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La domination des lanceurs

- 16 août 2012

Pour une troisième année consécutive dans le baseball majeur, ce sont les lanceurs qui volent la vedette.

Et lors de cette campagne 2012, c’est avec panache et perfection que les artilleurs se démarquent.

Hier, Felix Hernandez, des Mariners de Seattle, a réussi la 23e partie parfaite de l’histoire du baseball majeur. Il s’agissait du troisième exploit du genre en 2012, du jamais vu. Outre «King Felix», Philip Humber (White Sox) et Matt Cain (Giants) ont tenu en échec les 27 frappeurs auxquels ils ont fait face.

KEntre 2010 et 2012, ce sont cinq matchs parfaits qui ont été lancés; les deux autres étant les oeuvres de Dallas Braden (A’s) et Roy Halladay (Phillies), en 2010, sans oublier celui volé à Armando Galarraga. À titre de comparaison, seulement deux rôles offensifs avaient été complètement blanchis entre 2000 et 2009 (par Randy Johnson, en 2004, et Mark Buehrle, en 2009).

Et ça, c’est sans compter les matchs sans point ni coup sûr, au nombre de 10 entre 2010 et 2012.

Si l’on continue avec les chiffres (le baseball est un sport de statistiques, n’est-ce pas?), jamais aussi peu de coups de quatre buts n’ont été cognés lors des trois dernières campagnes, incluant 2012, et les apparitions au bâton diminuent dramatiquement.

Et je me demande bien ce qui a pu causer cette cassure bien visible à partir de l’année 2010.

Est-ce que tout cela aurait à voir avec la politique antidopage plus stricte? Probablement, enfin, j’imagine, puisque si les stéroïdes ou toute autre substance illégale améliorent la puissance et la récupération des athlètes, ils n’affectent pas l’oeil au bâton et le sens du jeu. Un simple opportun est tout aussi valable qu’un circuit solo; il ne requiert que plus d’acteurs.

Je dois dire également que les lanceurs ressemblent de plus en plus à de vrais athlètes. Fini le temps où les David Wells, Fernando Valenzuela et le regretté Hideki Irabu imposaient le respect sur la butte. À l’exception, peut-être, de ce bon vieux CC.

Et même si l’offensive en prend pour son rhume, la moyenne des assistances augmente dans les stades du baseball majeur (+ 1000 par match, environ). Les partisans n’en ont donc pas que pour les bombes à 475 pieds du marbre et semblent apprécier une bonne balle courbe ou un coup filé bien exécuté.

Ça me rassure, et ce, même si admirer Prince Fielder utiliser tous les muscles (et autres) de son corps pour catapulter l’offrande d’un pauvre lanceur sans défense par-dessus la clôture est bien impressionnant.

Ça, et le voir frapper un triple.

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1 commentaire

  1. G_Y_I_G_Y_I | 20 août 2012 à 14 h 12 min

    Tres bonne analyse, le baseball change et pour le mieux je crois. L’arriver des politiques antidopage aide beaucoup, mais je crois qu’il reste beaucoup de chemin a faire. Reussi un match sans point ni coup sur est un exploit extraordinaire, mais un match parfait est un bon niveau de difficulte supplementaire.

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