Si vous avez préféré regarder, en ce samedi soir, le match entre le Canadien et les Bruins, je vous plains.
Si tel est le cas, vous avez probablement manquĂ© ce match d’anthologie entre Daniel Nestor / Vasek Pospisil (CAN) et Fabio Fognini / Daniele Bracciali (ITA) lors de ce duel de quarts de finale de la Coupe Davis. Un match qui s’est terminĂ© 6-3, 6-4, 3-6, 3-6 et 15-13 pour les Canadiens. Un match qui a durĂ© plus de quatre heures.
Après s’ĂŞtre rĂ©parti les deux premiers simples la veille, les deux Ă©quipes savaient que la rencontre de double revĂŞtait une importance accrue, cruciale. Avec Milos Raonic qui ouvrira la troisième journĂ©e du duel, face Ă Andreas Seppi, une victoire canadienne ne pouvait absolument pas mieux tomber.
Et c’est ce que Pospisil et Nestor ont rĂ©ussi Ă accomplir.
Et au-delà des pointages, du Groupe mondial, de la Coupe Davis, ce triomphe sera exubérant pour les deux représentants unifoliés.
Ă€ tout seigneur tout honneur, pour Nestor, cela constituera le point d’exclamation de sa glorieuse carrière. Après avoir portĂ© sur ses Ă©paules cette formation masculine de la Coupe Davis, il n’avait pu contribuer, statistiquement parlant, contre la France (fĂ©vrier 2012, Groupe mondial), l’Afrique du Sud (septembre 2012, rencontre de barrage) et l’Espagne (fĂ©vrier 2013, Groupe mondial). Il n’avait pu donner ce petit dernier coup de pouce Ă cette jeunesse si prometteuse. Et bien lĂ , mon cher Daniel, tu peux dire mission accomplie. Ă€ 40 ans bien sonnĂ©s, l’heure de la retraite n’est plus très loin pour le vĂ©tĂ©ran. Mais je crois que s’il n’avait pu aider ses compatriotes comme il l’a fait aujourd’hui, il aurait eu quelques regrets. Va en paix, cher Daniel.
Et que dire de Vasek Pospisil. Le jeune de 22 ans avait subi une dĂ©faite crève-coeur la veille, en cinq manches, face Ă Seppi. Il Ă©tait Ă©galement toujours en quĂŞte d’un premier gain dans le Groupe mondial. Mais Pospisil a portĂ© la paire sur ses Ă©paules pendant une bonne partie de la rencontre de double. Pospisil a cru Ă cette Ă©quipe, n’a jamais lâchĂ©, n’a jamais abandonnĂ©. Il a montrĂ© qu’il avait des nerfs d’acier et cette expĂ©rience lui servira toute sa carrière.
Mais cette victoire, elle a été acquise à deux. Chapeau!
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