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Le respect

- 15 mai 2014

RE_2014_04_26T222303Z_1716293359_NOCID_RTRMADP_3_NHL_STANLEY_CU«Respect», voilà le mot que l’on a entendu le plus souvent après la victoire de 3-1 du Canadien de Montréal sur les Bruins de Boston lors du septième match de la série demi-finale de l’Association de l’Est entre les deux équipes.

D’un côté, une équipe qui cherchait (et qui au final l’aura mérité) à se faire respecter et de l’autre, une formation qui dit ne pas en avoir manqué.

Je n’ai aucun problème à ce qu’un joueur se tape la poitrine après avoir marqué un but. À la limite, de voir Milan Lucic afficher fièrement la grosseur de ses biceps à ses rivaux m’amuse.

Arroser un adversaire avec sa bouteille d’eau est un manque flagrant d’esprit sportif, autant pour Shawn Thornton que pour le respecté gardien des Rangers de New York Henrik Lundqvist. Tout comme flanquer une petite taloche à un rival dans le cercle des mises au jeu. Ces deux actions sont répréhensibles, irrespectueuses et condamnables, mais ce n’est tout de même pas la fin du monde.

Mais, «menacer» (c’est du moins ce que l’analyste de TSN Aaron Ward a rapporté) deux adversaires lors de la traditionnelle poignée de main d’après-série, ça démontre un manque flagrant de classe, voire d’intelligence.

Refuser de serrer la main d’un rival, ça s’est déjà vu (saga Martin Brodeur-Sean Avery), mais le comportement de Milan Lucic à l’endroit de Dale Weise et Alexei Emelin dépasse tout entendement.

Au pire, et je dis bien au pire, ne serre pas la main à personne. Rentre directement au vestiaire, casse trois, quatre bâtons, renverse une poubelle, hurle des jurons, fait un trou dans le mur avec tes poings.

JDQ_Richard_apres_commotionLa poignée de main d’après-série est une des traditions sportives que j’apprécie le plus. Ça permet aux athlètes de se dire «on s’est tapé sur la gueule, on a donné des coups limites, on y est allé d’attaques verbales. Mais maintenant, c’est fini, on passe à autre chose et bravo pour ta victoire». Si la poignée de main pouvait parler, elle dirait probablement ceci. Du moins c’est ce qu’elle devrait. Du moins c’est ce qu’elle disait quand le Rocket a serré la main de Jim Henry après la série Canadien-Bruins de 1952.

Elle symbolise l’essence même de la compétition sportive, l’une des raisons pour laquelle les joueurs font, ou du moins devrait faire, ce métier.

Je trouve dommage qu’un illuminé comme Lucic trouve le moyen d’ignorer ce principe. Et ce n’est pas la première fois. Et malheureusement, ce ne sera pas la dernière.

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Canadien en 7

- 1 mai 2013

Je devais répondre au blogue de mon collègue Benoît Rioux.CH-Sens

Je me lance. Canadien en 7.

Mais il n’y a rien de scientifique là-dedans, également une question de «feeling». Le duel, sur papier, est si compliqué à prédire. Price contre Anderson, Subban contre Karlsson, Pacioretty contre Turris, Prust contre Neil, Galchenyuk et Gallagher contre Silfverberg et Zibanejad. Votre choix est aussi bon que le mien.

Tout le monde s’attend à une série avec un faible nombre de buts marqués. C’est donc dire que chaque chance de compter revêtira une importance accrue. Et dans cette catégorie, je favorise le Tricolore qui compte sur trois trios offensifs capable de générer des étincelles (ceux de Plekanec, de Desharnais et des trois jeunes).

Bien sûr, la tâche ne sera pas facile pour le CH qui devra se frotter au meilleur désavantage numérique de la LNH et à un gardien qui possède des statistiques personnelles incroyable.

Bref, la série sera longue et émotive. Mais ça, on ne s’en plaindra pas.

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Baseball majeur: rien n’est encore joué

- 1 octobre 2012

AS-RangersLa fin de saison dans le baseball majeur s’annonce excitante «au pas-possible».

L’ajout d’un deuxième «meilleur deuxième» est en partie responsable de tout cela.

Dans la Nationale, les Nationals, les Reds et les Giants ont déjà leur billet pour les séries éliminatoires, eux qui ont remporté le championnat de leur section. Les Braves sont assurés de participer à la rencontre éliminatoire qui donnera accès aux éliminatoires à une quatrième formation. Ils affronteront les Cards ou les Dodgers. Pour ajouter un peu de piquant, avec trois matchs à disputer, les Cards entameront une série ce soir contre les Reds et les Dodgers… contre les Giants!!!

Dans l’Américaine, la situation est encore plus dramatique. Avec trois matchs au calendrier, rien n’est encore joué. Dans l’Est, les Yankees et les Orioles se livrent une bataille de tous les instants; les deux détenant la même fiche. Qui l’aurait cru en début de saison… les Orioles, cette équipe qui est la risée du baseball majeur depuis plusieurs années.

Dans la Centrale, les Tigers peuvent s’assurer du titre de division ce soir, avec une victoire sur les Royals ou une défaite des White Sox face aux Indians. Finalement, dans l’Ouest, les Rangers et les A’s entameront ce soir une série de trois rencontres pour déterminer qui remportera le titre dans cette section. Les Rangers ont présentement une avance de 2 matchs.

Et il ne faut pas oublier les Rays et les Angels, qui peuvent toujours, mathématiquement, participer aux séries. Bref rien n’est encore joué.

En terminant, simplement une petite analyse des masses salariales des équipes impliquées dans la course aux séries:

(1) Yankees de New York:  197 962 289 $

(4) Angels de Los Angeles: 154 485 166 $

(5) Tigers de Detroit: 132 300 000 $

(6) Rangers du Texas: 120 510 974 $

(8) Giants de San Francisco: 117 620 683 $

(9) Cardinals de St. Louis: 110 300 862 $

(11) White Sox de Chicago: 96 919 500 $

(12) Dodgers de Los Angeles: 95 143 575 $

(16) Braves d’Atlanta: 83 309 942 $

(17) Reds de Cincinnati: 82 203 616 $

(19) Orioles de Baltimore: 81 428 999 $

(20) Nationals de Washington: 81 336 143 $

(25) Rays de Tampa Bay: 64 173 500 $

(29) Athletics d’Oakland: 55 372 500 $

 

Ce qu’ont fait les A’s cette saison est exceptionnel. Alors qu’ils devraient en toute logique croupir dans les bas-fonds du classement, la formation d’Oakland est plutôt à un poil de se qualifier pour les séries. L’effet Billy Beane?

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Source: http://content.usatoday.com/sportsdata/baseball/mlb/salaries/team

La suspension monstre de Torres

- 21 avril 2012

La LNH, par son préfet de discipline Brendan Shanahan, a décidé d’imposer une suspension de 25 parties à l’attaquant des Coyotes de Phoenix Raffi Torres, en raison de sa mise en échec vicieuse sur l’attaquant vedette des Blackhawks de Chicago, Marian Hossa.

Raffi TorresTorres avait envoyé Hossa au pays des rêves à la suite d’une charge très tardive sur le Slovaque lors de la troisième rencontre de la série entre les Hawks et les Coyotes. Le numéro 81 de la formation de l’Illinois a dû quitter la patinoire sur une civière et le numéro 37 des Coyotes ne s’est pas vu décerné de punition sur le jeu.

Si la suspension de Torres ne peut être complétée dans les actuelles séries éliminatoires, elle se poursuivra au début de la prochaine campagne. Si tel est le cas, l’attaquant ne pourra prendre part aux matchs préparatoires de son équipe l’an prochain. Il écoulera la dernière année de son contrat en 2012-2013, bonne pour 1,75 million $.

Cette mise en contexte terminée, la LNH a décidé de frapper un grand coup dans le cas Torres, comme elle l’avait fait avec Matt Cooke l’année dernière (en mars 2011) en le suspendant pour le reste de la saison régulière et les séries éliminatoires pour son coup de coude à la tête du défenseur des Rangers de New York, Ryan McDonagh.

Cette décision de Shanahan avait été salutaire pour Cooke, qui s’est drôlement calmé en 2011-2012, n’amassant que 44 minutes de punition en 82 matchs.

Shanahan a expliqué sa décision en raison de la violence du coup, de la blessure de Hossa et du passé peu reluisant de Torres (notamment, sa suspension de quatre parties l’an passé en raison de son geste vicieux sur Jordan Eberle et deux autres cette année).

Voilà les faits! Voici maintenant l’opinion.

Bien que je sois en accord à 100 % avec cette suspension monstre, je ne suis toujours pas prêt à dire que la LNH a définitivement mis ses culottes. Trop de gestes disgracieux, notamment en ces séries 2012, restent impunis. Trop de joueurs subissent les foudres de leurs comparses, mettant du même coup leur santé en jeu.

Si le nom de famille de Torres avait été Crosby, Sedin ou Datsyuk, la sentence aurait-elle été la même? Mon instinct me dit: «Non!». Shanahan a eu cette chance de punir sévèrement un joueur vedette lorsqu’il a récemment décerné une suspension d’une petite partie à Nicklas Backstrom des Capitals de Washington pour un double-échec à la tête de Rich Peverley des Bruins, après la rencontre. Je ne parle pas nécessairement de 25 parties pour le numéro 19 des Caps, mais certainement plus d’une.

De plus, je m’attendais certainement plus qu’à une amende de 2500 $ pour le geste digne de la WWE que le défenseur des Predators de Nashville a posé sur l’attaquant des Red Wings de Detroit Henrik Zetterberg, à la fin du premier duel entre les deux formations.

Les suspensions font mal non seulement aux formations, qui perdent les services des joueurs, mais également au portefeuille de ces derniers. La suspension de Torres lui coûtera environ 500 000 $, sur un salaire annuel de 1,75 million $. Certes, je ne m’apitoierai pas sur la situation financière des hommes de la LNH, mais une perte de 30 % en salaire, peu importe le salaire, ça fait mal!

Bien que les efforts de Shanahan sont louables, je ne pourrai pas prendre au sérieux cette ligue tant que le statut des joueurs sera un critère officieux, mais évident, dans l’attribution de suspensions.

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Séries éliminatoires: attaque ou défense?

- 11 avril 2012

Je vous pose la question: pour remporter les séries éliminatoires de la LNH, préfériez-vous avoir une attaque à tout casser ou une défense impénétrable?

Préfériez-vous avoir dans vos rangs un Sidney Crosby, Alexander Ovechkin, Daniel (ou Henrik) Sedin ou un Henrik Lundqvist, Pekka Rinne, Marc-André Fleury?

Malgré ma mentalité d’attaquant, pour la grande danse du printemps, je préfère un gardien tout feu tout flamme et une attaque correcte plutôt que le contraire.

Depuis le lock-out, voici la liste des gardiens qui ont gagné la coupe Stanley: Cam Ward (CAR), Jean-Sébastien Giguère (ANA), Chris Osgood (DET), Marc-André Fleury (PIT), Antti Niemi (CHI), Tim Thomas (BOS). De ce lot, les performances de Ward, Giguère, Fleury et Thomas et de leur défense respective ont joué, à mon avis, un rôle plus important que celle de l’attaque. Les Red Wings de 2008 étaient extrêmement bien balancés et structurés et les Hawks de 2010 ont pu compter, entre autres, sur les prouesses de Jonathan Toews.

En conséquence, pour la finale 2012 de la coupe Stanley, je mise sur les Penguins, en raison de Fleury, mais également grâce à leur attaque explosive (Crosby, Malkin, Neal, Staal, et compagnie). Cette équipe, encore une fois, a TOUS les éléments pour se rendre jusqu’au bout. Dans l’Ouest, je crois que les Canucks ont encore les effectifs pour triompher, quoi qu’en disent les détracteurs de Roberto Luongo. J’aime bien les chances de Predators également, notamment en raison de leur monstre de gardien de but, Pekka Rinne.

Une petite note pour les nostalgiques. Jaroslav Halak pourra-t-il répéter ses exploits antérieurs? Le système de Ken Hitchcock a certaines similarités avec celui de Jacques Martin, non?

Ça commence ce soir. Bonne séries!

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Marc-André Fleury