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Le côté sombre du sport

- 20 février 2013

La joueuse canadienne de tennis Rebecca Marino avait un brillant avenir devant elle, il y a à peine deux ans. Aujourd’hui, la Britanno-Colombienne de 22 ans a annoncé pour la deuxième fois en près de 12 mois son retrait momentané de la compétition.

La première fois, c’était il y a un an, presque jour pour jour, que Marino prenait ses distances du tennis compétitif pour des raisons personnelles. C’était après sa défaite au premier tour du tournoi de Memphis, épreuve où elle avait atteint la finale l’année précédente. Marino avait invoqué des raisons personnelles.

Puis, la deuxième fois… et bien c’est quelques jours après sa défaite au premier tour des qualifications de ce même tournoi de Memphis. Mais cette fois, les raisons de ce temps d’arrêt sont un peu plus claires. Je vous invite d’ailleurs à lire cet article du New York Times sur le sujet.

La pression sur les épaules des athlètes est énorme. Premièrement, il y a celle imposée par le public et les commanditaires. Puis il y a celle qu’ils s’imposent eux-mêmes; le désir de gagner, le désir de ne pas décevoir, le fait de gagner sa vie, etc. Alors, imaginez lorsque l’intimidation se mêle à tout ça.

Je suis conscient que les athlètes doivent être prêts à faire face à la pression du monde du sport professionnel et que ce n’est pas tout le monde qui est fait pour bien gérer tout ça. Mais de l’intimidation (cyber), des menaces de mort en raison de paris perdus, ça ne doit pas exister. Et il y a déjà eu bien pire.

Le sport et la vie en général, ce n’est pas ça. Ça ne doit pas être ça. Surtout pas à 22 ans.

Mais pour la plupart des «partisans» assis confortablement devant leur télévision ou écran d’ordinateur, ce n’est qu’une question de chiffres (classement, pointage, montant, etc.). Le terme «choker» est employé à outrance pour expliquer la défaite d’un joueur-vedette contre un autre moins bien classé. La simplicité quoi! C’est souvent beaucoup plus complexe que ça, surtout dans un sport aussi exigeant mentalement que le tennis.

Le cas de Rebecca Marino lève quelque peu le voile sur tout ça. Et pour la personne qu’est Rebecca, je ne peux que lui souhaiter bonne chance dans son cheminement, qu’il (re)passe ou non par les terrains de tennis.

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