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Émotions à l’état pur

- 11 février 2014

La beauté des Jeux olympiques est qu’ils ont le pouvoir de faire vivre de véritables montagnes russes d’émotions.QMI_OLY20140210DD26

Depuis le début des compétitions à Sotchi, j’ai pleuré de joie avec les soeurs Dufour-Lapointe. J’ai essuyé quelques larmes, également de joie, quand Alexandre Bilodeau a enlacé son frère Frédéric après son triomphe. J’ai esquissé un sourire de fierté en voyant le bonheur de Mikaël Kingsbury, même s’il n’a pas gagné, et Marc-Antoine Gagnon, qui est passé si près de monter sur le podium.

 

J’ai sauté de joie avec Mark McMorris (et sa côté cassée), Dara Howell, Kim Lamarre et toute l’équipe canadienne de patinage artistique.

J’ai également forcé avec Jean-Philippe Le Guellec et Alex Harvey, puis resté incrédule devant ce qui leur est arrivé; la chute de Le Guellec et le mauvais fartage de Harvey. J’ai souffert avec Marie-Michèle Gagnon, qui s’est disloqué l’épaule, avec Yuki Tsubota, blessée à la mâchoire, et Kaya Turski.

J’ai surtout été si heureux pour Charles Hamelin et sa complète domination du 1500 mètres courte piste.

Et je suis sûr que la plupart d’entre vous en avez fait tout autant.

Certains de ces athlètes, nous ne les voyons qu’une fois à tous les quatre ans. Certains, on les voit qu’une seule fois, point final. Mais on s’y attache, on veut qu’ils réussissent, pour leur pays, oui bien sûr, mais également pour tout ce qu’ils ont pu surmonter. Certaines histoires sont ahurissantes.

Ces athlètes amateurs en auraient tellement à apprendre à leurs homologues professionnels. Allez. Un p’tit cour sur le travail, l’acharnement et la persévérance. Lundi soir, de 18h à 21h, avec le professeur Hamelin.

À ceux qui se bornent à ne s’exciter que lorsque la médaille d’or est accrochée au cou d’un athlète canadien (ou lors des matchs de hockey masculin), j’aimerais vous dire que ces athlètes amateurs attendent depuis quatre ans de vous montrer ce qu’ils peuvent faire. Ça fait quatre ans qu’ils attendent de revêtir l’uniforme de l’unifolié pour espérer propulser leur pays vers la gloire.

C’est bien de viser haut, c’est ce qu’il faut. Il faut travailler pour tenter d’atteindre le sommet. Mais en cas d’échec, ça n’enlève rien à la performance des athlètes. Alors, un peu de respect svp. Des commentaires vicieux sur une 26e place, j’en entends à la tonne.

Bons Jeux!

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JO: l’ambition canadienne

- 25 juillet 2012

Et voilà, les Jeux olympiques de Londres sont maintenant commencés, et ce, même si la cérémonie d’ouverture ne sera présentée que vendredi.

C’est le tournoi à la ronde de soccer féminin qui a ouvert le bal, notamment, avec un affrontement remporté par le Japon, 2-1, contre nos représentantes canadiennes.

Dylan Armstrong

Dylan Armstrong

Hier, le Comité olympique canadien y allait de ses objectifs pour ces XXXes Olympiades. Un top 12 au nombre de médailles, voilà le but fixé par le COC.

Pour tenter d’analyser ce genre de prédictions, j’aime toujours faire appel à l’histoire en tant que point de départ. Depuis les premiers Jeux olympiques de l’Ère moderne, en 1896 à Athènes (auxquels le Canada n’a pas participé), l’Unifolié n’a réussi qu’à deux reprises à dépasser le seuil des 20 médailles – qui normalement rapproche du top 12 -: en 1984 à Los Angeles (44) et en 1996 à Atlanta (22). Petit bémol cependant pour les JO de 1984, puisque 14 ex-républiques soviétiques avaient décidé de boycotter l’événement.

Bref, le Canada vise un niveau presque jamais atteint auparavant. Cela va sans dire qu’il s’agit d’un objectif ambitieux.

Mais l’est-il vraiment?

La délégation canadienne possède nombre d’espoirs de médailles dans ses rangs. Rapidement et sans recherche, je pense à Adam van Koeverden (canoë-kayak) , Simon Whitfield (triathlon), Éric Lamaze (sports hippiques), l’équipe féminine de nage synchronisée, Dylan Armstrong (lancer du poids), Karen Cockburn (trampoline), Ryan Cochrane (natation), Ryder Hesjedal (cyclisme sur route), Karine Sergerie (taekwondo), Martine Dugrenier (lutte) et probablement quelques-uns de nos plongeurs et plongeuses québécois (Despatie, Abel, Heymans et compagnie).

Personnellement, j’ai bon espoir de voir le Canada passer le cap des 20 médailles avec probablement quelques surprises en cours de route. Peut-être que le joueur de tennis Milos Raonic pourrait surprendre la terre entière en se faufilant sur le podium. Peut-être que la paire formée de Daniel Nestor et Vasek Pospisil pourraient reconquérir l’or en double. Si Nestor et le Québécois Sébastien Lareau l’ont emporté à Sydney en 2000, je ne vois pas pourquoi le vétéran spécialiste de l’épreuve du double ne pourrait pas répéter l’exploit avec le jeune Britanno-Colombien.

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