Archives pour la catégorie ‘ATP

Attention au Letton!

- 14 mars 2013

AFP_Was7359654Non, je ne parle pas de Kaspars Daugavins!

Le Letton Ernests Gulbis semble renaître de ses cendres en ce début de saison 2013. Celui que plusieurs considéraient comme une étoile montante du circuit de l’ATP il y a quelques années est tout feu tout flamme ces temps-ci. L’athlète maintenant âgé de 24 ans a tout de même déjà frappé à la porte du top 20 en 2011 en plus de surprendre le Suisse Roger Federer lors du Masters de Rome en 2010.

Et pourtant, en janvier, rien ne lassait présager ceci puisque Gulbis, en plus de passer son tour aux Internationaux d’Australie, a subi la défaite lors des tours initiaux de deux tournois de catégorie Challenger d’Heillbronn (Paul-Henri Mathieu) et Bergamo (Michal Przysiezny). Puis, revirement de situation. Le Letton a atteint le deuxième tour à Rotterdam (Juan Martin Del Potro), l’a emporté à Delray Beach et vient tout juste de subir la défaite au 4e tour à Indian Wells (Rafael Nadal), toutes des compétitions du circuit régulier de l’ATP.

Gulbis n’est pas reconnu pour avoir la langue dans sa poche. Il n’a jamais caché son amour de la fête et de l’alcool. C’est tout de même phénoménal que ce talent brut eût atteint le 21e rang mondial sans être complètement dédié à sa carrière de joueur de tennis.

Mais la lune de miel n’a pas duré éternellement. La déchéance s’est amorcée en 2012 et s’est continuée tout au long de la dernière année avec, en prime, un 159e échelon au classement en octobre.

Le Letton a décidé que le tout avait assez duré et qu’il était (finalement) prêt à aborder sa carrière avec sérieux
. Gulbis a le talent, c’est indéniable. Maintenant, est-ce que ses bonnes intentions sauront le guider vers les plus hauts sommets? Du moins, entre-temps, ses entrevues sont une source constante de divertissement dans un monde où les phrases pré-mâchées sont reines.

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Nadal réussit son retour

- 11 février 2013

AFP_Mvd6492660Rafael Nadal, finalement de retour sur les terrains, a bien réussi son retour à la compétition à Vina del Mar, au Chili.

Malgré une défaite en finale contre un joueur, l’Argentin Horacio Zeballos (maintenant 43e au monde) qui n’aurait, en temps normal, pratiquement aucune chance de le vaincre, Nadal a bien paru… son genou aussi! Du moins, il a tenu.

Si plusieurs semblaient être critiques du fait qu’il ne représente pas l’Espagne en Coupe Davis, face au Canada à Vancouver il y a un peu plus d’une semaine, Nadal a fait le bon choix.

S’amener à Vancouver, à l’intérieur, sur surface dure contre un joueur en confiance (Milos Raonic) aurait été une erreur. Nadal a préféré enligner trois tournois consécutifs sur terre battue (Vina del Mar, Sao Paulo et Acapulco) avant les deux tournois de catégorie Masters en sol nord-américain (Indian Wells et Miami).

Le Taureau de Manacor s’affaire présentement à retrouver ses repères et sa confiance en situation de compétition, quelque chose qui est compliqué à faire à l’entraînement. Pourra-t-il maintenir la cadence jusqu’à Roland-Garros. Je le crois, comme je crois également qu’il soulèvera pour une huitième fois la Coupe des Mousquetaires! Son aura sur terre battue n’a que très peu pâli.

Après, on verra. Mais Nadal, actuellement cinquième au monde, est un joueur d’exception. Jamais, ô grand jamais, je ne le considérerai comme un joueur fini; cette expression abusivement utilisée au cours des sept derniers mois pour le décrire.

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Les Internationaux d’Australie, ce tournoi pour insomniaques

- 14 janvier 2013

Rod Laver ArenaJ’adore les Internationaux d’Australie, ce premier tournoi du Grand Chelem de la saison de tennis. Ils lancent admirablement bien la nouvelle année tennistique avec le retour des meilleures raquettes mondiales sur le terrain, notamment avec les kangourous, la chaleur et son ambiance décontractée. Ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme le «Friendly Slam»!

Mais ce que j’aime moins, ce sont les 16 heures de décalage horaire entre le Québec et l’Australie. Les rencontres s’amorcent donc à 19h00, heure du Québec (11h00 locale). Ceux et celles qui voudront donc suivre les exploits de Milos Raonic et des meilleures raquettes au monde devront donc renoncer à leurs heures de sommeil.

Bah, de toute façon, comme il est dit à la rigolade sur les réseaux sociaux: sleep is for weak! (le sommeil, c’est pour les faibles).

Le tournoi s’est donc ouvert officiellement hier avec la présentation des matchs du premier tour du tableau principal. Et laissez-moi vous dire que si vous êtes amateurs de surprises et de contes de fées, vous avez dû être amèrement déçus. La défaite de l’Argentin Juan Monaco n’aura été que le seul événement à vous faire sourire. La 11e tête de série s’est rapidement inclinée face au Russe Andrey Kuznetsov.

Pourtant, à Melbourne, les surprises ne sont jamais rares.

Donc, amateurs de tennis, je nous souhaite bonne chance pour les deux prochaines semaines. Préparons notre machine à café!

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Il n’y a maintenant plus de doute

- 16 juillet 2012

Si vous aviez quelconques doutes sur l’identité du meilleur joueur de tennis de tous les temps, le Suisse Roger Federer les a probablement maintenant dissipés.

Federer entame aujourd’hui sa 287e semaine au sommet du classement de l’ATP, dépassant ainsi la marque de l’Américain Pete Sampras. Son triomphe à Wimbledon, il y a une semaine, lui a conféré à nouveau la tête de la hiérarchie du tennis masculin.

17 titres du Grand Chelem (Sampras, 14), 287 semaines passées au sommet du classement de l’ATP (Sampras, 286), 237 semaines consécutives en tant que numéro 1 au monde (Connors, 160), 32 demi-finales lors des tournois majeurs (Connors, 31), 7 triomphes à Wimbledon (Sampras, 7) sont parmi les principaux records que détient le maestro suisse. En fait, il ne lui manque que l’or olympique en simple.

Lorsque l’on débat du GOAT (Greatest of all time), il n’y a pas que Federer dont le nom est mentionné. L’Australien Rod Laver mérite certainement d’être considéré, lui qui a réussi deux Grand Chelems de carrière (1962 et 1969)… la même année. S’il a remporté 11 titres du Grand Chelem dans les années 60, il n’a pris part à aucun tournoi majeur entre 1963 et 1967. Devenu professionnel au début de l’année 1963, Laver ne pouvait participer à ces événements, réservés aux amateurs jusqu’au commencement de l’Ère Open (1968). Qui sait combien aurait-il pu en remporter? Bien malin celui qui peut avancer un chiffre certain. Toutefois, Laver est bien certainement une figure emblématique du sport.

Quoi qu’il en soit, les deux joueurs ont semblé exercer une domination similaire sur leurs adversaires de leur époque respective. Il est bien difficile d’y aller d’une comparaison en profondeur puisque le jeu (et les joueurs) a passablement évolué en 50 ans.

Quels autres noms pouvons-nous retrouver dans cette liste? Jimmy Connors? John McEnroe? Pete Sampras? Rafael Nadal? Björn Borg?

Dans mon cas, il n’y a aucun doute. Le meilleur, c’est Roger.

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Une finale historique

- 6 juillet 2012

Roger FedererPour les amateurs des livres d’histoire, la finale de Wimbledon, qui opposera le Suisse Roger Federer au Britannique Andy Murray, dimanche, sera un pur délice.

Pour les amateurs de tennis aussi.

À tout seigneur tout honneur, Federer pourrait soulever pour une septième fois le précieux trophée de Wimbledon. Il rejoindrait du même coup l’Américain Pete Sampras dans cette catégorie. «Pistol Pete» avait fait la pluie et le beau temps au All England Club entre 1993 et 2000; une hégémonie stoppée que par le Néerlandais Richard Krajicek en 1997.

De plus, avec un triomphe, le Suisse retrouverait sa place au sommet du classement de l’ATP; rang qu’il a occupé pendant 285 semaines depuis le début de sa carrière. Encore une fois, c’est Sampras qui est en avant de lui dans les livres des records du tennis, avec 286 semaines.

Federer disputera une huitième finale à Wimbledon, un record, et a participé à sa 32e demi-finale (face à Novak Djokovic) en situation de Grand Chelem, une de plus que le légendaire Jimmy Connors.

Andy MurrayDu côté de Murray, il aura un pays tout entier derrière lui. Peut-être même que la reine Elizabeth II se déplacera pour l’occasion, elle qui avait fait une apparition en 2010 au All England Club, après 33 ans d’absence.

L’Écossais tentera de devenir le premier Britannique à remporter Wimbledon en 76 ans. Fred Perry a été le dernier à réaliser l’exploit en 1936. Cet hypothétique triomphe de Murray serait son premier sacre en Grand Chelem.

En accédant à cette finale, il est devenu le premier Britannique à atteindre pareille étape lors du tournoi anglais depuis Bunny Austin en 1938.

Peu importe l’issue de cette finale, elle sera historique.

Êtes-vous Federer? Ou Murray?

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