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Djokovic-Becker: un mélange explosif

- 18 décembre 2013

RE_2013_09_07T221243Z_831988908_TB3E9971POWKC_RTRMADP_3_TENNIS_La nouvelle a pris tout le monde par surprise. Personne ne s’y attendait.

Le champion de six tournois du Grand Chelem, Boris «Boom-Boom» Becker s’est associé à l’actuel deuxième joueur mondial, Novak Djokovic. L’Allemand deviendra l’entraîneur principal de l’exubérant Serbe.

Marian Vajda, l’entraîneur de plusieurs années de Djokovic, restera dans l’entourage du Serbe, mais ne l’accompagnera que dans quatre tournois de catégorie Masters (Indian Wells, Madrid, Toronto et Pékin) alors que Becker sera dans les estrades pour les autres compétitions, dont celles du Grand Chelem.

Mais qu’est-ce que Djokovic a besoin de plus? Il est déjà le joueur le plus complet de l’ATP.

Toutefois le Serbe pourrait bénéficier des conseils de celui qui était reconnu comme l’un des plus efficaces serveurs de sa génération. Boom-Boom a terrorisé ses adversaires en 1985 pour devenir le plus jeune champion de Wimbledon à 17 ans. Il a remporté la prestigieuse compétition à deux autres reprises par la suite.

AFP_DV1576067Même si Djokovic sait comment remporter un tournoi majeur (il en a lui aussi remporté six), il reste qu’en 2013, il n’y a triomphé qu’à une reprise en trois finales. De plus, il ne faut pas oublier cette bourde qui lui a coûté une place lors de la ronde ultime à Roland-Garros.

La tendance des joueurs de l’ATP d’engager d’anciennes gloires du passé semble se poursuivre. Andy Murray est entraîné par Ivan Lendl. Michael Chang a joint les rangs de Kei Nishikori. Milos Raonic est entraîné par Ivan Ljbucic. Maria Sharapova avait mis à l’essai Jimmy Connors (l’association n’a duré qu’un match). Roger Federer s’entraîne avec Stefan Edberg. Et maintenant, Becker et Djokovic.

Je suis perplexe vis-à-vis cette association en raison de la similarité des deux personnalités. Les deux adorent l’attention. Toutefois, ils ne pourront pas faire leur spectacle en même temps. Est-ce que tout ceci se transformera en bataille d’égo?

De plus, et ce n’est pas indéniable, Becker n’a que bien peu d’expérience comme entraîneur. Mais bon, Lendl, également, en avait bien peu. Il a toutefois conduit son poulain à un triomphe à Wimbledon, notamment.

Ce qui est sûr, c’est que Becker a touché le gros lot.

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Nadal dans le rétroviseur de Federer

- 10 septembre 2013
Rafael Nadal

Rafael Nadal

Rafael Nadal est maintenant bien installé dans le rétroviseur du Suisse Roger Federer.

Pourtant, Federer est actuellement sixième au classement de l’ATP et Nadal, deuxième, bientôt premier. Alors, ça ne devrait pas être l’inverse?

Mais je ne parle pas du classement de l’ATP, je parle plutôt du nombre de titres du Grand Chelem qu’ils possèdent.

Federer, à 17. Nadal, à 13.

Depuis quelques années, tout ce qui se trouvait dans le rétroviseur du maestro helvétique, c’était l’image du retraité Pete Sampras, qui lui, détient 14 couronnes majeures.

L’Espagnol a maintenant 27 ans et trois mois. À cet âge, Federer, qui a maintenant 32 ans, avait triomphé lors de… 13 tournois majeurs. Ont par la suite suivi Roland-Garros (2009), Wimbledon (2009 et 2012) ainsi que les Internationaux d’Australie (2010).

Deux facteurs, notamment, ont contribué à la baisse régime du Suisse. L’âge, évidemment, et l’émergence de jeunes joueurs comme Nadal, Djokovic et Murray, qui l’ont éventuellement rattrapé. Certains parlent également de motivation moins présente, de sa famille comme priorité, toutes des explications plausibles également.

Nadal a bien sûr dans les pattes Djokovic et Murray, mais, véritablement, aucun autre joueur ne semble être proche de son niveau. Les jeunots Raonic, Nishikori, Janowicz, Dimitrov et Tomic sont à quelques années d’avoir la constance du trio de tête. Et au tennis, c’est ce qui fait foi de tout.

Donc la seule question qui pourrait déterminer si Nadal rattrapera et dépassera Federer est la suivante: «Les genoux (et son corps en général) tiendront-ils la distance?»

Je ne suis pas médecin, je ne peux donc pas y répondre. Toutefois, si Nadal peut garder le niveau qu’il a conservé pendant toute son année 2013, alors oui, il réussira. Mais son passé suggère une baisse éventuelle de régime.

Sinon, j’ai quelques doutes.

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Murray, le mal-aimé devenu héros

- 8 juillet 2013
Andy Murray

Andy Murray

Andy Murray a finalement pu soulever le trophée du prestigieux tournoi sur gazon de Wimbledon.

Les Britanniques sont en liesse. Les Anglais, les Gallois, les Nord-Irlandais et les Écossais. Ils le sont tous. Andy est maintenant leur héros et, si l’on se fie à plusieurs, sera décoré de l’appellation «Sir».

Mais tout n’a jadis pas été rose pour celui qui est né à Dunblane, en Écosse.

Je me rappelle les discussions enflammées avec quelques-uns de mes ami(e)s britanniques à propos de Murray. Une du sud, une du nord et un autre de Londres. Je ne vous ferai pas le verbatim de ces entretiens, mais disons qu’il était loin de faire l’unanimité.

Et pour cause.

Étant plus jeune, Murray n’hésitait pas à rappeler à quiconque voulait bien l’entendre qu’il était un fier Écossais. Les Anglais ne la trouvaient pas drôle.

Et devant son incapacité à s’imposer lors des grands moments (Murray s’est incliné cinq fois en finale d’un tournoi du Grand Chelem avant de pouvoir en remporter un), la presse anglaise ne se gênait pas pour écraser le meilleur joueur du Royaume-Uni.

Tout cela a commencé à changer il y a un an à Wimbledon, alors que Murray s’est incliné face à Roger Federer. Les pleurs de l’Écossais à la suite de cette défaite ont ému une nation tout entière. Puis, il y a eu les Jeux olympiques (au All England Club) et les Internationaux des États-Unis. Murray les a remportés les deux.

Et maintenant, le summum, un Britannique, champion à Wimbledon après une disette de 77 ans.

Cet Écossais pas trop charismatique a maintenant conquis les cœurs des siens; les Anglais, les Gallois, les Écossais et les Nord-Irlandais. Murray a réussi un fait d’armes dont la nation-mère du tennis attendait depuis des lunes. Ils en reparleront encore dans 50 ans.

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Andy Murray s’est enfin levé

- 6 août 2012

Andy MurrayOn l’attendait ce Andy Murray, celui qui se lève lorsque le moment est grand. Et on l’a vu, hier, au All England Club lors du tournoi olympique.

Même si un triomphe aux Olympiades n’a pas la même signification qu’une victoire lors d’un tournoi du Grand Chelem, pour Andy, la revanche a dû être savoureuse.

En finale, il a anéanti en trois manches le Suisse Roger Federer, le même qui l’avait battu quelques semaines plus tôt en finale à Wimbledon. Federer, à qui lui manquera maintenant à jamais l’or olympique, a tout simplement manqué son rendez-vous avec l’histoire, alors que Murray, au contraire, l’a bien saisi.

Autant Roger a toujours été mon joueur, autant je ne peux qu’être content pour Andy qui l’emporte (enfin!) devant les siens. Même si cette victoire n’a pas la portée d’un triomphe en Grand Chelem, je crois sincèrement qu’elle pourra lui servir de tremplin lorsque la pression sera immense. Certes, je le répète, cette dite pression n’est pas la même qu’en tournoi majeur, mais porter les couleurs de son pays aux Jeux olympiques À LA MAISON n’est certainement pas sans signification.

Les Anglais attendaient leur champion… et ils ont eu la chance de le voir triompher devant les yeux.

Henman Hill est morte, vive Murray Mountain!!

En terminant, pour Federer, cette médaille d’argent servira tout simplement à nous rappeler que la perfection n’est pas de ce monde!

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Une finale historique

- 6 juillet 2012

Roger FedererPour les amateurs des livres d’histoire, la finale de Wimbledon, qui opposera le Suisse Roger Federer au Britannique Andy Murray, dimanche, sera un pur délice.

Pour les amateurs de tennis aussi.

À tout seigneur tout honneur, Federer pourrait soulever pour une septième fois le précieux trophée de Wimbledon. Il rejoindrait du même coup l’Américain Pete Sampras dans cette catégorie. «Pistol Pete» avait fait la pluie et le beau temps au All England Club entre 1993 et 2000; une hégémonie stoppée que par le Néerlandais Richard Krajicek en 1997.

De plus, avec un triomphe, le Suisse retrouverait sa place au sommet du classement de l’ATP; rang qu’il a occupé pendant 285 semaines depuis le début de sa carrière. Encore une fois, c’est Sampras qui est en avant de lui dans les livres des records du tennis, avec 286 semaines.

Federer disputera une huitième finale à Wimbledon, un record, et a participé à sa 32e demi-finale (face à Novak Djokovic) en situation de Grand Chelem, une de plus que le légendaire Jimmy Connors.

Andy MurrayDu côté de Murray, il aura un pays tout entier derrière lui. Peut-être même que la reine Elizabeth II se déplacera pour l’occasion, elle qui avait fait une apparition en 2010 au All England Club, après 33 ans d’absence.

L’Écossais tentera de devenir le premier Britannique à remporter Wimbledon en 76 ans. Fred Perry a été le dernier à réaliser l’exploit en 1936. Cet hypothétique triomphe de Murray serait son premier sacre en Grand Chelem.

En accédant à cette finale, il est devenu le premier Britannique à atteindre pareille étape lors du tournoi anglais depuis Bunny Austin en 1938.

Peu importe l’issue de cette finale, elle sera historique.

Êtes-vous Federer? Ou Murray?

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