Lucian Bute a retrouvé le sentier de la victoire, samedi soir dernier, face au Russe Denis Grachev. Un triomphe acquis bien difficilement, mais tout de même, une victoire.
Les séquelles du cinglant revers contre Carl Froch étaient profondes. Aujourd’hui, elles sont probablement encore présentes, mais Bute, d’un point de vue psychologique, a terminé le combat sur de bonnes sensations. «Préparer le prochain match» est l’un des clichés les plus utilisés dans le sport, mais aussi en doute qu’il pouvait l’être, Bute a certainement regagné un peu de sa confiance perdue à la fin du choc contre le «fils de Drago».
J’ai regardé ce combat avec un rythme cardiaque de 180 battements par minute et avec les mains devant le visage, avec seulement une ouverture suffisante pour entrevoir l’action. Que voulez-vous, la boxe, ça me stress! J’ai aimé ce que j’ai vu lors des deux ou trois premiers rounds, alors que Bute utilisait bien son jab. Mais du quatrième jusqu’au onzième, je n’aimais pas ce que le Québécois d’adoption nous présentait, alors que Grachev le coinçait plus souvent qu’à son tour dans les câbles.
Mais alors que la cloche retentissait, indiquant la fin du 11e engagement, j’ai aimé la réaction quasi-arrogante de Bute, après quelques bonnes baffes données et reçues. Et il a continué sur sa lancée au 12e, bataillant coup pour coup avec Grachev.
Au tennis, c’est toujours plus satisfaisant terminer un duel ardu sur un as ou un coup gagnant que sur une bête faute de l’adversaire. N’étant pas boxeur, j’imagine que la réflexion peut tout de même s’appliquer à ce sport, comme à n’importe quel autre d’ailleurs. Rappelez-vous simplement le premier combat contre Librado Andrade!
Même si Bute a remporté de peine et de misère ce duel contre Grachev, il l’aura terminé sur une bonne note. Et ça, c’est extrêmement important.
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