Non, je ne parle pas de Kaspars Daugavins!
Le Letton Ernests Gulbis semble renaître de ses cendres en ce début de saison 2013. Celui que plusieurs considéraient comme une étoile montante du circuit de l’ATP il y a quelques années est tout feu tout flamme ces temps-ci. L’athlète maintenant âgé de 24 ans a tout de même déjà frappé à la porte du top 20 en 2011 en plus de surprendre le Suisse Roger Federer lors du Masters de Rome en 2010.
Et pourtant, en janvier, rien ne lassait présager ceci puisque Gulbis, en plus de passer son tour aux Internationaux d’Australie, a subi la défaite lors des tours initiaux de deux tournois de catégorie Challenger d’Heillbronn (Paul-Henri Mathieu) et Bergamo (Michal Przysiezny). Puis, revirement de situation. Le Letton a atteint le deuxième tour à Rotterdam (Juan Martin Del Potro), l’a emporté à Delray Beach et vient tout juste de subir la défaite au 4e tour à Indian Wells (Rafael Nadal), toutes des compétitions du circuit régulier de l’ATP.
Gulbis n’est pas reconnu pour avoir la langue dans sa poche. Il n’a jamais caché son amour de la fête et de l’alcool. C’est tout de même phénoménal que ce talent brut eût atteint le 21e rang mondial sans être complètement dédié à sa carrière de joueur de tennis.
Mais la lune de miel n’a pas duré éternellement. La déchéance s’est amorcée en 2012 et s’est continuée tout au long de la dernière année avec, en prime, un 159e échelon au classement en octobre.
Le Letton a décidé que le tout avait assez duré et qu’il était (finalement) prêt à aborder sa carrière avec sérieux. Gulbis a le talent, c’est indéniable. Maintenant, est-ce que ses bonnes intentions sauront le guider vers les plus hauts sommets? Du moins, entre-temps, ses entrevues sont une source constante de divertissement dans un monde où les phrases pré-mâchées sont reines.
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