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Murray, le mal-aimé devenu héros

- 8 juillet 2013
Andy Murray

Andy Murray

Andy Murray a finalement pu soulever le trophée du prestigieux tournoi sur gazon de Wimbledon.

Les Britanniques sont en liesse. Les Anglais, les Gallois, les Nord-Irlandais et les Écossais. Ils le sont tous. Andy est maintenant leur héros et, si l’on se fie à plusieurs, sera décoré de l’appellation «Sir».

Mais tout n’a jadis pas été rose pour celui qui est né à Dunblane, en Écosse.

Je me rappelle les discussions enflammées avec quelques-uns de mes ami(e)s britanniques à propos de Murray. Une du sud, une du nord et un autre de Londres. Je ne vous ferai pas le verbatim de ces entretiens, mais disons qu’il était loin de faire l’unanimité.

Et pour cause.

Étant plus jeune, Murray n’hésitait pas à rappeler à quiconque voulait bien l’entendre qu’il était un fier Écossais. Les Anglais ne la trouvaient pas drôle.

Et devant son incapacité à s’imposer lors des grands moments (Murray s’est incliné cinq fois en finale d’un tournoi du Grand Chelem avant de pouvoir en remporter un), la presse anglaise ne se gênait pas pour écraser le meilleur joueur du Royaume-Uni.

Tout cela a commencé à changer il y a un an à Wimbledon, alors que Murray s’est incliné face à Roger Federer. Les pleurs de l’Écossais à la suite de cette défaite ont ému une nation tout entière. Puis, il y a eu les Jeux olympiques (au All England Club) et les Internationaux des États-Unis. Murray les a remportés les deux.

Et maintenant, le summum, un Britannique, champion à Wimbledon après une disette de 77 ans.

Cet Écossais pas trop charismatique a maintenant conquis les cœurs des siens; les Anglais, les Gallois, les Écossais et les Nord-Irlandais. Murray a réussi un fait d’armes dont la nation-mère du tennis attendait depuis des lunes. Ils en reparleront encore dans 50 ans.

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Le triomphe de Filip

- 9 juillet 2012

Filip PeliwoAprès les victoires d’Eugenie Bouchard, en simple et en double, c’était au tour du Canadien Filip Peliwo de triompher lors de l’épreuve du simple garçon de Wimbledon.

Peliwo en était à sa troisième finale du Grand Chelem chez les juniors… cette année! Il a réussi à égaler les réalisations passées d’un pays tout entier; seulement trois représentants de l’unifolié avaient atteint ce stade d’une compétition majeure junior (Jeyaseelan, Bester et Polansky). Le Britanno-Colombien et la Québécoise revendiquent donc quatre finales en Grand Chelem en 2012.

L’ascension de Peliwo s’est faite de manière vertigineuse, lui qui, en 2011, devait encore se qualifier pour participer aux tableaux principaux des quatre épreuves juniors les plus importantes de la saison de tennis. Puis, tout a débloqué aux Internationaux d’Australie 2012 pour Peliwo, s’inclinant en finale contre l’Australien Luke Saville. C’est la victoire sur ce même adversaire qui a permis au Canadien de s’imposer au All England Club.

Originaire de Vancouver, le jeune homme de 18 ans vit maintenant à Montréal pour s’entraîner au Centre national d’entraînement, qui fête cette année ses cinq ans d’existence. Tranquillement, les efforts de Tennis Canada commencent à payer des dividendes; les résultats à Wimbledon parlent d’eux-mêmes.

Comme je l’ai déjà mentionné dans mon billet précédent sur Eugenie Bouchard, le succès chez les juniors n’est pas gage de garantie d’une carrière fructueuse chez les grands.

Certains ont réussi, d’autres non, mais c’est tout de même une bonne porte d’entrée et on ne peut qu’espérer le mieux pour nos jeunes.

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Ajout: Peliwo est désormais le nouveau numéro un au monde chez les juniors.

Bute-Froch: prédiction

- 26 mai 2012

Lucian Bute et Carl Froch croiseront le fer dans ce qui sera tout vraisemblablement le combat le plus important pour la suite de leur carrière respective.

Bute, le champion des super-moyens de l’IBF, tient à prouver à la planète boxe qu’il est le meilleur 168 lb au monde. Non seulement il affronte un redoutable cogneur au menton d’acier, mais il s’y mesurera loin de son Québec adoptif ou de sa Roumanie natale. C’est dans l’antre du Cobra, Nottingham en Angleterre, qu’il tentera de conserver sa ceinture.

Froch, de son côté, tentera de venger la défaite qu’il a subie face à Andre Ward en finale du tournoi «Super Six», réunissant les meilleurs boxeurs de cette catégorie de poids (sans Bute). L’Anglais ne s’est avoué vaincu que deux fois en carrière. Face à Ward et au Danois Mikkel Kessler. Ses sept derniers combats ont été contre des adversaires extrêmement dangereux (Jean Pascal, Jermain Taylor, Andre Dirrell, Kessler, Arthur Abraham, Glen Johnson et Ward).

En boxe, j’ai toujours eu un penchant pour la vitesse face à la puissance. Sans dire que Bute ne peut pas faire de dommage avec ses poings, je pense que Froch cogne un peu plus dur. Mais Lucian bouge mieux, du moins, plus rapidement.

Il y a deux jours, j’ai fait le rêve que Bute passait le K.-O. à Froch au deuxième round avec une gauche à la tête qui avait littéralement éteint les lumières de son rival. Ce soir, je ne pense pas que ce sera le dénouement du duel.

Ma prédiction: victoire de Bute par décision unanime des juges

Et la vôtre?

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Froch Bute