Et voilà , les Jeux olympiques de Londres sont maintenant commencés, et ce, même si la cérémonie d’ouverture ne sera présentée que vendredi.
C’est le tournoi à la ronde de soccer féminin qui a ouvert le bal, notamment, avec un affrontement remporté par le Japon, 2-1, contre nos représentantes canadiennes.
Hier, le Comité olympique canadien y allait de ses objectifs pour ces XXXes Olympiades. Un top 12 au nombre de médailles, voilà le but fixé par le COC.
Pour tenter d’analyser ce genre de prédictions, j’aime toujours faire appel à l’histoire en tant que point de départ. Depuis les premiers Jeux olympiques de l’Ère moderne, en 1896 à Athènes (auxquels le Canada n’a pas participé), l’Unifolié n’a réussi qu’à deux reprises à dépasser le seuil des 20 médailles – qui normalement rapproche du top 12 -: en 1984 à Los Angeles (44) et en 1996 à Atlanta (22). Petit bémol cependant pour les JO de 1984, puisque 14 ex-républiques soviétiques avaient décidé de boycotter l’événement.
Bref, le Canada vise un niveau presque jamais atteint auparavant. Cela va sans dire qu’il s’agit d’un objectif ambitieux.
Mais l’est-il vraiment?
La délégation canadienne possède nombre d’espoirs de médailles dans ses rangs. Rapidement et sans recherche, je pense à Adam van Koeverden (canoë-kayak) , Simon Whitfield (triathlon), Éric Lamaze (sports hippiques), l’équipe féminine de nage synchronisée, Dylan Armstrong (lancer du poids), Karen Cockburn (trampoline), Ryan Cochrane (natation), Ryder Hesjedal (cyclisme sur route), Karine Sergerie (taekwondo), Martine Dugrenier (lutte) et probablement quelques-uns de nos plongeurs et plongeuses québécois (Despatie, Abel, Heymans et compagnie).
Personnellement, j’ai bon espoir de voir le Canada passer le cap des 20 médailles avec probablement quelques surprises en cours de route. Peut-être que le joueur de tennis Milos Raonic pourrait surprendre la terre entière en se faufilant sur le podium. Peut-être que la paire formée de Daniel Nestor et Vasek Pospisil pourraient reconquérir l’or en double. Si Nestor et le Québécois Sébastien Lareau l’ont emporté à Sydney en 2000, je ne vois pas pourquoi le vétéran spécialiste de l’épreuve du double ne pourrait pas répéter l’exploit avec le jeune Britanno-Colombien.
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