Roland-Garros est enfin commencé.
Le deuxième tournoi du Grand Chelem de tennis de l’annĂ©e met un point d’exclamation Ă un Ă©reintant deux mois sur terre battue.
Si normalement, la compétition parisienne est le théâtre de plusieurs surprises de taille, on peut dire que depuis plusieurs années, celui que tout le monde voit vainqueur en début de quinzaine est toujours celui qui soulève la coupe des Mousquetaires.
Rafael Nadal.
L’Espagnol a remportĂ© sept des huit dernières prĂ©sentations de Roland-Garros. Un seul homme en est venu Ă bout Ă la Porte d’Auteuil, le SuĂ©dois Robin Söderling en 2009. C’est d’ailleurs cette annĂ©e-lĂ que Roger Federer en a profitĂ© pour s’imposer sur l’ocre terre battue parisienne pour la seule fois de sa carrière.
Nadal n’a pas disputĂ© de tournois de juillet 2012 Ă fĂ©vrier 2013, une pause de sept mois en raison d’une blessure au genou. Toutefois, mĂŞme s’il est la quatrième tĂŞte de sĂ©rie du tournoi, il est l’homme Ă abattre. Et il sera bien difficile de le faire. MĂŞme pour Novak Djokovic. MĂŞme pour Federer. MĂŞme pour n’importe qui d’autre.
Roland-Garros est un tournoi spĂ©cial Ă mes yeux. Si je prĂ©fère la tradition du gazon anglais de Wimbledon, la salissante terre battue parisienne a donnĂ© droit, au fil des ans, Ă l’Ă©mergence de plusieurs des grands du tennis moderne.
Il y Nadal Ă©videmment. Mais il y a Ă©galement le BrĂ©silien Gustavo Kuerten, qui, sorti de nulle part en 1997, avait triomphĂ© contre toute attente. C’Ă©tait magique et j’y Ă©tais.
Je me rappellerai toujours de ce match des quarts de finale entre Kuerten et le Russe Evgeni Kafelnikov. J’Ă©tais postĂ©, en tant que ramasseur de balles de rĂ©serve, dans l’espace rĂ©servĂ© aux photographes sur le court Philippe-Chatrier. Le spectacle qu’ont offert les deux athlètes, tous deux vĂŞtus de bleu et jaune, Ă©tait surrĂ©el, du moins pour mes yeux de jeune garçon. Kuerten l’avait finalement emportĂ© en cinq manches avant de se dĂ©faire du qualifĂ© Filip Dewulf en demi-finale (!!!) et de Sergi Brugera en finale. C’Ă©tait le premier de ses trois couronnes Ă la Porte d’Auteuil et le vĂ©ritable commencement de sa lĂ©gende.
Si je crois que 2013 ne sera pas 1997 (en fait, c’est Ă©vident, mais bon), je pense tout de mĂŞme qu’un joueur Ă©mergera de cette quinzaine. Et mon petit doigt me dit qu’il sera tricolore. Tout ça n’est que supposition et «une question de feeling», mais 30 ans après Yannick Noah, les Français seraient dĂ»s pour acclamer l’un des leurs.
Toutefois, avec Nadal, ce sera compliquĂ© d’aller jusqu’au bout. L’Espagnol remportera son huitième Roland-Garros. Chez les femmes? Serena.
Vous pouvez me suivre sur Twitter.
