Le Canadien Milos Raonic a Ă©tĂ© Ă©lu par ses pairs le nouveau venu de l’annĂ©e sur le circuit de l’ATP. Cet honneur est pleinement mĂ©ritĂ© et devrait rĂ©jouir tous les adeptes canadiens de tennis.
Bien qu’on le savait talentueux, personne n’aurait pu prĂ©dire une ascension aussi rapide du gĂ©ant de Thornhill, en Ontario. En janvier dernier, je pensais que les quatre meilleures «recrues» seraient, dans l’ordre, Bernard Tomic, Ryan Harrison, Milos Raonic et Grigor Dimitrov. Je me suis trompĂ© sur ce dernier, qui a plutĂ´t fait du surplace cette saison, alors que Tomic a atteint les quarts de finale Ă Wimbledon et Harrison a pris plus de 100 places au classement. Toutefois, j’aimerais bien donner une mention honorable au Japonais de 22 ans, Kei Nishikori, grâce Ă sa bouille sympathique, une victoire sur Novak Djokovic et sa belle progression au cours des deux dernières annĂ©es.
Revenons-en au Canadien. Raonic a montrĂ© ses couleurs tĂ´t en dĂ©but de saison, aux Internationaux d’Australie, premier tournoi du Grand Chelem de la campagne 2011, en rĂ©ussissant un magnifique quatrième tour (dĂ©faite en quatre manches face Ă David Ferrer). S’en est suivi un titre Ă San Jose, une finale Ă Memphis et une performance immaculĂ©e lors de la rencontre du Groupe 1 de la zone des AmĂ©riques de la Coupe Davis face au Mexique. Tout ça en un peu plus d’un mois.
En mai, Raonic a atteint le 25e rang mondial (un record canadien)… alors qu’il Ă©tait 156e au dĂ©but de 2011. C’est ce que j’appelle une ascension rapide. Très rapide.
Il est vrai que sa blessure Ă la hanche subie Ă Wimbledon l’a ralenti quelque peu, mais il ne fallait tout de mĂŞme pas s’attendre Ă voir Raonic atteindre le top 10 mondial dès cette annĂ©e.
Ă€ l’aube d’une saison 2012 qui s’annonce extrĂŞmement excitante pour le tennis canadien (Coupe Davis Ă Vancouver contre la France), Raonic devra, cette fois-ci, dĂ©fendre tout ce qu’il a chèrement acquis en 2011, s’il dĂ©sire conserver sa place au sein de l’Ă©lite du tennis mondial.
C’est bien de monter, mais pour utiliser un clichĂ© vieux comme le monde, c’est beaucoup plus compliquĂ© de conserver sa place. Un top 20 en 2012 sera inespĂ©rĂ© pour le Canadien, toutefois s’il se maintient entre le 20e et le 25e rang mondial, il pourra dire mission accomplie!
Et personnellement, je suis bien confiant en ce qui concerne Raonic. Si Pete Sampras le dit…
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