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Adieu Monsieur Jean Béliveau

- 3 décembre 2014

RE_2014_12_03T051159Z_823912983_GM1EAC310KR01_RTRMADP_3_CANADA_Comment ne pas l’appeler Monsieur?

Au-delà de ses exploits sur la patinoire, Jean Béliveau a été admiré par tous pour sa classe, son respect, sa gentillesse, sa disponibilité et son humanité à l’extérieur de la glace. Il était beaucoup plus qu’un joueur de hockey. Et je crois que tous se souviendront de lui de cette manière. Pas pour les 1219 points en 1125 matchs dans la LNH. Pas pour les 10 coupes Stanley qu’il a remportées. Mais pour l’homme qu’il a été. C’est tout dire.

Des hommes et des joueurs comme Jean Béliveau, il ne s’en fait plus et il ne s’en fera probablement plus. Il était unique.

Le Québec et le monde du hockey perdent aujourd’hui un ambassadeur et une légende.

Mes condoléances à la famille. Adieu, Monsieur Béliveau. Merci. Vraiment, merci!

Attention aux chiffres!

- 25 novembre 2014

Le Canadien de Montréal est présentement au sommet du classement de la Ligue nationale de hockey avec une fiche de 16-6-1.

Personne ne l’attendait là. Et il n’a pas volé son succès.

Ceci étant dit, je ne crois pas que le Tricolore soit un feu de paille cette saison. Je crois qu’il restera parmi les bonnes équipes de la LNH. Tout comme les Islanders de New York. Pas comme les Flames de Calgary.

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Carey Price

Toutefois, certaines données statistiques après le premier quart de la saison m’inquiètent un peu.

Amateurs de maths, allons-y.

Le positif: le Canadien est parmi les équipes qui dirigent la rondelle le plus vers le filet avec 1004 tentatives (tirs, tirs bloqués, tirs manqués… autrement dit, le Corsi total de l’équipe)

Le négatif: le Canadien est 28e dans la ligue pour les rondelles qui sont dirigées vers son filet avec 1027 tentatives (le Corsi total des équipes adverses contre le CH).

Au final, le Tricolore semble avoir moins possession de la rondelle que ses rivaux. De peu, je vous l’accorde.

Partons de là.

Certes, les Corsi, Fenwick et autres indicateurs de possession de rondelle sont ce qu’ils sont: une tentative de représentation de la répartition du temps de possession d’une équipe. Un bon indice, mais quand même, il n’est pas parfait. Et ils ne restent que des chiffres dans un jeu d’équipe où les facteurs humains sont primordiaux à considérer.

Mais tout de même, ils restent intéressants à analyser. Voici l’interprétation que j’en fais.

Premièrement, Carey Price est la clé du Tricolore et tant qu’il sera aussi solide, le Canadien continuera de gagner sur une base régulière.

Deuxièmement, lorsque le Canadien perd, il perd d’une manière décisive (ses sept défaites : 7-1 (TBL), 3-0 (EDM), 3-2 OT (VAN), 6-2 (CGY), 5-0 (CHI), 4-0 (PIT) et 5-0 (NYR)). Lors de ces revers, le Tricolore a donc maintenu un différentiel de -28 (33 accordés contre 5 marqués). C’est donc dire que lors de leurs 16 victoires, ils ont maintenu un différentiel de +32 (différentiel total de +4)­. Grosso modo, la différence est deux fois plus grosse lorsqu’il perd que lorsqu’il gagne. En fait, non, c’est exactement ça. En moyenne, il perd par quatre buts. En moyenne, il gagne par deux filets.

RE_2014_11_23T030914Z_1512047127_NOCID_RTRMADP_3_NHL_MONTREAL_CTrois des sept formations contre lesquelles le Canadien a subi la défaite sont parmi les 10 meilleures équipes de la Ligue quant au «Corsi accordé» (PIT, CHI, NYR). Deux autres à l’intérieur du top 15 (TBL et VAN). Edmonton est 18e, Calgary, 29e.

Si l’on concatène toutes ces données, il faut se rendre compte que le problème se situe en défensive. Pas dans les buts. En défensive.

C’est donc dire que le groupe de défenseurs devra s’améliorer (ce n’est pas pour rien que Marc Bergevin tente toujours d’ajouter de la profondeur à cette position). Carey Price (et Dustin Tokarski) ne pourra pas toujours faire des miracles et les blessures devraient rattraper un jour ou l’autre le Tricolore, passablement épargné cette saison.

Ce qui m’encourage est que même si le Tricolore a été dominé certains soirs, il a trouvé la manière de triompher. Généralement, ces genres de signes de ne mentent pas.

Nous verrons en temps et lieu.

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* les données utilisées sont celles de Hockey Analysis.

Le respect

- 15 mai 2014

RE_2014_04_26T222303Z_1716293359_NOCID_RTRMADP_3_NHL_STANLEY_CU«Respect», voilà le mot que l’on a entendu le plus souvent après la victoire de 3-1 du Canadien de Montréal sur les Bruins de Boston lors du septième match de la série demi-finale de l’Association de l’Est entre les deux équipes.

D’un côté, une équipe qui cherchait (et qui au final l’aura mérité) à se faire respecter et de l’autre, une formation qui dit ne pas en avoir manqué.

Je n’ai aucun problème à ce qu’un joueur se tape la poitrine après avoir marqué un but. À la limite, de voir Milan Lucic afficher fièrement la grosseur de ses biceps à ses rivaux m’amuse.

Arroser un adversaire avec sa bouteille d’eau est un manque flagrant d’esprit sportif, autant pour Shawn Thornton que pour le respecté gardien des Rangers de New York Henrik Lundqvist. Tout comme flanquer une petite taloche à un rival dans le cercle des mises au jeu. Ces deux actions sont répréhensibles, irrespectueuses et condamnables, mais ce n’est tout de même pas la fin du monde.

Mais, «menacer» (c’est du moins ce que l’analyste de TSN Aaron Ward a rapporté) deux adversaires lors de la traditionnelle poignée de main d’après-série, ça démontre un manque flagrant de classe, voire d’intelligence.

Refuser de serrer la main d’un rival, ça s’est déjà vu (saga Martin Brodeur-Sean Avery), mais le comportement de Milan Lucic à l’endroit de Dale Weise et Alexei Emelin dépasse tout entendement.

Au pire, et je dis bien au pire, ne serre pas la main à personne. Rentre directement au vestiaire, casse trois, quatre bâtons, renverse une poubelle, hurle des jurons, fait un trou dans le mur avec tes poings.

JDQ_Richard_apres_commotionLa poignée de main d’après-série est une des traditions sportives que j’apprécie le plus. Ça permet aux athlètes de se dire «on s’est tapé sur la gueule, on a donné des coups limites, on y est allé d’attaques verbales. Mais maintenant, c’est fini, on passe à autre chose et bravo pour ta victoire». Si la poignée de main pouvait parler, elle dirait probablement ceci. Du moins c’est ce qu’elle devrait. Du moins c’est ce qu’elle disait quand le Rocket a serré la main de Jim Henry après la série Canadien-Bruins de 1952.

Elle symbolise l’essence même de la compétition sportive, l’une des raisons pour laquelle les joueurs font, ou du moins devrait faire, ce métier.

Je trouve dommage qu’un illuminé comme Lucic trouve le moyen d’ignorer ce principe. Et ce n’est pas la première fois. Et malheureusement, ce ne sera pas la dernière.

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Canadien en 7

- 1 mai 2013

Je devais répondre au blogue de mon collègue Benoît Rioux.CH-Sens

Je me lance. Canadien en 7.

Mais il n’y a rien de scientifique là-dedans, également une question de «feeling». Le duel, sur papier, est si compliqué à prédire. Price contre Anderson, Subban contre Karlsson, Pacioretty contre Turris, Prust contre Neil, Galchenyuk et Gallagher contre Silfverberg et Zibanejad. Votre choix est aussi bon que le mien.

Tout le monde s’attend à une série avec un faible nombre de buts marqués. C’est donc dire que chaque chance de compter revêtira une importance accrue. Et dans cette catégorie, je favorise le Tricolore qui compte sur trois trios offensifs capable de générer des étincelles (ceux de Plekanec, de Desharnais et des trois jeunes).

Bien sûr, la tâche ne sera pas facile pour le CH qui devra se frotter au meilleur désavantage numérique de la LNH et à un gardien qui possède des statistiques personnelles incroyable.

Bref, la série sera longue et émotive. Mais ça, on ne s’en plaindra pas.

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CH: l’autre défi

- 3 juillet 2012

Les pièces du casse-tête se mettent tranquillement en place.

Après avoir ajouté du caractère et de la robustesse avec les acquisitions via le marché des joueurs autonomes du défenseur québécois Francis Bouillon ainsi que des attaquants Colby Armstrong et Brandon Prust (et la prolongation de contrat accordée à Travis Moen), le Tricolore a consenti le plus lucratif contrat de l’histoire de l’organisation à Carey Price. Le numéro 31 a apposé sa signature au bas d’une entente de six ans et 39 millions $. Marc Bergevin n’avait tout simplement pas le choix et, à mon avis, il a bien fait.

Si Michel Therrien commence à avoir beaucoup d’options pour ses 3e et 4e trios, la situation est moins rose du côté de deux premières lignes. Il serait plutôt bête de briser la combinaison composée de Max Pacioretty, David Desharnais et Erik Cole. Considérant un Brian Gionta en santé, qui sera l’autre ailier que pourra alimenter Tomas Plekanec? Bourque? Gomez? Eller? Leblanc? Je vois pourtant bien ces deux derniers sur le 3e trio avec un Moen, par exemple.

Le défi de Bergevin serait de trouver un ailier de qualité; une mission qui semble extrêmement compliquée, ,voire impossible. En cas d’échec, il devra donc espérer que Michel Therrien saura peser sur les bons boutons de Gomez et Bourque.

Il devra également faire aboutir les négociations dans le cas de P.K. Subban. Mais ça, ce n’est seulement qu’une question de temps.

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Rene Bourque