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Andy Murray s’est enfin levé

- 6 août 2012

Andy MurrayOn l’attendait ce Andy Murray, celui qui se lève lorsque le moment est grand. Et on l’a vu, hier, au All England Club lors du tournoi olympique.

Même si un triomphe aux Olympiades n’a pas la même signification qu’une victoire lors d’un tournoi du Grand Chelem, pour Andy, la revanche a dû être savoureuse.

En finale, il a anéanti en trois manches le Suisse Roger Federer, le même qui l’avait battu quelques semaines plus tôt en finale à Wimbledon. Federer, à qui lui manquera maintenant à jamais l’or olympique, a tout simplement manqué son rendez-vous avec l’histoire, alors que Murray, au contraire, l’a bien saisi.

Autant Roger a toujours été mon joueur, autant je ne peux qu’être content pour Andy qui l’emporte (enfin!) devant les siens. Même si cette victoire n’a pas la portée d’un triomphe en Grand Chelem, je crois sincèrement qu’elle pourra lui servir de tremplin lorsque la pression sera immense. Certes, je le répète, cette dite pression n’est pas la même qu’en tournoi majeur, mais porter les couleurs de son pays aux Jeux olympiques À LA MAISON n’est certainement pas sans signification.

Les Anglais attendaient leur champion… et ils ont eu la chance de le voir triompher devant les yeux.

Henman Hill est morte, vive Murray Mountain!!

En terminant, pour Federer, cette médaille d’argent servira tout simplement à nous rappeler que la perfection n’est pas de ce monde!

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Une finale historique

- 6 juillet 2012

Roger FedererPour les amateurs des livres d’histoire, la finale de Wimbledon, qui opposera le Suisse Roger Federer au Britannique Andy Murray, dimanche, sera un pur délice.

Pour les amateurs de tennis aussi.

À tout seigneur tout honneur, Federer pourrait soulever pour une septième fois le précieux trophée de Wimbledon. Il rejoindrait du même coup l’Américain Pete Sampras dans cette catégorie. «Pistol Pete» avait fait la pluie et le beau temps au All England Club entre 1993 et 2000; une hégémonie stoppée que par le Néerlandais Richard Krajicek en 1997.

De plus, avec un triomphe, le Suisse retrouverait sa place au sommet du classement de l’ATP; rang qu’il a occupé pendant 285 semaines depuis le début de sa carrière. Encore une fois, c’est Sampras qui est en avant de lui dans les livres des records du tennis, avec 286 semaines.

Federer disputera une huitième finale à Wimbledon, un record, et a participé à sa 32e demi-finale (face à Novak Djokovic) en situation de Grand Chelem, une de plus que le légendaire Jimmy Connors.

Andy MurrayDu côté de Murray, il aura un pays tout entier derrière lui. Peut-être même que la reine Elizabeth II se déplacera pour l’occasion, elle qui avait fait une apparition en 2010 au All England Club, après 33 ans d’absence.

L’Écossais tentera de devenir le premier Britannique à remporter Wimbledon en 76 ans. Fred Perry a été le dernier à réaliser l’exploit en 1936. Cet hypothétique triomphe de Murray serait son premier sacre en Grand Chelem.

En accédant à cette finale, il est devenu le premier Britannique à atteindre pareille étape lors du tournoi anglais depuis Bunny Austin en 1938.

Peu importe l’issue de cette finale, elle sera historique.

Êtes-vous Federer? Ou Murray?

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L’effet Lendl

- 27 janvier 2012

Bien que l’Écossais Andy Murray se soit incliné face au numéro un mondial, le Serbe Novak Djokovic, en demi-finale des Internationaux d’Australie, les conseils de son nouvel entraîneur, l’ex-champion Ivan Lendl, semblent déjà porter ses fruits.

Murray, qui nous a habitués par le passé à des performances erratiques lorsque le moment est grand, a livré toute une bataille à Djokovic… une bataille de près de cinq heures. Pourtant, hier, il était bien présent lors des points importants, notamment en fin de troisième manche alors qu’il a décoché un de ses coups droits en croisé pour éviter le bris de service… et une avance de deux manches à une pour le Djoker.

Le Murray de Lendl ne semble pas si différent que ça, mais de simples ajustements semblent sourire à l’Écossais. De deux choses l’une. Premièrement, Murray semble vouloir se débarrasser de sa mentalité de contre-attaquant, pour embrasser celle d’un attaquant, d’un agresseur. Deuxièmement, le numéro quatre au monde se tient beaucoup plus près de la ligne de fond et frappe les balles beaucoup plus tôt; ce qui laisse moins de temps de réaction à ses adversaires.

Fini l’époque où Murray, le préféré de mon collègue Mathieu Duquette, se tenait à des kilomètres de la ligne de fond. Fini le temps où l’Écossais remettait des balles courtes, invitant ses opposants à l’attaquer, pour ensuite leur infliger une correction à l’aide de sa contre-attaque dévastatrice.

La mentalité que Lendl tente d’inculquer à Murray ne lui a peut-être pas permis de remporter son premier tournoi du Grand Chelem en carrière, mais l’enseignement de l’ex-gloire du tennis le rapproche certainement de son but.

L’écart entre Murray et les trois autres Grands (Djokovic, Nadal, Federer) se rétrécit et son premier couronnement lors d’un tournoi majeur n’est peut-être pas si loin que l’on pourrait croire.

Pourra-t-il devenir le premier Britannique à remporter Wimbledon, depuis Fred Perry en 1936?

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Andy Murray et Ivan Lendl

Place aux retourneurs

- 2 novembre 2011

Si le tennis masculin était dominé à une certaine époque par les puissants serveurs, ce n’est tout simplement plus le cas aujourd’hui.

Les Boris Becker, Goran Ivanisevic, Pete Sampras, Marat Safin et Andy Roddick ont tour à tour eu du succès grâce à leur première balle de service canon, fait la pluie et le beau temps lors de leur époque respective. Cependant, de nos jours, la tendance est plus aux dangereux retourneurs… Avec un petit bémol (j’y reviendrai un peu plus tard).

À mon avis, les trois joueurs ayant connu, jusqu’à présent, la meilleure campagne 2011 sont, évidemment, le Serbe Novak Djokovic (deux victoires majeures, aux Internationaux d’Australie et Wimbledon, et trois défaites au total), l’Espagnol Rafael Nadal (victoire à Roland-Garros et sept finales, dont les Internationaux des États-Unis et Wimbledon) et le Britannique Andy Murray (cinq titres et une finale aux Internationaux d’Australie). Ironie du sort ou non, ce sont ces trois mêmes joueurs qui dominent dans la catégorie des retours de service (voir tableaux à la fin).

Ne me méprenez pas, ces joueurs sont très efficaces sur leurs remises en jeu. Ils ont toutefois plus d’une corde à leur arc, ce qui est la clé dans le tennis moderne.

Le service reste toutefois un élément extrêmement important du jeu, toutefois un tantinet moins que lors des années 90, à l’apogée du service-volée. C’est d’ailleurs ce (le service) qui a permis, et permet toujours, à Roger Federer d’être aussi efficace sur un terrain de tennis (d’où le bémol, quelques paragraphes plus haut). En effet, les statistiques du Roi Roger sont un peu moins reluisantes en retour de service que ses trois comparses, mais le maestro se maintient toujours au quatrième rang mondial.

Accumuler les as ou les services gagnants lors d’une rencontre est presque un impératif, mais tenter de limiter son adversaire lors de ses remises en jeu, voilà la clé.

% de points gagnés en retour de 1er service

Pos Joueur % Matchs
1 Murray, Andy 37 65
2 Djokovic, Novak 37 67
3 Chela, Juan Ignacio 35 52
4 Nadal, Rafael 35 79
5 Monaco, Juan 34 48

% de points gagnés en retour de 2e service

Pos Joueur % Matchs
1 Djokovic, Novak 58 67
2 Nadal, Rafael 57 79
3 Murray, Andy 56 65
4 Ferrer, David 56 66
5 Tipsarevic, Janko 55 75

% de points de bris convertis

Pos Joueur % Matchs
1 Malisse, Xavier 49 49
2 Djokovic, Novak 48 67
3 Nadal, Rafael 47 79
4 Murray, Andy 47 65
5 Fognini, Fabio 46 49

% de parties gagnées en retour de service

Pos Joueur % Matchs
1 Djokovic, Novak 41 67
2 Murray, Andy 37 65
3 Nadal, Rafael 35 79
4 Ferrer, David 33 66
5 Chela, Juan Ignacio 32 52

Au tour d’Andy Murray

- 17 octobre 2011

Grâce à sa plus récente victoire au tournoi Masters 1000 de Shanghai, l’Écossais Andy Murray a devancé le Suisse Roger Federer au classement de l’ATP, le relayant ainsi au quatrième rang mondial, son plus «mauvais» classement depuis 2003. C’est d’ailleurs en ce temps que le maestro avait remporté son premier tournoi du Grand Chelem (Wimbledon) avant de détrôner l’Américain Andy Roddick au sommet de la hiérarchie du tennis mondial quelques mois plus tard, en février 2004.

Andy Murray

Ceci étant dit, Murray occupe donc le troisième échelon du classement, derrière le Serbe Novak Djokovic (1) et l’Espagnol Rafael Nadal (2). L’Écossais a remporté les trois derniers tournois auxquels il a participé (Bangkok, Tokyo et Shanghai) et est sur une série de 15 victoires consécutives (incluant deux rencontres de Coupe Davis). Voici une séquence qui pourrait peut-être minimalement rappeler celle qu’a réussie Novak Djokovic à partir de la fin de la saison 2010 jusqu’à Roland-Garros 2011 (43 victoires consécutives et 7 titres). Murray aurait-il enfin eu ce fameux déclic?

Aussi talentueux que Murray puisse être, il n’a toujours pas réussi à vaincre ses démons, c’est-à-dire livrer une grande performance lorsque le moment est important. Et ce n’est pas les occasions qui manquent, lui qui a atteint la finale d’un tournoi du Grand Chelem à trois reprises, s’écrasant lamentablement à chaque fois (Australie 2010 et 2011 et US Open 2008).

Je crois que Murray peut atteindre le niveau des Federer, Nadal et Djokovic. Tennistiquement parlant, il y est. Mentalement, pas encore. Il sera toutefois extrêmement intéressant de le voir performer au Championnat de fin de saison (considéré comme le cinquième tournoi du Grand Chelem), mais surtout aux prochains Internationaux d’Australie, en janvier 2012.

Attention au bouillant Écossais si jamais ce dernier réussit à remporter un premier tournoi majeur, il sera alors extrêmement dangereux.

En terminant, je ne m’inquiète pas trop pour Federer. Je crois qu’il a encore en lui au moins une victoire dans un autre tournoi majeur. Et les Jeux olympiques? Pourquoi pas!

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