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L’histoire, encore l’histoire

- 8 avril 2013

Canada-ItalieLe conte de fées de la formation canadienne de la Coupe Davis se poursuivra donc.

Dimanche, Milos Raonic a donné le troisième et décisif point au Canada, qui a défait l’Italie par la marque de 3-1 lors des quarts de finale du Groupe mondial de la prestigieuse compétition par équipe.

Les hommes de Martin Laurendeau peuvent donc continuer d’espérer de soulever le Saladier d’argent en novembre prochain. Mais pour ce faire, ils devront maintenant aller vaincre les Serbes chez eux.

Contrairement à l’Espagne, diminuée, et à l’Italie, les chances de l’emporter face aux Serbes sont plutôt minces. Dans ce Groupe mondial, les espoirs canadiens résident dans les victoires de Milos Raonic en simple et espérer les prouesses du deuxième joueur de simple (ex: victoire de Frank Dancevic l’Espagnol Marcel Granollers) ou une victoire de la paire de double formée de Vasek Pospisil et Daniel Nestor (ex: victoire contre les Italiens Fabio Fognini et Daniele Bracciali). Ce sera compliqué contre les représentants de l’un des plus populeux pays des Balkans en raison du meilleur joueur serbe (et de la planète en ce moment), Novak Djokovic. En cas de forfait du «Djoker», alors là, il sera permis de rêver.

Outre ce duel futur, les deux rencontres passées ont de quoi rendre fiers les partisans canadiens. Et avec raison, puisque chaque fois, la formation canadienne a écrit l’histoire. Contre l’Espagne, il s’agissait d’une première victoire du pays dans le Groupe mondial et contre l’Italie, de facto, d’une première participation (future) aux demi-finales.

Mais triomphe ou revers, les Canadiens auront réussi à créer un engouement autour du sport. Grâce à la bruyante foule de Vancouver, aucune équipe ne voudra se mesure aux hommes de Laurendeau sur son propre territoire.

Le Canada fait parler de lui à travers la planète tennis et le tennis, lui, fait parler de lui au Canada. Une situation gagnante-gagnante. Indeed!

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Le double canadien s’est levé

- 6 avril 2013

Vasek PospisilSi vous avez préféré regarder, en ce samedi soir, le match entre le Canadien et les Bruins, je vous plains.

Si tel est le cas, vous avez probablement manqué ce match d’anthologie entre Daniel Nestor / Vasek Pospisil (CAN) et Fabio Fognini / Daniele Bracciali (ITA) lors de ce duel de quarts de finale de la Coupe Davis. Un match qui s’est terminé 6-3, 6-4, 3-6, 3-6 et 15-13 pour les Canadiens. Un match qui a duré plus de quatre heures.

Après s’être réparti les deux premiers simples la veille, les deux équipes savaient que la rencontre de double revêtait une importance accrue, cruciale. Avec Milos Raonic qui ouvrira la troisième journée du duel, face à Andreas Seppi, une victoire canadienne ne pouvait absolument pas mieux tomber.

Et c’est ce que Pospisil et Nestor ont réussi à accomplir.

Et au-delà des pointages, du Groupe mondial, de la Coupe Davis, ce triomphe sera exubérant pour les deux représentants unifoliés.

Daniel NestorÀ tout seigneur tout honneur, pour Nestor, cela constituera le point d’exclamation de sa glorieuse carrière. Après avoir porté sur ses épaules cette formation masculine de la Coupe Davis, il n’avait pu contribuer, statistiquement parlant, contre la France (février 2012, Groupe mondial), l’Afrique du Sud (septembre 2012, rencontre de barrage) et l’Espagne (février 2013, Groupe mondial). Il n’avait pu donner ce petit dernier coup de pouce à cette jeunesse si prometteuse. Et bien là, mon cher Daniel, tu peux dire mission accomplie. À 40 ans bien sonnés, l’heure de la retraite n’est plus très loin pour le vétéran. Mais je crois que s’il n’avait pu aider ses compatriotes comme il l’a fait aujourd’hui, il aurait eu quelques regrets. Va en paix, cher Daniel.

Et que dire de Vasek Pospisil. Le jeune de 22 ans avait subi une défaite crève-coeur la veille, en cinq manches, face à Seppi. Il était également toujours en quête d’un premier gain dans le Groupe mondial. Mais Pospisil a porté la paire sur ses épaules pendant une bonne partie de la rencontre de double. Pospisil a cru à cette équipe, n’a jamais lâché, n’a jamais abandonné. Il a montré qu’il avait des nerfs d’acier et cette expérience lui servira toute sa carrière.

Mais cette victoire, elle a été acquise à deux. Chapeau!

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Nadal réussit son retour

- 11 février 2013

AFP_Mvd6492660Rafael Nadal, finalement de retour sur les terrains, a bien réussi son retour à la compétition à Vina del Mar, au Chili.

Malgré une défaite en finale contre un joueur, l’Argentin Horacio Zeballos (maintenant 43e au monde) qui n’aurait, en temps normal, pratiquement aucune chance de le vaincre, Nadal a bien paru… son genou aussi! Du moins, il a tenu.

Si plusieurs semblaient être critiques du fait qu’il ne représente pas l’Espagne en Coupe Davis, face au Canada à Vancouver il y a un peu plus d’une semaine, Nadal a fait le bon choix.

S’amener à Vancouver, à l’intérieur, sur surface dure contre un joueur en confiance (Milos Raonic) aurait été une erreur. Nadal a préféré enligner trois tournois consécutifs sur terre battue (Vina del Mar, Sao Paulo et Acapulco) avant les deux tournois de catégorie Masters en sol nord-américain (Indian Wells et Miami).

Le Taureau de Manacor s’affaire présentement à retrouver ses repères et sa confiance en situation de compétition, quelque chose qui est compliqué à faire à l’entraînement. Pourra-t-il maintenir la cadence jusqu’à Roland-Garros. Je le crois, comme je crois également qu’il soulèvera pour une huitième fois la Coupe des Mousquetaires! Son aura sur terre battue n’a que très peu pâli.

Après, on verra. Mais Nadal, actuellement cinquième au monde, est un joueur d’exception. Jamais, ô grand jamais, je ne le considérerai comme un joueur fini; cette expression abusivement utilisée au cours des sept derniers mois pour le décrire.

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Coupe Davis: vers une surprise canadienne?

- 1 février 2013
Frank Dancevic

Frank Dancevic

La rencontre de premier tour du Groupe mondial de la Coupe Davis entre le Canada et l’Espagne est sur le point de s’amorcer.

La nation hispanique, cinq fois championne (dont trois lors des cinq dernières années), devrait être largement favorite pour l’emporter. Toutefois, sans Rafael Nadal, David Ferrer, Nicolas Almagro, Fernando Verdasco, la montagne espagnole semble un peu moins compliquée à escalader.

Toutefois, pour y arriver, Milos Raonic doit absolument remporter ses deux matchs de simple. Le double composé de Daniel Nestor et Vasek Pospisil pourrait causer une surprise, mais j’en doute. Marcel Granollers et Marc Lopez forment l’une des meilleures paires de double. Ils sont extrêmement dangereux!

Frank Dancevic aura donc un rôle crucial à jouer! Avec l’ajout de Jesse Levine, le retour en santé de Pospisil et le jeune Filip Peliwo qui pousse, ce pourrait bien être sa dernière chance. Et personnellement, je crois qu’il pourrait remporter un match, aussi tôt qu’aujourd’hui face à Marcel Granollers (34e au monde). Il est concentré, dans sa bulle et, pour l’avoir observé lors des deux derniers jours ici Vancouver, frappe extrêmement bien la balle.

Ne sait-on jamais! Le Canada pourrait s’adjuger la première victoire de son histoire dans le Groupe mondial. Ce serait énorme!

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Coupe Davis: une chance unique pour les Tchèques

- 16 novembre 2012

Coupe Davis 2012La 100e finale de la Coupe Davis est sur le point de s’amorcer.

Cela dit, l’équipe qui soulèvera le Saladier d’argent passera inévitablement à l’histoire comme étant la 100e nation à remporter cette prestigieuse compétition de tennis par équipe.

L’Espagne et la République tchèque s’affronteront donc à Prague, sur les très rapides terrains de l’O2 Arena; un avantage indéniable pour les locaux.

La formation espagnole a le luxe d’aborder cette finale sans leur as Rafael Nadal et être malgré tout considérée comme favorite. Et avec raison. Avec David Ferrer (5e) et Nicolas Almagro (11e) en simple ainsi que Marcel Granollers et Marc Lopez (les plus récents champions du double lors du Championnat de fin de saison), on peut dire que l’Espagne sera redoutable.

Mais les Tchèques n’ont rien à envier à leurs rivaux ibériques puisque Tomas Berdych (6e) et Radek Stepanek, excellant dans les deux disciplines, devraient se partager le travail.

Si le résultat de cette finale est, à mon avis, plutôt difficile à prédire, le match de double sera extrêmement important et celui qui le remportera devrait se sauver avec les grands honneurs. La paire composée de Lopez et Granollers aura certainement un peu plus de difficulté à négocier les terrains ultra-rapides de l’O2,  alors que Berdych et Stepanek, qui sont habitués à jouer ensemble en Coupe Davis, y seront à leur aise devant leurs partisans.

Outre le double, la rencontre entre les deux numéros 1 de chaque équipe sera primordiale. David Ferrer et Tomas Berdych se livreront une bataille de tous les instants. Ferrer connaît des moments incroyables en ce moment sur le circuit de l’ATP, mais je suis convaincu que la force de frappe de Berdych viendra à bout du «bulldog espagnol»… si les nerfs tiennent le coup; son sempiternel défaut.

Même si elle a remporté cette compétition à quatre reprises au cours des cinq dernières années, je pense bien que l’Espagne ne sera pas couronnée cette année.

3-1 les Tchèques, en route vers un premier sacre. (L’ex-Tchécoslovaquie, Ivan Lendl à sa tête, l’avait toutefois emporté en 1980).

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Et vous pouvez également suivre l’action de cette finale de la Coupe Davis sur les ondes de TVA Sports (en français) et de Sportsnet One (en Anglais).