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Attention aux chiffres!

- 25 novembre 2014

Le Canadien de Montréal est présentement au sommet du classement de la Ligue nationale de hockey avec une fiche de 16-6-1.

Personne ne l’attendait là. Et il n’a pas volé son succès.

Ceci étant dit, je ne crois pas que le Tricolore soit un feu de paille cette saison. Je crois qu’il restera parmi les bonnes équipes de la LNH. Tout comme les Islanders de New York. Pas comme les Flames de Calgary.

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Carey Price

Toutefois, certaines données statistiques après le premier quart de la saison m’inquiètent un peu.

Amateurs de maths, allons-y.

Le positif: le Canadien est parmi les équipes qui dirigent la rondelle le plus vers le filet avec 1004 tentatives (tirs, tirs bloqués, tirs manqués… autrement dit, le Corsi total de l’équipe)

Le négatif: le Canadien est 28e dans la ligue pour les rondelles qui sont dirigées vers son filet avec 1027 tentatives (le Corsi total des équipes adverses contre le CH).

Au final, le Tricolore semble avoir moins possession de la rondelle que ses rivaux. De peu, je vous l’accorde.

Partons de là.

Certes, les Corsi, Fenwick et autres indicateurs de possession de rondelle sont ce qu’ils sont: une tentative de représentation de la répartition du temps de possession d’une équipe. Un bon indice, mais quand même, il n’est pas parfait. Et ils ne restent que des chiffres dans un jeu d’équipe où les facteurs humains sont primordiaux à considérer.

Mais tout de même, ils restent intéressants à analyser. Voici l’interprétation que j’en fais.

Premièrement, Carey Price est la clé du Tricolore et tant qu’il sera aussi solide, le Canadien continuera de gagner sur une base régulière.

Deuxièmement, lorsque le Canadien perd, il perd d’une manière décisive (ses sept défaites : 7-1 (TBL), 3-0 (EDM), 3-2 OT (VAN), 6-2 (CGY), 5-0 (CHI), 4-0 (PIT) et 5-0 (NYR)). Lors de ces revers, le Tricolore a donc maintenu un différentiel de -28 (33 accordés contre 5 marqués). C’est donc dire que lors de leurs 16 victoires, ils ont maintenu un différentiel de +32 (différentiel total de +4)­. Grosso modo, la différence est deux fois plus grosse lorsqu’il perd que lorsqu’il gagne. En fait, non, c’est exactement ça. En moyenne, il perd par quatre buts. En moyenne, il gagne par deux filets.

RE_2014_11_23T030914Z_1512047127_NOCID_RTRMADP_3_NHL_MONTREAL_CTrois des sept formations contre lesquelles le Canadien a subi la défaite sont parmi les 10 meilleures équipes de la Ligue quant au «Corsi accordé» (PIT, CHI, NYR). Deux autres à l’intérieur du top 15 (TBL et VAN). Edmonton est 18e, Calgary, 29e.

Si l’on concatène toutes ces données, il faut se rendre compte que le problème se situe en défensive. Pas dans les buts. En défensive.

C’est donc dire que le groupe de défenseurs devra s’améliorer (ce n’est pas pour rien que Marc Bergevin tente toujours d’ajouter de la profondeur à cette position). Carey Price (et Dustin Tokarski) ne pourra pas toujours faire des miracles et les blessures devraient rattraper un jour ou l’autre le Tricolore, passablement épargné cette saison.

Ce qui m’encourage est que même si le Tricolore a été dominé certains soirs, il a trouvé la manière de triompher. Généralement, ces genres de signes de ne mentent pas.

Nous verrons en temps et lieu.

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* les données utilisées sont celles de Hockey Analysis.

Le respect

- 15 mai 2014

RE_2014_04_26T222303Z_1716293359_NOCID_RTRMADP_3_NHL_STANLEY_CU«Respect», voilà le mot que l’on a entendu le plus souvent après la victoire de 3-1 du Canadien de Montréal sur les Bruins de Boston lors du septième match de la série demi-finale de l’Association de l’Est entre les deux équipes.

D’un côté, une équipe qui cherchait (et qui au final l’aura mérité) à se faire respecter et de l’autre, une formation qui dit ne pas en avoir manqué.

Je n’ai aucun problème à ce qu’un joueur se tape la poitrine après avoir marqué un but. À la limite, de voir Milan Lucic afficher fièrement la grosseur de ses biceps à ses rivaux m’amuse.

Arroser un adversaire avec sa bouteille d’eau est un manque flagrant d’esprit sportif, autant pour Shawn Thornton que pour le respecté gardien des Rangers de New York Henrik Lundqvist. Tout comme flanquer une petite taloche à un rival dans le cercle des mises au jeu. Ces deux actions sont répréhensibles, irrespectueuses et condamnables, mais ce n’est tout de même pas la fin du monde.

Mais, «menacer» (c’est du moins ce que l’analyste de TSN Aaron Ward a rapporté) deux adversaires lors de la traditionnelle poignée de main d’après-série, ça démontre un manque flagrant de classe, voire d’intelligence.

Refuser de serrer la main d’un rival, ça s’est déjà vu (saga Martin Brodeur-Sean Avery), mais le comportement de Milan Lucic à l’endroit de Dale Weise et Alexei Emelin dépasse tout entendement.

Au pire, et je dis bien au pire, ne serre pas la main à personne. Rentre directement au vestiaire, casse trois, quatre bâtons, renverse une poubelle, hurle des jurons, fait un trou dans le mur avec tes poings.

JDQ_Richard_apres_commotionLa poignée de main d’après-série est une des traditions sportives que j’apprécie le plus. Ça permet aux athlètes de se dire «on s’est tapé sur la gueule, on a donné des coups limites, on y est allé d’attaques verbales. Mais maintenant, c’est fini, on passe à autre chose et bravo pour ta victoire». Si la poignée de main pouvait parler, elle dirait probablement ceci. Du moins c’est ce qu’elle devrait. Du moins c’est ce qu’elle disait quand le Rocket a serré la main de Jim Henry après la série Canadien-Bruins de 1952.

Elle symbolise l’essence même de la compétition sportive, l’une des raisons pour laquelle les joueurs font, ou du moins devrait faire, ce métier.

Je trouve dommage qu’un illuminé comme Lucic trouve le moyen d’ignorer ce principe. Et ce n’est pas la première fois. Et malheureusement, ce ne sera pas la dernière.

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L’art de protester

- 17 octobre 2013

Si vous pensiez que les Flyers de Philadelphie avaient exagéré lorsqu’ils ont décidé de protester contre le style de jeu du Lightning de Tampa Bay, au début de la saison 2011-2012, vous vous mettez le doigt dans l’oeil.

Les White Tigers d’Orenbourg, un ville de 500 000 habitants au sud de la Russie, ont réinventé l’art de protester contre une décision douteuse d’un arbitre. Dans un match contre les Bars de Kazan de la MHL (première ligue junior de la KHL), les joueurs ont tout simplement décidé d’arrêter de jouer et ont laissé le champ libre à leurs rivaux pour faire ce qu’ils désirent. Les Tigers n’avaient pas apprécié une pénalité qui a été décerné à leur endroit.

Résultat: 4 buts ont été marqué en fin de deuxième période. Le match s’est terminé 12-1.

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La Nord-Est trop forte?

- 7 mars 2013

OS_Sens_Habs_15La moitié de la saison régulière de la LNH sera bientôt chose du passé. Oui, déjà!

Mais déjà une tendance se dessine au classement de l’Association de l’Est.

En effet, les positions 1 (Canadien de Montréal, 32 points), 4 (Bruins de Boston, 31 points), 5 (Maple Leafs de Toronto, 30 points) et 6 (Sénateurs d’Ottawa, 28 points) sont occupées par les formations de la section Nord-Est. Pire encore, si l’on fait abstraction des deuxième et troisième positions, réservées aux équipes en tête des deux autres sections, les clubs de la Nord-Est sont en fait aux 1er, 2e, 4e et 5e rangs.

Seuls les Penguins de Pittsburgh osent défier la suprématie de la section Nord-Est.

De plus, ces équipes sont dans le top 5 des meilleures défensives de l’Est, en compagnie des Rangers de New York. Ne regardez pas plus loin que les gardiens de but (et, par conséquence, les systèmes défensifs) pour trouver une réponse à cette domination: Carey Price (MTL, 2.35 MBA, .908 TÉ), Tuukka Rask (BOS, 2.09 MBA, .923 TÉ), Craig Anderson (OTT, 1.49 MBA, .952 TÉ) ainsi que James Reimer et Ben Scrivens (TOR, 2.49 MBA, .922 TÉ).

Dans le même ordre d’idée, les équipes de la section Sud-Est traînent dangereusement de la patte avec les Panthers de la Floride (15e), les Capitals de Washington (14e), le Lightning de Tampa Bay (12e) et les Jets de Winnipeg (11e). Il faut dire que leur situation devant le filet est plutôt précaire.

On dira ce que l’on voudra, avoir de la stabilité devant le filet, ça vaut de l’or, mais avoir un tout uniforme, homogène, qui pousse dans la même direction, voilà ce qui te permet de remporter des parties sur une base régulière.

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Lock-out: enfin, c’est terminé!

- 6 janvier 2013

Gary BettmanPlace au hockey!

Au début de ce 113e jour du lock-out dans la LNH, les propriétaires et l’Association des joueurs en sont venus à une entente de principe pour une nouvelle convention collective.

Bien qu’il reste du travail à faire pour que cette dernière soit effective, le cadre a été approuvé par les deux parties. En rafale, le pacte serait d’une durée de 8 ans (option pour 10), la durée des contrats des joueurs seraient limités à 7 ans (8 pour les joueurs qui s’entendent à nouveau avec leur équipe), le plafond salarial pour la deuxième saison du contrat de travail (2013-2014) serait de 64,3 millions $ et la saison 2012-2013 comporterait 48 ou 50 matchs. Cette dernière commencerait le 19 janvier. Bon, voilà pour les infos.

Maintenant, ce qui m’intéresse, ce sera la réaction des partisans, à Montréal comme ailleurs. Applaudira-t-on les joueurs lorsqu’ils sauteront sur la patinoire pour le premier match préparatoire? Se massera-t-on dans les amphithéâtre pour retrouver le sport que l’on aime tant? Les partisans paieront-ils autant pour assister aux rencontres de la LNH? Je dis oui à ces deux premières questions et non à la troisième, bien malheureusement. Et pourtant, les joueurs et les proprios (re)garniront leurs coffres au cours de cette entente.

Et quel sera l’impact de cette nouvelle convention collective sur les petits marchés de la LNH? Serait-ce la disparition de certaines organisations et la venue de nouvelles équipes dans des marchés plus rentables? Je ne suis vraiment pas si confiant de voir les Coyotes ou les Panthers déménager, mais vois d’un bon oeil la venue de Seattle ou Québec, par exemple, dans le circuit Bettman. Donc, une (des) expansion(s)? Malheureusement, oui, je le crois! Ce serait la façon Bettman de faire!

Toutefois, ce qui est sûr, c’est que ce lock-out laissera un goût amer dans la bouche des deux parties et des fans. À Montréal, Vancouver ou Toronto, on oubliera. Mais à Columbus, Sunrise et Phoenix, on a déjà oublié les règlements du jeu…

Donc, on se revoit dans huit (dix) ans? Entre temps, au jeu!!!!

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