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Où sont les Russes?

- 23 octobre 2013

AFP_Par7470865L’Italie et la Russie se disputeront dans moins de deux semaines la finale de la Fed Cup, à Sardinia, en Italie.

Si les Italiennes enverront leur équipe A sur le terrain (Sara Errani, Roberta Vinci, Flavia Pennetta et Karin Knapp), les Russes, de leur côté, feront confiance au club-école du club-école de leur première formation.

En effet, Alexandra Panova, Alisa Kleybanova, Irina Khromacheva et Margarita Gasparyan ont été sélectionnées par le capitaine Shamil Tarpischev. Elles possèdent un classement combiné de 872… contre 92 pour l’Italie.

Aucune de ces joueuses ne font partie du top 100 mondial. Kleybanova a toutefois déjà été dans le top 20, mais a dégringolé au cours des deux dernières années puisqu’elle combattait la maladie du Lymphome de Hodgkin.

Maria Sharapova (blessure), Maria Kirilenko (Sofia), Svtelana Kuznetsova (a refusé l’invitation), Ekaterina Makarova (blessure), Elena Vesnina (Sofia) et Anastasia Pavlyuchenkova (Sofia) brilleront toutes par leur absence. Ces joueuses font toutes partie du top 30 du classement de la WTA.

Toutefois, il est pertinent de préciser que le Tournoi des Champions, le petit frère du Championnat de fin de saison de la WTA, sera disputé à Sofia en Bulgarie en même temps que la finale de la Fed Cup.

Pas brillant. Mais c’est surtout très décevant de voir toutes ces grandes joueuses refuser l’invitation, soit en raison de leur participation à un tournoi de plus ou moins second ordre ou tout simplement en raison de leurs différents avec la Fédération russe de tennis. S’agit-il d’un pied de nez à la Fédération en raison d’une certaine forme de sous-financement? Peut-être, oui!

Je doute fort que la Russie puisse mettre la main sur un cinquième titre, un premier depuis 2008. En revanche, l’Italie devrait soulever sans trop de problèmes le trophée pour une quatrième fois.

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L’histoire, encore l’histoire

- 8 avril 2013

Canada-ItalieLe conte de fées de la formation canadienne de la Coupe Davis se poursuivra donc.

Dimanche, Milos Raonic a donné le troisième et décisif point au Canada, qui a défait l’Italie par la marque de 3-1 lors des quarts de finale du Groupe mondial de la prestigieuse compétition par équipe.

Les hommes de Martin Laurendeau peuvent donc continuer d’espérer de soulever le Saladier d’argent en novembre prochain. Mais pour ce faire, ils devront maintenant aller vaincre les Serbes chez eux.

Contrairement à l’Espagne, diminuée, et à l’Italie, les chances de l’emporter face aux Serbes sont plutôt minces. Dans ce Groupe mondial, les espoirs canadiens résident dans les victoires de Milos Raonic en simple et espérer les prouesses du deuxième joueur de simple (ex: victoire de Frank Dancevic l’Espagnol Marcel Granollers) ou une victoire de la paire de double formée de Vasek Pospisil et Daniel Nestor (ex: victoire contre les Italiens Fabio Fognini et Daniele Bracciali). Ce sera compliqué contre les représentants de l’un des plus populeux pays des Balkans en raison du meilleur joueur serbe (et de la planète en ce moment), Novak Djokovic. En cas de forfait du «Djoker», alors là, il sera permis de rêver.

Outre ce duel futur, les deux rencontres passées ont de quoi rendre fiers les partisans canadiens. Et avec raison, puisque chaque fois, la formation canadienne a écrit l’histoire. Contre l’Espagne, il s’agissait d’une première victoire du pays dans le Groupe mondial et contre l’Italie, de facto, d’une première participation (future) aux demi-finales.

Mais triomphe ou revers, les Canadiens auront réussi à créer un engouement autour du sport. Grâce à la bruyante foule de Vancouver, aucune équipe ne voudra se mesure aux hommes de Laurendeau sur son propre territoire.

Le Canada fait parler de lui à travers la planète tennis et le tennis, lui, fait parler de lui au Canada. Une situation gagnante-gagnante. Indeed!

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Le double canadien s’est levé

- 6 avril 2013

Vasek PospisilSi vous avez préféré regarder, en ce samedi soir, le match entre le Canadien et les Bruins, je vous plains.

Si tel est le cas, vous avez probablement manqué ce match d’anthologie entre Daniel Nestor / Vasek Pospisil (CAN) et Fabio Fognini / Daniele Bracciali (ITA) lors de ce duel de quarts de finale de la Coupe Davis. Un match qui s’est terminé 6-3, 6-4, 3-6, 3-6 et 15-13 pour les Canadiens. Un match qui a duré plus de quatre heures.

Après s’être réparti les deux premiers simples la veille, les deux équipes savaient que la rencontre de double revêtait une importance accrue, cruciale. Avec Milos Raonic qui ouvrira la troisième journée du duel, face à Andreas Seppi, une victoire canadienne ne pouvait absolument pas mieux tomber.

Et c’est ce que Pospisil et Nestor ont réussi à accomplir.

Et au-delà des pointages, du Groupe mondial, de la Coupe Davis, ce triomphe sera exubérant pour les deux représentants unifoliés.

Daniel NestorÀ tout seigneur tout honneur, pour Nestor, cela constituera le point d’exclamation de sa glorieuse carrière. Après avoir porté sur ses épaules cette formation masculine de la Coupe Davis, il n’avait pu contribuer, statistiquement parlant, contre la France (février 2012, Groupe mondial), l’Afrique du Sud (septembre 2012, rencontre de barrage) et l’Espagne (février 2013, Groupe mondial). Il n’avait pu donner ce petit dernier coup de pouce à cette jeunesse si prometteuse. Et bien là, mon cher Daniel, tu peux dire mission accomplie. À 40 ans bien sonnés, l’heure de la retraite n’est plus très loin pour le vétéran. Mais je crois que s’il n’avait pu aider ses compatriotes comme il l’a fait aujourd’hui, il aurait eu quelques regrets. Va en paix, cher Daniel.

Et que dire de Vasek Pospisil. Le jeune de 22 ans avait subi une défaite crève-coeur la veille, en cinq manches, face à Seppi. Il était également toujours en quête d’un premier gain dans le Groupe mondial. Mais Pospisil a porté la paire sur ses épaules pendant une bonne partie de la rencontre de double. Pospisil a cru à cette équipe, n’a jamais lâché, n’a jamais abandonné. Il a montré qu’il avait des nerfs d’acier et cette expérience lui servira toute sa carrière.

Mais cette victoire, elle a été acquise à deux. Chapeau!

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Le triomphe de Filip

- 9 juillet 2012

Filip PeliwoAprès les victoires d’Eugenie Bouchard, en simple et en double, c’était au tour du Canadien Filip Peliwo de triompher lors de l’épreuve du simple garçon de Wimbledon.

Peliwo en était à sa troisième finale du Grand Chelem chez les juniors… cette année! Il a réussi à égaler les réalisations passées d’un pays tout entier; seulement trois représentants de l’unifolié avaient atteint ce stade d’une compétition majeure junior (Jeyaseelan, Bester et Polansky). Le Britanno-Colombien et la Québécoise revendiquent donc quatre finales en Grand Chelem en 2012.

L’ascension de Peliwo s’est faite de manière vertigineuse, lui qui, en 2011, devait encore se qualifier pour participer aux tableaux principaux des quatre épreuves juniors les plus importantes de la saison de tennis. Puis, tout a débloqué aux Internationaux d’Australie 2012 pour Peliwo, s’inclinant en finale contre l’Australien Luke Saville. C’est la victoire sur ce même adversaire qui a permis au Canadien de s’imposer au All England Club.

Originaire de Vancouver, le jeune homme de 18 ans vit maintenant à Montréal pour s’entraîner au Centre national d’entraînement, qui fête cette année ses cinq ans d’existence. Tranquillement, les efforts de Tennis Canada commencent à payer des dividendes; les résultats à Wimbledon parlent d’eux-mêmes.

Comme je l’ai déjà mentionné dans mon billet précédent sur Eugenie Bouchard, le succès chez les juniors n’est pas gage de garantie d’une carrière fructueuse chez les grands.

Certains ont réussi, d’autres non, mais c’est tout de même une bonne porte d’entrée et on ne peut qu’espérer le mieux pour nos jeunes.

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Ajout: Peliwo est désormais le nouveau numéro un au monde chez les juniors.

Le triomphe d’Eugenie

- 7 juillet 2012

Eugenie BouchardLa Québécoise Eugenie Bouchard est devenue la première Canadienne à remporter un tournoi du Grand Chelem lors de l’épreuve du simple junior de Wimbledon en mettant la main sur le titre au All England Club.

Quel exploit!

Bouchard, qui est présentement la deuxième meilleure joueuse au monde chez les 18 ans et moins, a complètement dominé son adversaire du jour, l’Ukrainienne Elina Svitolina dans un match qui s’est terminé en deux manches de 6-2, 6-2.

Dans l’histoire du pays, seulement trois joueurs avaient réussi à atteindre la finale du simple d’un tournoi majeur chez les juniors: Sonya Jeyaseelan (1994, Roland-Garros), Philip Bester (2006, Roland-Garros) et Peter Polansky (2006, Internationaux des États-Unis).

Si une carrière junior prolifique n’est pas nécessairement gage de succès chez les grands, Bouchard à tous les éléments pour réussir sa transition. Et disons qu’elle est bien entourée également, travaillant avec la Française Nathalie Tauziat, ancienne gloire du tennis féminin.

C’est cette même Tauziat qui m’affirmait, lors d’un entretien que j’ai eu avec elle il y a quelques semaines lorsqu’elle était de passage à Montréal, qu’Eugenie a tout pour devenir une joueuse complète. Et franchement, je suis du son avis. Mais la transition doit se faire en douceur. Certes, tous les éléments sont là.

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