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Souvenirs de Roland-Garros

- 27 mai 2013

Gustavo KuertenRoland-Garros est enfin commencé.

Le deuxième tournoi du Grand Chelem de tennis de l’annĂ©e met un point d’exclamation Ă  un Ă©reintant deux mois sur terre battue.

Si normalement, la compétition parisienne est le théâtre de plusieurs surprises de taille, on peut dire que depuis plusieurs années, celui que tout le monde voit vainqueur en début de quinzaine est toujours celui qui soulève la coupe des Mousquetaires.

Rafael Nadal.

L’Espagnol a remportĂ© sept des huit dernières prĂ©sentations de Roland-Garros. Un seul homme en est venu Ă  bout Ă  la Porte d’Auteuil, le SuĂ©dois Robin Söderling en 2009. C’est d’ailleurs cette annĂ©e-lĂ  que Roger Federer en a profitĂ© pour s’imposer sur l’ocre terre battue parisienne pour la seule fois de sa carrière.

Nadal n’a pas disputĂ© de tournois de juillet 2012 Ă  fĂ©vrier 2013, une pause de sept mois en raison d’une blessure au genou. Toutefois, mĂŞme s’il est la quatrième tĂŞte de sĂ©rie du tournoi, il est l’homme Ă  abattre. Et il sera bien difficile de le faire. MĂŞme pour Novak Djokovic. MĂŞme pour Federer. MĂŞme pour n’importe qui d’autre.

Roland-Garros est un tournoi spĂ©cial Ă  mes yeux. Si je prĂ©fère la tradition du gazon anglais de Wimbledon, la salissante terre battue parisienne a donnĂ© droit, au fil des ans, Ă  l’Ă©mergence de plusieurs des grands du tennis moderne.

Il y Nadal Ă©videmment. Mais il y a Ă©galement le BrĂ©silien Gustavo Kuerten, qui, sorti de nulle part en 1997, avait triomphĂ© contre toute attente. C’Ă©tait magique et j’y Ă©tais.

Je me rappellerai toujours de ce match des quarts de finale entre Kuerten et le Russe Evgeni Kafelnikov. J’Ă©tais postĂ©, en tant que ramasseur de balles de rĂ©serve, dans l’espace rĂ©servĂ© aux photographes sur le court Philippe-Chatrier. Le spectacle qu’ont offert les deux athlètes, tous deux vĂŞtus de bleu et jaune, Ă©tait surrĂ©el, du moins pour mes yeux de jeune garçon. Kuerten l’avait finalement emportĂ© en cinq manches avant de se dĂ©faire du qualifĂ© Filip Dewulf en demi-finale (!!!) et de Sergi Brugera en finale. C’Ă©tait le premier de ses trois couronnes Ă  la Porte d’Auteuil et le vĂ©ritable commencement de sa lĂ©gende.

Si je crois que 2013 ne sera pas 1997 (en fait, c’est Ă©vident, mais bon), je pense tout de mĂŞme qu’un joueur Ă©mergera de cette quinzaine. Et mon petit doigt me dit qu’il sera tricolore. Tout ça n’est que supposition et «une question de feeling», mais 30 ans après Yannick Noah, les Français seraient dĂ»s pour acclamer l’un des leurs.

Toutefois, avec Nadal, ce sera compliquĂ© d’aller jusqu’au bout. L’Espagnol remportera son huitième Roland-Garros. Chez les femmes? Serena.

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Canadien en 7

- 1 mai 2013

Je devais répondre au blogue de mon collègue Benoît Rioux.CH-Sens

Je me lance. Canadien en 7.

Mais il n’y a rien de scientifique lĂ -dedans, Ă©galement une question de «feeling». Le duel, sur papier, est si compliquĂ© Ă  prĂ©dire. Price contre Anderson, Subban contre Karlsson, Pacioretty contre Turris, Prust contre Neil, Galchenyuk et Gallagher contre Silfverberg et Zibanejad. Votre choix est aussi bon que le mien.

Tout le monde s’attend Ă  une sĂ©rie avec un faible nombre de buts marquĂ©s. C’est donc dire que chaque chance de compter revĂŞtira une importance accrue. Et dans cette catĂ©gorie, je favorise le Tricolore qui compte sur trois trios offensifs capable de gĂ©nĂ©rer des Ă©tincelles (ceux de Plekanec, de Desharnais et des trois jeunes).

Bien sûr, la tâche ne sera pas facile pour le CH qui devra se frotter au meilleur désavantage numérique de la LNH et à un gardien qui possède des statistiques personnelles incroyable.

Bref, la sĂ©rie sera longue et Ă©motive. Mais ça, on ne s’en plaindra pas.

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L’histoire, encore l’histoire

- 8 avril 2013

Canada-ItalieLe conte de fées de la formation canadienne de la Coupe Davis se poursuivra donc.

Dimanche, Milos Raonic a donnĂ© le troisième et dĂ©cisif point au Canada, qui a dĂ©fait l’Italie par la marque de 3-1 lors des quarts de finale du Groupe mondial de la prestigieuse compĂ©tition par Ă©quipe.

Les hommes de Martin Laurendeau peuvent donc continuer d’espĂ©rer de soulever le Saladier d’argent en novembre prochain. Mais pour ce faire, ils devront maintenant aller vaincre les Serbes chez eux.

Contrairement Ă  l’Espagne, diminuĂ©e, et Ă  l’Italie, les chances de l’emporter face aux Serbes sont plutĂ´t minces. Dans ce Groupe mondial, les espoirs canadiens rĂ©sident dans les victoires de Milos Raonic en simple et espĂ©rer les prouesses du deuxième joueur de simple (ex: victoire de Frank Dancevic l’Espagnol Marcel Granollers) ou une victoire de la paire de double formĂ©e de Vasek Pospisil et Daniel Nestor (ex: victoire contre les Italiens Fabio Fognini et Daniele Bracciali). Ce sera compliquĂ© contre les reprĂ©sentants de l’un des plus populeux pays des Balkans en raison du meilleur joueur serbe (et de la planète en ce moment), Novak Djokovic. En cas de forfait du «Djoker», alors lĂ , il sera permis de rĂŞver.

Outre ce duel futur, les deux rencontres passĂ©es ont de quoi rendre fiers les partisans canadiens. Et avec raison, puisque chaque fois, la formation canadienne a Ă©crit l’histoire. Contre l’Espagne, il s’agissait d’une première victoire du pays dans le Groupe mondial et contre l’Italie, de facto, d’une première participation (future) aux demi-finales.

Mais triomphe ou revers, les Canadiens auront réussi à créer un engouement autour du sport. Grâce à la bruyante foule de Vancouver, aucune équipe ne voudra se mesure aux hommes de Laurendeau sur son propre territoire.

Le Canada fait parler de lui à travers la planète tennis et le tennis, lui, fait parler de lui au Canada. Une situation gagnante-gagnante. Indeed!

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Le double canadien s’est levĂ©

- 6 avril 2013

Vasek PospisilSi vous avez préféré regarder, en ce samedi soir, le match entre le Canadien et les Bruins, je vous plains.

Si tel est le cas, vous avez probablement manquĂ© ce match d’anthologie entre Daniel Nestor / Vasek Pospisil (CAN) et Fabio Fognini / Daniele Bracciali (ITA) lors de ce duel de quarts de finale de la Coupe Davis. Un match qui s’est terminĂ© 6-3, 6-4, 3-6, 3-6 et 15-13 pour les Canadiens. Un match qui a durĂ© plus de quatre heures.

Après s’ĂŞtre rĂ©parti les deux premiers simples la veille, les deux Ă©quipes savaient que la rencontre de double revĂŞtait une importance accrue, cruciale. Avec Milos Raonic qui ouvrira la troisième journĂ©e du duel, face Ă  Andreas Seppi, une victoire canadienne ne pouvait absolument pas mieux tomber.

Et c’est ce que Pospisil et Nestor ont rĂ©ussi Ă  accomplir.

Et au-delà des pointages, du Groupe mondial, de la Coupe Davis, ce triomphe sera exubérant pour les deux représentants unifoliés.

Daniel NestorĂ€ tout seigneur tout honneur, pour Nestor, cela constituera le point d’exclamation de sa glorieuse carrière. Après avoir portĂ© sur ses Ă©paules cette formation masculine de la Coupe Davis, il n’avait pu contribuer, statistiquement parlant, contre la France (fĂ©vrier 2012, Groupe mondial), l’Afrique du Sud (septembre 2012, rencontre de barrage) et l’Espagne (fĂ©vrier 2013, Groupe mondial). Il n’avait pu donner ce petit dernier coup de pouce Ă  cette jeunesse si prometteuse. Et bien lĂ , mon cher Daniel, tu peux dire mission accomplie. Ă€ 40 ans bien sonnĂ©s, l’heure de la retraite n’est plus très loin pour le vĂ©tĂ©ran. Mais je crois que s’il n’avait pu aider ses compatriotes comme il l’a fait aujourd’hui, il aurait eu quelques regrets. Va en paix, cher Daniel.

Et que dire de Vasek Pospisil. Le jeune de 22 ans avait subi une dĂ©faite crève-coeur la veille, en cinq manches, face Ă  Seppi. Il Ă©tait Ă©galement toujours en quĂŞte d’un premier gain dans le Groupe mondial. Mais Pospisil a portĂ© la paire sur ses Ă©paules pendant une bonne partie de la rencontre de double. Pospisil a cru Ă  cette Ă©quipe, n’a jamais lâchĂ©, n’a jamais abandonnĂ©. Il a montrĂ© qu’il avait des nerfs d’acier et cette expĂ©rience lui servira toute sa carrière.

Mais cette victoire, elle a été acquise à deux. Chapeau!

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Son contrat l’Ă©coeure

- 4 avril 2013

Roberto Luongo«My contract sucks».

Traduisez ces trois mots comme vous le voulez, mais cette déclaration de Roberto Luongo est incroyable!!!

On pourrait compter sur les doigts d’une main les athlètes qui ne seraient pas heureux de faire 40,57 millions $ au cours des neuf prochaines annĂ©es. Si l’on n’inclut pas dans l’Ă©quation la saison actuelle, voici le montant que les Canucks de Vancouver verseront au gardien de but quĂ©bĂ©cois.

Mais comme toute dĂ©claration, il y a (au moins) deux façons de l’analyser.

L’amateur de hockey et payeur de comptes que je suis voit, bien sĂ»r, le tout d’un bien mauvais oeil. Toutefois, le sportif et orgueilleux compĂ©titeur en moi comprend les mots employĂ©s par Luongo.

«Je déchirerais le contrat si je le pouvais», a renchéri Luongo.

Ne parlons plus d’argent, c’est fait (voir plus haut) et je ne veux plus y revenir. Le QuĂ©bĂ©cois est un athlète fier qui dĂ©sire faire ce qu’il aime, probablement, le plus au monde, c’est-Ă -dire jouer au hockey au plus haut niveau. En cette saison oĂą Cory Schneider a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© l’homme de confiance des Canucks devant le filet, Luongo a pris part Ă  16 parties, dont 14 Ă  titre de partant, pour une fiche de 7-4-3, une moyenne de buts allouĂ©s de 2,44, un taux d’efficacitĂ© de ,904 et deux blanchissages. En revanche, son coĂ©quipier Schneider a sautĂ© sur la glace pour 22 parties, toutes comme partant, maintenant un dossier de 12-7-3, une moyenne de buts allouĂ©s de 2,27, un taux d’efficacitĂ© de ,922 et trois jeux blancs.

Donc, ce n’est pas les statistiques qui empĂŞchent Luongo de retrouver ses lettres de noblesse. Est-ce l’argent? Plus ou moins. Un gardien de but numĂ©ro un qui impose une charge de 5,3 millions $ sur le plafond salarial, ce n’est pas anormal. Reste donc la durĂ©e du contrat. Et c’est lĂ  que le bât blesse.

En ce moment, Luongo est sous contrat jusqu’Ă  la fin de la saison 2021-2022. Il aura alors 43 ans. Besoin d’en dire plus?

Pourtant, Luongo ne veut plus de son contrat. L’organisation, de toute Ă©vidence, non plus. Et l’agent, dans tout ça? Il n’est probablement pas enchantĂ©. Reste que les trois peuvent se parler, en arriver Ă  un accord et redonner la fiertĂ© au bon Roberto. Et je suis convaincu que Gilles Lupien, son agent, a tentĂ© d’en arriver Ă  une entente. Mike Gillis, le dg des Canucks, s’est littĂ©ralement gourĂ© dans ce dossier, lui qui a eu plusieurs opportunitĂ©s d’Ă©changer le gardien quĂ©bĂ©cois, notamment aux Maple Leafs de Toronto.

C’est d’ailleurs son 34e anniversaire de naissance aujourd’hui. Bonne fĂŞte et bonne chance Roberto!

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