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Baseball majeur: rien n’est encore joué

- 1 octobre 2012

AS-RangersLa fin de saison dans le baseball majeur s’annonce excitante «au pas-possible».

L’ajout d’un deuxième «meilleur deuxième» est en partie responsable de tout cela.

Dans la Nationale, les Nationals, les Reds et les Giants ont déjà leur billet pour les séries éliminatoires, eux qui ont remporté le championnat de leur section. Les Braves sont assurés de participer à la rencontre éliminatoire qui donnera accès aux éliminatoires à une quatrième formation. Ils affronteront les Cards ou les Dodgers. Pour ajouter un peu de piquant, avec trois matchs à disputer, les Cards entameront une série ce soir contre les Reds et les Dodgers… contre les Giants!!!

Dans l’Américaine, la situation est encore plus dramatique. Avec trois matchs au calendrier, rien n’est encore joué. Dans l’Est, les Yankees et les Orioles se livrent une bataille de tous les instants; les deux détenant la même fiche. Qui l’aurait cru en début de saison… les Orioles, cette équipe qui est la risée du baseball majeur depuis plusieurs années.

Dans la Centrale, les Tigers peuvent s’assurer du titre de division ce soir, avec une victoire sur les Royals ou une défaite des White Sox face aux Indians. Finalement, dans l’Ouest, les Rangers et les A’s entameront ce soir une série de trois rencontres pour déterminer qui remportera le titre dans cette section. Les Rangers ont présentement une avance de 2 matchs.

Et il ne faut pas oublier les Rays et les Angels, qui peuvent toujours, mathématiquement, participer aux séries. Bref rien n’est encore joué.

En terminant, simplement une petite analyse des masses salariales des équipes impliquées dans la course aux séries:

(1) Yankees de New York:  197 962 289 $

(4) Angels de Los Angeles: 154 485 166 $

(5) Tigers de Detroit: 132 300 000 $

(6) Rangers du Texas: 120 510 974 $

(8) Giants de San Francisco: 117 620 683 $

(9) Cardinals de St. Louis: 110 300 862 $

(11) White Sox de Chicago: 96 919 500 $

(12) Dodgers de Los Angeles: 95 143 575 $

(16) Braves d’Atlanta: 83 309 942 $

(17) Reds de Cincinnati: 82 203 616 $

(19) Orioles de Baltimore: 81 428 999 $

(20) Nationals de Washington: 81 336 143 $

(25) Rays de Tampa Bay: 64 173 500 $

(29) Athletics d’Oakland: 55 372 500 $

 

Ce qu’ont fait les A’s cette saison est exceptionnel. Alors qu’ils devraient en toute logique croupir dans les bas-fonds du classement, la formation d’Oakland est plutôt à un poil de se qualifier pour les séries. L’effet Billy Beane?

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Source: http://content.usatoday.com/sportsdata/baseball/mlb/salaries/team

La domination des lanceurs

- 16 août 2012

Pour une troisième année consécutive dans le baseball majeur, ce sont les lanceurs qui volent la vedette.

Et lors de cette campagne 2012, c’est avec panache et perfection que les artilleurs se démarquent.

Hier, Felix Hernandez, des Mariners de Seattle, a réussi la 23e partie parfaite de l’histoire du baseball majeur. Il s’agissait du troisième exploit du genre en 2012, du jamais vu. Outre «King Felix», Philip Humber (White Sox) et Matt Cain (Giants) ont tenu en échec les 27 frappeurs auxquels ils ont fait face.

KEntre 2010 et 2012, ce sont cinq matchs parfaits qui ont été lancés; les deux autres étant les oeuvres de Dallas Braden (A’s) et Roy Halladay (Phillies), en 2010, sans oublier celui volé à Armando Galarraga. À titre de comparaison, seulement deux rôles offensifs avaient été complètement blanchis entre 2000 et 2009 (par Randy Johnson, en 2004, et Mark Buehrle, en 2009).

Et ça, c’est sans compter les matchs sans point ni coup sûr, au nombre de 10 entre 2010 et 2012.

Si l’on continue avec les chiffres (le baseball est un sport de statistiques, n’est-ce pas?), jamais aussi peu de coups de quatre buts n’ont été cognés lors des trois dernières campagnes, incluant 2012, et les apparitions au bâton diminuent dramatiquement.

Et je me demande bien ce qui a pu causer cette cassure bien visible à partir de l’année 2010.

Est-ce que tout cela aurait à voir avec la politique antidopage plus stricte? Probablement, enfin, j’imagine, puisque si les stéroïdes ou toute autre substance illégale améliorent la puissance et la récupération des athlètes, ils n’affectent pas l’oeil au bâton et le sens du jeu. Un simple opportun est tout aussi valable qu’un circuit solo; il ne requiert que plus d’acteurs.

Je dois dire également que les lanceurs ressemblent de plus en plus à de vrais athlètes. Fini le temps où les David Wells, Fernando Valenzuela et le regretté Hideki Irabu imposaient le respect sur la butte. À l’exception, peut-être, de ce bon vieux CC.

Et même si l’offensive en prend pour son rhume, la moyenne des assistances augmente dans les stades du baseball majeur (+ 1000 par match, environ). Les partisans n’en ont donc pas que pour les bombes à 475 pieds du marbre et semblent apprécier une bonne balle courbe ou un coup filé bien exécuté.

Ça me rassure, et ce, même si admirer Prince Fielder utiliser tous les muscles (et autres) de son corps pour catapulter l’offrande d’un pauvre lanceur sans défense par-dessus la clôture est bien impressionnant.

Ça, et le voir frapper un triple.

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C’est de la faute à Babe!

- 12 juin 2012

Babe RuthLes lanceurs des Mariners de Seattle ont réussi la semaine dernière le 10e match sans point ni coup sûr combiné de l’histoire.

Toutefois, le duo de lanceur qui a réussi pour la première fois ce fait d’armes aurait pu ne pas faire partie de l’imposant livre des records du baseball majeur.

Alors artilleur, c’est le légendaire Babe Ruth qui a amorcé cette rencontre du 23 juin 1917 des Red Sox de Boston face aux Senators de Washington. Après avoir donné un but sur balles au premier frappeur, Ruth a enguirlandé l’arbitre derrière le marbre qui l’a par la suite chassé du match.

Après que le coureur sur les sentiers eut été retiré en tentative de vol, le remplaçant de Ruth, Ernie Shore a retiré les 26 frappeurs à lui faire face.

Au lieu d’écrire l’histoire avec ce qui aurait pu être un match parfait, Shore ne sera associé «qu’à» un match sans point ni coup sûr combiné. Tout de même, être mentionné dans la même phrase que Babe Ruth, ce n’est pas rien.

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Merci à mon éminent collègue Benoit Valois-Nadeau, un expert dans l’art de dénicher ce genre d’anecdotes.

 

M. Avril

- 1 mai 2012

Le premier mois de l’année dans le baseball majeur est maintenant chose du passé et déjà un joueur semble se démarquer.

Matt Kemp.

Le joueur de 27 ans des Dodgers de Los Angeles est en voie de connaître une campagne exceptionnelle, comme le font foi ses statistiques. En effet, Kemp domine dans les catégories de  la moyenne au bâton (,417), des coups de circuits (12), des points produits (25, à égalité avec Josh Hamilton des Rangers du Texas) et des points marqués (24, à égalité avec Ian Kinsler des Rangers du Texas). Tout cela en 23 parties. Il est au deuxième rang pour les coups sûrs, avec 35, derrière Derek Jeter des Yankees de New York.

À ce rythme-là, il obtiendrait 84 longues balles, 246 coups sûr, 176 point produits et 169 points marqués. Voilà des chiffres bien irréels, mais cela démontre toute l’étendue du brillant mois d’avril qu’il vient de connaître.

Kemp justifie amplement le gigantesque contrat de huit ans et 160 millions $ qu’il a signé avant le début de la nouvelle campagne.

De plus, il a aidé sa formation à maintenir une fiche de 16 victoires et 7 défaites, bonne pour le premier rang dans l’Ouest de la Nationale. Seuls les Rangers du Texas montrent un meilleur dossier dans l’ensemble du baseball majeur.

Sur ce, je remercie mes collègues Benoît Rioux et Ian Gauthier de ne pas l’avoir choisi lors des deux premières sélections du pool de baseball de l’Agence QMI. Kemp me rend de fiers services.

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 Matt Kemp

Increvable Moyer

- 31 mars 2012

Je suis tombé en bas de ma chaise lorsque j’ai appris ce matin que le lanceur de 49 ans (oui, oui, 49) Jamie Moyer avait hérité du titre de partant numéro deux chez les Rockies du Colorado.

Ma première pensée: «Oh boy, la rotation des Rockies ne passera pas à l’histoire cette saison» (traduction libre).Jamie Moyer

Leur numéro un, Jeremy Guthrie, a maintenu une fiche de 9-17 avec les pauvres Orioles de Baltimore l’an dernier. En carrière, l’artilleur de 32 ans a conservé un dossier de 47-65 en huit saisons avec les Orioles et les Indians de Cleveland.

Les trois autres lanceurs de la rotation de la formation du Colorado, Juan Nicasio, Jhoulys Chacin et Drew Pomeranz sont de jeunes artilleurs avec bien peu d’expérience dans les majeurs. Chacin, en plus d’avoir le plus rigolo des trois prénoms, est celui qui a le plus d’expérience, avec deux campagnes derrière la cravate.

Mais bon, de retour à Moyer.

Ce dernier a amorcé sa carrière en 1986, avec les Cubs de Chicago. Ce n’est pas compliqué, le tableau de ses statistiques en carrière sur sa page du site baseball-reference.com réussit à peine, dans son entièreté, à être affiché sur mon écran d’ordinateur. C’est tout dire!

Même si Moyer est un excellent lanceur, il revient tout de même d’une opération de type Tommy John… à 49 ans!!!!!

Je suis bien curieux de voir comment il se débrouillera.

Cela dit, avec une seule victoire, il pourrait devenir le lanceur le plus âgé à triompher dans les majeures.

Pourrait-il s’ajouter à la liste des athlètes âgés qui ont évolué professionnellement dans leur sport respectif. Une liste qui pourrait comprendre, vite comme ça, des noms comme Gordie Howe, Martina Navratilova et Bernard Hopkins.

Pour tout savoir sur le début de la saison du baseball majeur, veuillez consulter le dossier rédigé par mes collègues Benoit Valois-Nadeau et Benoît Rioux.

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