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Les Internationaux d’Australie, ce tournoi pour insomniaques

- 14 janvier 2013

Rod Laver ArenaJ’adore les Internationaux d’Australie, ce premier tournoi du Grand Chelem de la saison de tennis. Ils lancent admirablement bien la nouvelle année tennistique avec le retour des meilleures raquettes mondiales sur le terrain, notamment avec les kangourous, la chaleur et son ambiance décontractée. Ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme le «Friendly Slam»!

Mais ce que j’aime moins, ce sont les 16 heures de décalage horaire entre le Québec et l’Australie. Les rencontres s’amorcent donc à 19h00, heure du Québec (11h00 locale). Ceux et celles qui voudront donc suivre les exploits de Milos Raonic et des meilleures raquettes au monde devront donc renoncer à leurs heures de sommeil.

Bah, de toute façon, comme il est dit à la rigolade sur les réseaux sociaux: sleep is for weak! (le sommeil, c’est pour les faibles).

Le tournoi s’est donc ouvert officiellement hier avec la présentation des matchs du premier tour du tableau principal. Et laissez-moi vous dire que si vous êtes amateurs de surprises et de contes de fées, vous avez dû être amèrement déçus. La défaite de l’Argentin Juan Monaco n’aura été que le seul événement à vous faire sourire. La 11e tête de série s’est rapidement inclinée face au Russe Andrey Kuznetsov.

Pourtant, à Melbourne, les surprises ne sont jamais rares.

Donc, amateurs de tennis, je nous souhaite bonne chance pour les deux prochaines semaines. Préparons notre machine à café!

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Lorsque Wimbledon devient un cimetière

- 29 juin 2012

Ok, ça suffit!

Wimbledon est décidément devenu un cimetière pour ceux qui semblaient avoir les meilleures chances de se rendre en seconde semaine de la troisième compétition majeure de la saison 2012 de tennis.

Tout d’abord, ce fut Tomas Berdych, finaliste l’an dernier, qui s’est fait montrer la porte de sortie d’entrée de jeu par l’énigmatique Letton Ernests Gulbis.

Milos RaonicPuis, le géant John Isner, qui a tous les atouts pour exceller sur la verte surface londonienne, s’est bêtement incliné au premier tour face au Colombien Alejandro Falla, reconnu comme un joueur de terre battue.

Et ensuite, la bombe. L’Espagnol Rafael Nadal, deux fois champion au All England Club, a été défait par le 100e joueur mondial, le Tchèque Lukas Rosol, en cinq manches au deuxième tour.

Et ce n’est pas fini, au grand dam des amateurs canadiens de tennis. Tout d’abord Milos Raonic, qui aurait pu se retrouver au quatrième tour sans trop de problèmes, a plutôt baissé pavillon face à l’Américain Sam Querrey, 64e au monde et ex-17e au classement de l’ATP, au deuxième.

La goutte qui a fait déborder le vase, maintenant. Le Canadien Daniel Nestor, en compagnie de son partenaire bélarussien, Max Mirnyi, a été éliminé de la compétition de double en trois bien minces manches de 6-4. Le duo canado-bélarussien était les premières têtes de série du tournoi.

C’est bien dommage pour Raonic, pour qui tout était en place pour percer le top 20 mondial.

Wimbledon a volé cette année le titre de cimetière des favoris à Roland-Garros, où les surprises sont normalement monnaie courante.

En terminant, Roger Federer a maintenant plus que jamais l’occasion de redevenir premier joueur au classement mondial. Pour ce faire, il devra, si la logique est respectée, défaire Novak Djokovic en demi-finale, pour ensuite remporter son septième Wimbledon; un record qu’il pourra donc partager avec le légendaire Pete Sampras.

De plus, il dépasserait «Pistol Pete» dans la catégorie du plus grand nombre de semaines passées au sommet de la hiérarchie du tennis mondial. Sampras en a cumulé 286, Federer est à 285.

Ce serait une surprise pour plusieurs, qui, après la défaite du Suisse en finale à Wimbledon face à Rafael Nadal en 2008, avaient affirmé qu’il ne serait plus jamais le même.

C’est peut-être vrai, mais n’empêche que si le maestro réussit à s’imposer au All England cette année, plus personne ne pourrait jamais plus contester sa supériorité. Jamais.

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