Canoë comme page d'accueil English

Réaliste, un cinquième Grand Chelem?

- 9 janvier 2014

RE_2013_12_02T010714Z_212371896_GF2E9BT0X6I01_RTRMADP_3_POY_JPGL’idée de créer un cinquième tournoi du Grand Chelem sur les circuits de l’ATP et de la WTA circule depuis plusieurs années.

Les bonzes du tennis mondial cherchent toujours un moyen de renouveler leur sport, d’attirer de nouveaux partisans pour ultimement garnir un peu plus les coffres des deux organisations professionnelles. Le tennis, c’est une business, il n’y pas de secret, pas de cachette ni rien de sorcier. Le but, c’est de faire de l’argent.

En respectant cette unique prémisse, oui à un cinquième Grand Chelem. S’arrêter là serait de ne pas penser plus loin que le bout de son nez.

J’espère que vous avez un peu de temps devant vous. C’est parti.

Oui, l’entrée d’argent d’un nouveau tournoi majeur ne peut être une mauvaise chose financièrement. L’exploitation d’un nouveau marché, et j’ai en tête l’Asie, ne peut nuire aux efforts de mondialisation du sport. L’Amérique a son Grand Chelem, l’Océanie a son Grand Chelem (officiellement appelé le Grand Chelem de l’Asie-Pacifique) et l’Europe en a deux. D’un point de vue géographie, l’Amérique du Sud, l’Afrique, l’Asie  restent à être exploitées.

La logique voudrait que l’Asie, dotée d’un bassin de population inestimable, obtienne ce cinquième tournoi majeur. L’Amérique du Sud et l’Afrique ne peuvent pas compétitionner. Game over.

La légende du tennis australien John Newcombe a indiqué que la Chine devrait obtenir ce cinquième tournoi du Grand Chelem. Logique. Très logique. Il ajoute également que l’épreuve devrait se tenir en mars et devrait être acheté pour 1 milliard $ (250 millions $ pour chaque Grand Chelem existant). Bon.

L’argumentaire financier est louable. Mais ce n’est pas le seul aspect à tenir compte.

Premièrement, la création d’un cinquième tournoi du Grand Chelem ajouterait une énorme charge de travail aux joueurs, déjà à la limite. Les hommes devraient passer au travers de deux semaines de 3 de 5 de plus, c’est énorme. En conséquence, l’ATP devrait réduire le nombre de tournois Masters et penser à une modification du calcul du classement puisque le tout serait déséquilibré. Il faudrait revoir le nombre de points accordés lors de chaque tournoi de même que s’interroger sur le nombre d’épreuves comptant pour ce classement (actuellement, les meilleurs 18).

Ensuite, avec cinq tournois majeurs au calendrier, tous les records établis par le passé ne seraient plus valides. Par exemple celui de 17 victoires en Grand Chelem de Roger Federer serait plus facilement accessible. Il faudrait changer d’Ère. Recommencer à zéro.

RE_2012_06_11T171507Z_01_BTE01_RTRMDNP_3_TENNIS_OPENPuis, sur quelle surface se déroulerait l’événement. Pour moi, il n’y a qu’une réponse. Il devrait être à l’intérieur sur «tapis». Les tournois du Grand Chelem sont supposés couronnés les meilleurs joueurs de tennis, point. Autant en profiter pour assurer une répartition égale des surfaces du mieux qu’on le peut.

Par la suite, quel est le meilleur moment pour présenter l’événement. Deux options: en mars ou en octobre/novembre. La première option impliquerait l’abandon ou le déplacement d’un des deux Masters, celui d’Indian Wells ou de Miami, deux tournois extrêmement importants aux yeux de l’ATP. Toutefois, je pense qu’un Grand Chelem tout juste avant la saison sur terre battue pourrait être de mise. La deuxième option impliquerait l’abandon du Masters de Shanghai et de celui de Paris. Les deux options impliqueraient l’abandon du Championnat de fin de saison.

Remarquez que ceci n’est peut-être pas une mauvaise option. Bien qu’il soit très agréable à regarder, il est, à mon avis, une aberration. Il déséquilibre le classement et donne un avantage bien senti aux meilleures raquettes mondiales. Ça ne devrait pas être ainsi. De plus, la WTA a même instauré un deuxième Championnat de fin de saison, pour celles qui ne peuvent se qualifier pour le premier. La mère de toutes les aberrations.

Finalement, et pour moi, c’est le point le plus important, la tradition et le caractère unique des Grands Chelem. Le tennis est un sport très très très très (x 1000) traditionaliste. L’ajout d’un cinquième majeur reposerait sur des bases autres que la tradition. Je ne suis pas contre l’évolution du sport, le Hawk Eye et tous ces bidules technologiques, j’adore ça. Toutefois, il ne devrait pas y avoir autant d’occasions de pouvoir goûter à la gloire. Les quatre tournois en place le sont pour des raisons historiques et cela devrait rester ainsi.

Être photographié avec le trophée de champion devant la Tour Eiffel, le panorama de New York ou avoir le droit de le soulever sur le célèbre balcon du All England Club devant des milliers de partisans en délire, voilà le caractère unique des Grands Chelem. Voilà la gloire à laquelle a droit le vainqueur. «Poser» devant le Nid d’Oiseau et un nuage de pollution à Pékin… disons que c’est un peu moins… euh… charmant.

Mais bon, peut-être que je tiens un peu trop à ces traditions.

Je crois simplement que la gloire tennistique ne devrait pas pouvoir s’acquérir toutes les trois semaines.

Vous pouvez me suivre sur Twitter.

Son contrat l’écoeure

- 4 avril 2013

Roberto Luongo«My contract sucks».

Traduisez ces trois mots comme vous le voulez, mais cette déclaration de Roberto Luongo est incroyable!!!

On pourrait compter sur les doigts d’une main les athlètes qui ne seraient pas heureux de faire 40,57 millions $ au cours des neuf prochaines années. Si l’on n’inclut pas dans l’équation la saison actuelle, voici le montant que les Canucks de Vancouver verseront au gardien de but québécois.

Mais comme toute déclaration, il y a (au moins) deux façons de l’analyser.

L’amateur de hockey et payeur de comptes que je suis voit, bien sûr, le tout d’un bien mauvais oeil. Toutefois, le sportif et orgueilleux compétiteur en moi comprend les mots employés par Luongo.

«Je déchirerais le contrat si je le pouvais», a renchéri Luongo.

Ne parlons plus d’argent, c’est fait (voir plus haut) et je ne veux plus y revenir. Le Québécois est un athlète fier qui désire faire ce qu’il aime, probablement, le plus au monde, c’est-à-dire jouer au hockey au plus haut niveau. En cette saison où Cory Schneider a été désigné l’homme de confiance des Canucks devant le filet, Luongo a pris part à 16 parties, dont 14 à titre de partant, pour une fiche de 7-4-3, une moyenne de buts alloués de 2,44, un taux d’efficacité de ,904 et deux blanchissages. En revanche, son coéquipier Schneider a sauté sur la glace pour 22 parties, toutes comme partant, maintenant un dossier de 12-7-3, une moyenne de buts alloués de 2,27, un taux d’efficacité de ,922 et trois jeux blancs.

Donc, ce n’est pas les statistiques qui empêchent Luongo de retrouver ses lettres de noblesse. Est-ce l’argent? Plus ou moins. Un gardien de but numéro un qui impose une charge de 5,3 millions $ sur le plafond salarial, ce n’est pas anormal. Reste donc la durée du contrat. Et c’est là que le bât blesse.

En ce moment, Luongo est sous contrat jusqu’à la fin de la saison 2021-2022. Il aura alors 43 ans. Besoin d’en dire plus?

Pourtant, Luongo ne veut plus de son contrat. L’organisation, de toute évidence, non plus. Et l’agent, dans tout ça? Il n’est probablement pas enchanté. Reste que les trois peuvent se parler, en arriver à un accord et redonner la fierté au bon Roberto. Et je suis convaincu que Gilles Lupien, son agent, a tenté d’en arriver à une entente. Mike Gillis, le dg des Canucks, s’est littéralement gouré dans ce dossier, lui qui a eu plusieurs opportunités d’échanger le gardien québécois, notamment aux Maple Leafs de Toronto.

C’est d’ailleurs son 34e anniversaire de naissance aujourd’hui. Bonne fête et bonne chance Roberto!

Vous pouvez me suivre sur Twitter.

Andy Murray s’est enfin levé

- 6 août 2012

Andy MurrayOn l’attendait ce Andy Murray, celui qui se lève lorsque le moment est grand. Et on l’a vu, hier, au All England Club lors du tournoi olympique.

Même si un triomphe aux Olympiades n’a pas la même signification qu’une victoire lors d’un tournoi du Grand Chelem, pour Andy, la revanche a dû être savoureuse.

En finale, il a anéanti en trois manches le Suisse Roger Federer, le même qui l’avait battu quelques semaines plus tôt en finale à Wimbledon. Federer, à qui lui manquera maintenant à jamais l’or olympique, a tout simplement manqué son rendez-vous avec l’histoire, alors que Murray, au contraire, l’a bien saisi.

Autant Roger a toujours été mon joueur, autant je ne peux qu’être content pour Andy qui l’emporte (enfin!) devant les siens. Même si cette victoire n’a pas la portée d’un triomphe en Grand Chelem, je crois sincèrement qu’elle pourra lui servir de tremplin lorsque la pression sera immense. Certes, je le répète, cette dite pression n’est pas la même qu’en tournoi majeur, mais porter les couleurs de son pays aux Jeux olympiques À LA MAISON n’est certainement pas sans signification.

Les Anglais attendaient leur champion… et ils ont eu la chance de le voir triompher devant les yeux.

Henman Hill est morte, vive Murray Mountain!!

En terminant, pour Federer, cette médaille d’argent servira tout simplement à nous rappeler que la perfection n’est pas de ce monde!

Vous pouvez me suivre sur Twitter.