Bien que l’Écossais Andy Murray se soit incliné face au numéro un mondial, le Serbe Novak Djokovic, en demi-finale des Internationaux d’Australie, les conseils de son nouvel entraîneur, l’ex-champion Ivan Lendl, semblent déjà porter ses fruits.
Murray, qui nous a habitués par le passé à des performances erratiques lorsque le moment est grand, a livré toute une bataille à Djokovic… une bataille de près de cinq heures. Pourtant, hier, il était bien présent lors des points importants, notamment en fin de troisième manche alors qu’il a décoché un de ses coups droits en croisé pour éviter le bris de service… et une avance de deux manches à une pour le Djoker.
Le Murray de Lendl ne semble pas si différent que ça, mais de simples ajustements semblent sourire à l’Écossais. De deux choses l’une. Premièrement, Murray semble vouloir se débarrasser de sa mentalité de contre-attaquant, pour embrasser celle d’un attaquant, d’un agresseur. Deuxièmement, le numéro quatre au monde se tient beaucoup plus près de la ligne de fond et frappe les balles beaucoup plus tôt; ce qui laisse moins de temps de réaction à ses adversaires.
Fini l’époque où Murray, le préféré de mon collègue Mathieu Duquette, se tenait à des kilomètres de la ligne de fond. Fini le temps où l’Écossais remettait des balles courtes, invitant ses opposants à l’attaquer, pour ensuite leur infliger une correction à l’aide de sa contre-attaque dévastatrice.
La mentalité que Lendl tente d’inculquer à Murray ne lui a peut-être pas permis de remporter son premier tournoi du Grand Chelem en carrière, mais l’enseignement de l’ex-gloire du tennis le rapproche certainement de son but.
L’écart entre Murray et les trois autres Grands (Djokovic, Nadal, Federer) se rétrécit et son premier couronnement lors d’un tournoi majeur n’est peut-être pas si loin que l’on pourrait croire.
Pourra-t-il devenir le premier Britannique à remporter Wimbledon, depuis Fred Perry en 1936?
Vous pouvez me suivre sur Twitter.
