’énergie à publiciser ce dernier? Une question d’image!

Depuis quelques années, plusieurs pointent du doigt ceux qui ne roulent pas en « Yaris »! De ce fait, les compagnies proposant uniquement des véhicules à moteur V6 en ont donc souffert  à un point tel qu’ils ont ajouté des moteurs 4 cylindres à ces mêmes modèles.   Ainsi, le Suzuki Grand Vitara ou Hyundai Santa Fe par exemple ont récemment hérité d’un moteur plus petit afin de se donner une image verte et devenir socialement mieux.  Fort à parier que plusieurs consommateurs mettaient ces excellents VUS de côté à la simple vue de la fiche technique.

Il est facile de penser à cette question d’image car en portant attention à la fiche technique, on se rend compte que la différence de consommation d’essence ne varie pratiquement pas entre les 2 motorisations.  Alors que le moteur V6 est souple et assez puissant pour déplacer le véhicule avec aisance, le moteur 4 cylindres qui doit déplacer le même poids aura à travailler davantage et puisera son énergie dans l’essence. En bout de ligne, le résulta final sera similaire à plus ou moins 1 L aux 100 kilomètres de différence.

Ce même phénomène pouvait aussi être visible il y a quelques années où le V6 Vortec  4.3 L de GM consommait plus d’essence que le légendaire moteur V8 5.0 L (305 pouces cubes) dans les camionnettes Silverado et Sierra.

Bref, avant d’arrêter sa réflexion à la simple vue du terme « V6 », pourquoi ne pas porter attention à la fiche technique du véhicule? Ce n’est pas toujours le cas, mais parfois les chiffres pourraient vous surprendre positivement!

Et vous, êtes-vous du type « 4 cylindres » ou « V6 »? Avez-vous déjà regretté d’avoir choisi un moteur plutôt qu’un autre sur un modèle en particulier?

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Un gros garage!

guy.desjardins - 30 août 2010

Récemment, un voisin, à deux coins de rue de chez moi, s’est fait creuser un trou pour se bâtir un garage. Comme c’est la mode, son garage sera excavé. Et tant qu’à le faire, il en a profité pour le concevoir d’une assez bonne grandeur. Il aura 45 pieds de long par 30 pieds de large. Deux portes de garage lui permettront d’y ranger son bateau, son tracteur à pelouse, sa Harley-Davidson, sa Mustang et son immense banc de scie General. Finalement, pas de place pour y garer sa voiture en hiver.

À quoi sert donc un garage? Moi qui croyais que l’utilité principale d’une telle pièce était de pouvoir y stationner sa voiture par mauvais temps! À bien y penser, je suis peut-être le seul à y garer sa voiture.

Un ami italien, qui possède lui aussi un garage double, y entrepose ses dames-jeannes. Il se sert également de son garage pour y faire sa bière et y entreposer son prosciutto et ses saucisses. C’est effectivement un bon endroit pour le faire puisque la température y est fraiche et la lumière naturelle pratiquement inexistante. Ah oui, c’est aussi dans cet endroit qu’il fait sécher son équipement de hockey et celui de ses gars. Un mélange d’odeurs garanti.

Et une autre personne qui ne gare jamais sa voiture dans son garage. Il ne sait pas ce qu’il manque.

Dernièrement, en cherchant sur le web pour savoir comment réaliser une patinoire extérieure, je suis tombé sur plusieurs sites de gens qui se sont construit une patinoire dans leur garage. Wow à l’intérieur! Ils y ont installé une surface synthétique, des bandes et ont peinturé la pièce aux couleurs des Canadiens de Montréal. Dès lors, impossible d’y stationner une voiture. Mais quelle belle façon de s’adonner à son sport préféré 24 heures sur 24, beau temps mauvais temps!

À bien y penser, mon garage pourrait très bien y loger ma voiture… et une patinoire!

Une autre connaissance m’a expliqué qu’il ne rentrait jamais sa voiture dans son garage en hiver puisqu’il laisse la totalité de la surface à ses enfants pour qu’ils s’amusent avec leur vélo et leurs 4 roues électriques. Je dois avouer qu’un garage chauffé en plein hiver fait une excellente salle de jeu pour les enfants. Et que dire également de cet espace lorsqu’il pleut en été ou que le temps gris s’installe à l’automne? Il devrait cependant remplacer sa porte de garage par un mur et quelques fenêtres. Sa pièce serait ainsi immensément plus confortable en hiver.

Mais à quoi sert donc un garage (et une porte de garage) si l’on n’y entrepose pas sa voiture par mauvais temps? Comment pourrais-je exploiter davantage mon garage?

Évidemment, plusieurs diront que ce n’est pas l’endroit idéal pour y garer une voiture en hiver. La neige sur la voiture n’a pas le temps de fondre et l’atmosphère devient rapidement humide. Le sel présent sur la voiture se trouve donc dans un environnement extrêmement propice à la rouille et ce n’est pas rare de voir des voitures d’à peine 2 ans afficher de petites plaques de rouille près des ailes ou au bas des portières. À moins de chauffer abondamment la pièce, le garage est le pire ennemi de la voiture en hiver.

Quoi qu’il en soit, moi, en pleine tempête de neige, par un froid de -25 degrés Celsius et une poudrerie démentielle, je suis bien content d’avoir la possibilité d’appuyer sur la télécommande de l’ouvre-porte de garage, d’y engouffrer mon véhicule, de refermer la porte de garage et de sortir de ma voiture sans le moindre brin de neige sur mon habit Moore. Pourquoi me priver de ce plaisir et avoir à déneiger ma voiture tous les matins par un froid sibérien?

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Un livre que personne ne lit

denis.duquet - 27 août 2010

Un livre publié à 12 millions d’exemplaires par année mais presque aucun lecteur

Comme il se vend un minimum de 12 millions de véhicules par année en Amérique du Nord et que chacun d’entre eux est doté d’un manuel du propriétaire, ce livre est donc publié à 12 millions d’exemplaires. S’il s’agissait d’un  livre vendu commercialement dans les librairies, il s’agirait du best-seller des best-sellers. Dans le cas qui nous concerne, ce bouquin demeure bien sagement rangé dans le coffre à gants et sa consultation ou sa lecture semble assez peu fréquente. Du moins si on se fie aux questions que les gens nous posent quant à l’entretien de leur voiture, le type de ville à utiliser, la fréquence des vidanges du lubrifiant, la pression des pneus, les entretiens périodiques et la liste est presque sans fin. À de rares occasions, certaines personnes vont le consulter lors de la prise de possession de leur voiture afin de connaître le fonctionnement de telle ou telle commande. Puis après, on leur remise sagement dans le coffre à gants.

Je sais que ce n’est pas la lecture la plus excitante qui soit, mais une consultation en profondeur dès la prise de possession de votre véhicule vous permettrait sans doute bien des soucis et assurerait également une longévité accrue à votre véhicule. L’utilisation d’une huile  de viscosité autre que celle recommandée, une pression des pneumatiques inférieure à ce que le manufacturier recommande, certaines règles d’utilisation propres à votre véhicule, voilà autant d’éléments qui auront une incidence négative sur la voiture si on ne respecte pas les données de base. Un autre élément que plusieurs personnes ignorent est la façon d’utiliser le cric et où le positionner lorsqu’il faut remplacer un pneu en cas de crevaison. Souvent, le malheur frappe lorsque le soleil couché et c’est à tâtons qu’on  tente de remplacer le pneu endommagé et on peut se retrouver dans une fâcheuse position. Si on avait lu le manuel du propriétaire précédemment, on aurait su comment s’y prendre.

De plus en plus de voitures sont livrées avec un manuel indépendant contenant les instructions afin que de faire fonctionner le système de navigation, le système de commande vocale et le lecteur DVD qui permet aux occupants des places arrière de regarder un film ou d’utiliser une console de jeux. Il est également fortement recommandé de consulter ce manuel qui vous permettra de tirer un meilleur parti du potentiel ludique de votre véhicule.

Pas besoin de lire ces deux bouquins d’un couvercle à l’autre comme s’il s’agissait d’un roman d’aventures, mais une consultation régulière et épisodique vous permettra de faire le tour du sujet en quelques jours et vous pourrez ainsi vous éviter bien des soucis et profiter de toutes les caractéristiques de votre nouvelle voiture.

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La mauvaise photo!

Sébastien Guay - 25 août 2010

Ah ces publicités automobiles! Elles nous font rêver parfois. Il faut dire que les stratèges du marketing savent comment nous donner l’eau à la bouche en nous montrant leurs plus beaux modèles.

Du côté des publicités imprimées que l’on retrouve dans les grands quotidiens, on observe que dans bien des cas, le modèle illustré ne correspond pas à celui annoncé. Malgré qu’une petite mention soit visible sous l’image, il est à se demander si le tout n’est pas un manque de respect envers la clientèle.  Oui, la version haut de gamme d’une voiture est  plus agréable à regarder, mais pourquoi ne pas illustrer ce qui correspond réellement au prix annoncé? Les modèles de base seraient-ils à ce point repoussants et inintéressants  qu’on préfère les cacher?

Voici quelques exemples : GM annonce une Cobalt LS en liquidation pour environ 11 000$, mais une version SS de double valeur est illustrée. Une Toyota Corolla XRS est visible dans l’annonce d’une Corolla CE. Une Accent GL Sport est illustrée aux côtés de la description de la version L étiquetée à 9 995$, et ainsi de suite!

Un autre cas questionnable est celui de la Honda Accord lors du lancement de la génération actuelle en 2008. On y voyait une Accord haut de gamme EX-L, une liste d’équipements standards applicables à cette dernière, mais un prix annoncé correspondant à la berline LX. À moins d’être bien prudent, il était facile de penser que toutes les Accord étaient équipées de cuir ou d’un moteur V6, etc.

Comme le dit une certaine expression en anglais, what you see is what you get! Pourquoi ne pas appliquer ceci aux publicités imprimées dans les journaux? D’autant plus que la qualité de l’image n’y est pas toujours de haute résolution.  Est-ce qu’un modèle va moins se vendre avec des enjoliveurs plutôt que les roues d’alliage? Sachant qu’il peut y avoir jusqu’à 10 000$ de différence entre le modèle annoncé et la version illustrée, il y a de quoi demeurer perplexe.

Avez-vous des exemples flagrants de mauvaise représentation? Au contraire, avez-vous eu la chance de tomber sur une publicité intègre où l’image correspondait au contenu annoncé? Avez-vous l’impression d’avoir acheté une voiture car la photo d’une version haut de gamme vous a séduit?

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Où est passé mon plaisir de conduire?

gilles.olivier - 23 août 2010

D’emblée, je dois dire que je ne suis pas contre la mise en place, bien au contraire, des différentes signalisations routières dont le but est de nous protéger contre nous-mêmes automobilistes, face à d’éventuels accidents qui pourraient survenir sans leur indispensable présence.

Mais, il faut tout de même admettre que suite à la création de nombreux développements domiciliaires un peu partout à travers les différentes villes du Québec, on a dû assister à la prolifération des intersections lesquelles nous obligent à faire des arrêts obligatoires à répétition. Soit par le biais d’un panneau indicateur « Arrêt » ou par une série de feux plus ou moins synchronisés.

Deux exemples éloquents :

Tout récemment, je me suis amusé à compter le nombre d’intersections que je dois franchir entre chez-moi (Je demeure au centre-ville de Longueuil) et le Mail Champlain en traversant le très sympathique Boulevard Taschereau.

-          Parcours de 10 kilomètres

-          25 intersections avec lumières

-          2 intersections avec panneaux « Arrêt ».

J’ai également voulu faire le même exercice entre chez-moi et St-Mathieu-de-Beloeil où se trouvent les bureaux de LC Média, où nous venons tout juste de terminer le contenu de la 45e édition du livre le plus vendu au Québec, Le Guide de l’Auto dans son édition 2011. Pour la circonstance, j’ai circulé le long des artères les plus achalandées de Longueuil, soit le Chemin Chambly et le Boulevard Jacques-Cartier pour ensuite emprunter l’autoroute 20 est vers Québec.

-          Parcours 30 kilomètres

-          34 intersections avec lumières

-          3 intersections avec panneaux « Arrêt »

Le chemin le plus court est la ligne droite

Honnêtement, j’aurais pu également emprunter tout près de chez moi la route 132 et ensuite la 20 est.  Ainsi, je n’aurais eu droit qu’à quatre intersections et deux panneaux « Cédez le passage ».

Sécuritaires et agaçants

Somme toute, bien que cette signalisation soit essentielle à notre sécurité, il n’en reste pas moins qu’elle vient drôlement perturber notre plaisir de conduire, voire mettre nos nerfs sur le qui-vive…

Il y a pire

Et je ne parlerai pas ici des bouchons aux heures de pointe, des nombreuses fermetures de routes et des détours ainsi engendrés.

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Toyota Avalon vs Porsche Panamera 4S

alain.morin - 20 août 2010

Cette semaine, je conduis une Toyota Avalon. Vous conviendrez que comme voiture ennuyante à conduire, il est difficile de faire mieux. La direction est vague, les suspensions sont molles et l’habitacle est tellement silencieux qu’il isole les occupants de toute sensation.

Pourtant, il y a plusieurs personnes qui recherchent exactement ce type de voitures. Des personnes âgées, pour la plupart, qui ont appris à conduire alors que les voitures américaines proposaient le même comportement. Pour les autres, être vu au volant d’une Avalon serait un grave manquement à leur réputation!

À l’autre bout de l’offre automobile, on retrouve une berline vraiment spéciale, la Porsche Panamera, sublime de sportivité dans sa version 4S. On ne parle pas d’une voiture de course mais bien d’une berline capable de performances hors du commun et qui procure des sensations de conduite exceptionnelles. Tout le monde, ou presque, aimerait mieux conduire cette voiture qu’une Avalon et c’est compréhensible.

Oublions la question du prix. Selon Porsche, environ 5% seulement des gens qui possèdent une de leurs créations peuvent exploiter tout le potentiel de leur voiture. Chez Ferrari, la proportion serait encore moindre. Land Rover affirme aussi qu’à peine 5% de ses clients font du hors route sérieux. À l’inverse, je serais prêt à parier que 95% des propriétaires d’Avalon exploitent à fond les capacités de confort de leur voiture…

Donc, on a le choix entre une Porsche pour la frime (dans 95% des cas) ou une Avalon, platte à conduire mais qui correspond sans doute aux besoins de 95% de ses utilisateurs. Entre ces deux extrêmes, bien entendu, le choix est immense et il faut choisir un véhicule qui correspond à nos besoins… ou à nos valeurs. L’important est-il de bien paraître ou de bien profiter de sa voiture?

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Les « winners » au volant

denis.duquet - 18 août 2010

Dans la vie, il y a les « winners », ces gens à qui tout réussit dans la vie. En général, ces personnes ont connu du succès en affaire aussi bien en raison de leur audace que de leur pif pour flairer la bonne affaire. Et souvent ce sont  généralement de petits entrepreneurs qui  se sont hissés à force de poignet dans l’échelle sociale. Bien entendu, pour soutenir ce standing, ils se doivent d’avoir une méga maison et à coup sur une ou deux voitures de luxe dans leur entrée de garage.

Jusque là, rien à redire. Pourquoi être jaloux des gens qui ont réussi dans la vie ? Bien au contraire, je les admire ! Par contre, leur caractère de fonceur qui leur a si bien servi en affaires se traduit également par des comportements parfois  assez peu civilisés derrière le volant. Par exemple, j’ai cru pendant longtemps que les propriétaires de BMW avaient une exemption gouvernementale ou municipale qui leur permettait de ne pas respecter les arrêts obligatoires. Combien de fois me suis-présenté à une intersection pour voir surgir devant moi un de ces « winners » au volant d’une grosse béhème qui avait fait fi de la pancarte « Arrêt » placée à l’intersection.

Pour effectuer mon métier de chroniqueur automobile, je dois conduire aussi bien de petites autos économiques que des modèles plus luxueux. Lorsque vous conduisez une Chevrolet Aveo ou toute autre petite voiture, vous devriez voir le regard quasiment haineux que me décroche l’un des ces leaders de notre société, alias Monsieur ou Madame « Winner ». Car un « Winner » n’a pas de sexe. En fait, la réussite financière est asexuée, car le signe de piastre n’est ni masculin ou féminin. Et lorsque je conduis une voiture plus luxueuse, ces « Winners » me décrochent ce petit regard complice m’accueillant dans leur confrérie. Heureusement que les  essais ne durent que quelques jours !

Mais il n’y a pas qu’aux arrêts obligatoires que ces fleurons de notre société affichent leur mépris des règles de la circulation ou du savoir-vivre au volant. Vous roulez déjà à 20 km/h plus rapidement que les vitesses affichées, mais notre « succès en affaires » derrière  le volant de sa puissante voiture de luxe trouve que votre Civic ou Mazda3 ne circule pas assez rapidement et se met à vous suivre de près pour vous inciter à aller encore plus vite. Le tout souvent accompagné du majeur déployé soulignant que vous êtes le numéro un des crétins.

Les « Winners » ne sont toutefois pas exempts des lois de la physique et lorsque leur bolide de 75 000$ heurte de plein fouet une semi remorque de 250 000$, c’est encore celui qui a payé le plus cher qui l’emporte.  Ils  se croyaient au dessus des lois sur la route parce que « leur char était  plus gros et valait plus cher ». Pour découvrir un jour qu’il y a toujours plus gros et plus fort que soi.

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La crème du top

guy.desjardins - 16 août 2010

Depuis quelques années déjà, les publicités télévisées automobiles nous martèlent presque toutes que les modèles offrent un comportement européen. Évidemment, quand il s’agit d’une Peugeot ou d’une Skoda, on comprend le qualificatif puisque ces voitures proviennent de ce continent. Mais pourquoi une voiture est-elle considérée « parfaite » lorsqu’elle offre un comportement européen?

À en croire les pubs de chez nous, on dirait bien que parfait rime avec européen. Sinon, pourquoi une voiture américaine se targue t-elle d’offrir un comportement européen? Pourquoi également entendons-nous dire d’une voiture coréenne qu’elle présente une suspension à l’européenne? Ou bien, encore plus souvent entendu sur nos ondes, qu’une voiture présente un design européen. Qu’est-ce que ces voitures européennes ont de si désirables? Est-ce un must d’avoir un design, un style, une suspension et une tenue de route européenne pour une voiture américaine comme la Cadillac CTS?

Rarement avons-nous entendus le même genre de qualificatif provenant d’un autre continent. Les Américains, les Japonais et les Coréens utilisent désormais le qualificatif « européen » à toutes les sauces. Alors qu’est-ce qu’un comportement européen? Si l’on se fie au petit Desjardins de l’automobile, il s’agit d’une voiture aux lignes fluides et courbes, aux suspensions fermes et qui offre une tenue de route solide. Étant donné la température plus clémente qui sévit en Europe, les voitures peuvent donc se permettre d’avoir un comportement européen. Toutes les voitures tendent donc à adopter le style européen au détriment d’un comportement plus moelleux, d’ailleurs en voie d’extinction. À une certaine époque (début 1970 à fin 2000), les voitures étaient nettement plus confortables et se méritaient souvent le qualificatif de « bateaux ». Cet état aurait d’ailleurs bien sied au terme « comportement américain ».

Maintenant, aujourd’hui, existe-t-il d’autres comportements qui méritent une attention particulière? Pourquoi les constructeurs japonais n’ont-ils pas créé le style « asiatique » pour distinguer leurs voitures? Et avec les voitures chinoises et indiennes qui se répandent à une vitesse folle, aurons-nous droit aux qualificatifs « indien » ou « chinois » pour désigner une voiture bas de gamme et peu dispendieuse. Imaginez alors la pub .

La nouvelle Chrysler Cordoba. Une vraie américaine! Elle offre un style indien et se démarque sur la route avec son comportement chinois. Faites-en l’essai chez vos concessionnaires Fiat.

Ah la mondialisation!

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Circuler à gauche, au centre ou à droite ?

sylvain.raymond - 11 août 2010

Il y a quelque temps, alors que je discutais de la conduite automobile de l’Homo Sapiens québécois, une personne me mentionnait que sur une autoroute à trois voies, il fallait circuler sur la voie du centre. Je lui ai alors fait remarquer que c’était faux, les véhicules plus lents devaient tous circuler dans la voie de droite, la voie du centre devant être utilisée par les véhicules un peu plus rapides alors que la voie de gauche est réservée uniquement au dépassement. Voilà un code qui est destiné à assurer une meilleure fluidité et qui minimise les risques d’accidents. Ce code est d’ailleurs très bien compromis dans plusieurs pays en Europe, mais ici, on est loin du compte.

Tout d’abord, ici, la majeure partie des gens circulent au centre, incluant les véhicules lourds. Il en résulte un trafic considérable dans la voie du centre, ce qui force les conducteurs à utiliser trop souvent la voie de gauche. Plusieurs n’ont d’ailleurs jamais compris que c’est une voie de dépassement et qu’ils ne devraient pas « cruiser » à gauche et que dépasser un véhicule ne signifie pas rouler à gauche et attendre qu’il y ait un trou de trois kilomètres avant de retourner dans la voie de droite.

Faites le test. La prochaine fois que vous circulerez sur une autoroute à trois voies, imaginez les véhicules aux bons endroits  et vous vous retrouverez bien souvent avec une voie de gauche entièrement dégagée. Pour ceux qui empruntent le pont Champlain à titre d’exemple, avez-vous remarqué à quel point, hors des heures de pointes, les voies semblent dégagées lorsque les véhicules lourds sont forcés de circuler à droite ? Quant à ces poids lourds qui encombrent la voie du centre, on devrait adopter la même loi qu’en Europe. Là-bas, les camions ont une vitesse limitée à 90 km/h et ils doivent toujours circuler dans la voie d’extrême droite et ont le droit d’aller au centre uniquement pour dépasser.

Pour les conducteurs qui se justifient de rouler au centre ou à gauche en mentionnant que le fait de circuler à droite les achalent en raison des véhicules qui entrent sur l’autoroute, bien sachez qu’il existe, dans toutes les entrées d’autoroute, un panneau « céder le passage » – un autre élément de signalisation que plusieurs ont oublié. Ce panneau donne la priorité aux véhicules circulant sur l’autoroute, non pas à ceux qui enfilent. Rien ne vous empêche non plus d’aller au centre pour leur laisser la place, pour ensuite revenir.

Finalement, il est interdit selon la loi de dépasser par la droite. Si nos policiers voulaient être zélés, ils pourraient en théorie donner un constat à tous ceux qui circulent dans la voie d’extrême droite et qui dépassent un véhicule qui circule au centre. Voilà une autre preuve que la connaissance du code de conduite est déficiente, l’application d’une loi deviendrait stupide.

Difficile d’avoir un code de la route respecté si les gens ne le connaissent pas. Faut croire qu’il est plus payant de faire de la répression, plutôt que de sensibiliser ou d’éduquer les conducteurs. Le respect des voies éliminerait également beaucoup de rage au volant et de nombres d’accidents, souvent causés par les dépassements par la droite et ceux qui tricotent.

Voilà un autre exemple qui explique le « free for all » que l’on vit sur les routes du Québec.

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Caméra de recul et rétroviseurs

gilles.olivier - 6 août 2010

Le mois dernier, j’ai eu l’occasion de faire l’essai de deux véhicules qui étaient munis d’une caméra de recul. La première fut le cabriolet Mitsubishi Eclipse suivi de la Dodge Grand Caravan.

La caméra de recul se met automatiquement en fonction lorsque le véhicule se retrouve en marche arrière et affiche sur un écran la zone de dégagement située à l’arrière du véhicule. Un complément aux traditionnels rétroviseurs.

Efficacité bien réelle, mais…

J’ai apprécié les deux systèmes dont disposaient les véhicules mis à l’essai, mais pour des raisons bien distinctes.

Comme tout cabriolet qui se respecte, lorsque le toit est fermé, la visibilité vers le monde extérieur est pratiquement nulle et l’utilisation de cette approche technologique devient alors très intéressante. L’écran était tout petit et monté sur le rétroviseur intérieur. Ici, on peut la considérer comme essentielle ou presque…

De son côté, la Dodge Grand Caravan toute en hauteur et des plus volumineuses pourrait à la rigueur se passer de cette technologie, notamment parce la surface vitrée est très importante et par le fait que ses rétroviseurs extérieurs sont très bien adaptés à ses dimensions. Ici, j’ai beaucoup apprécié l’écran de 6,5 pouces et sa localisation dans le tableau de bord.

Jamais sans mes rétros…

Même si je me retrouvais au volant de deux véhicules offerts avec une caméra de recul, j’avais encore plus confiance aux rétroviseurs extérieurs. Par habitude sûrement.

Cependant, la caméra de recul m’offrait une complémentarité afin de profiter d’une plus grande assurance dans mes manœuvres lorsque je faisais marche arrière avec le cabriolet ou la fourgonnette.

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