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Les «Dindons» de l’année

- 22 novembre 2012

Gary BettmanAujourd’hui, c’est jour de célébrations aux États-Unis, en raison de la traditionnelle fête de «Thanksgiving». En cette journée où la dinde est à l’honneur, «Sports Illustrated» a sorti son traditionnel palmarès des «Dindons» de l’année.

En première position, les arbitres de remplacement dans la NFL. Un peu injuste à mon avis, eux, qui avaient l’habitude d’être d’office dans des rencontres de football collégial de troisième division, notamment. Je ne dis pas qu’ils ont fait du bon travail (rappelez-vous Seahawks c. Packers), je dis simplement qu’ils ne méritaient pas le titre de «Dindons de l’année».

En deuxième position, les Saints de La Nouvelle-Orléans, en raison du «Bountygate», un système qui récompensait monétairement les joueurs qui blessaient l’adversaire. Totalement mérité.

En troisième position, Lance Armstrong, en raison de son implication dans le «réseau de dopage le plus sophistiqué de l’histoire du sport». Totalement mérité.

En quatrième position, Gary Bettman. Aie-je besoin d’en ajouter plus. Totalement mérité.

Et en cinquième position, Bobby Valentine, en raison des déboires des Red Sox de Boston. Un peu poussé, selon moi.

Dans ce top 5, j’y aurais peut-être inséré les Marlins de Miami pour l’ensemble de leur oeuvre (Ozzie Guillen, nouveau stade, vente de feu, etc…). Initialement, je voulais également y mettre le nom de Floyd Mayweather Jr. pour ses frasques hors ring, son obstiné refus d’affronter Manny Pacquiao (quoique c’est son droit le plus fondamental) et son horrible victoire par K.-O. contre Victor Ortiz. Mais je me suis rendu compte que ce combat a eu lieu en 2011, septembre de surcroît. Le temps passe si vite.

Et vous, quel est votre dindon?

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Coupe Davis: une chance unique pour les Tchèques

- 16 novembre 2012

Coupe Davis 2012La 100e finale de la Coupe Davis est sur le point de s’amorcer.

Cela dit, l’équipe qui soulèvera le Saladier d’argent passera inévitablement à l’histoire comme étant la 100e nation à remporter cette prestigieuse compétition de tennis par équipe.

L’Espagne et la République tchèque s’affronteront donc à Prague, sur les très rapides terrains de l’O2 Arena; un avantage indéniable pour les locaux.

La formation espagnole a le luxe d’aborder cette finale sans leur as Rafael Nadal et être malgré tout considérée comme favorite. Et avec raison. Avec David Ferrer (5e) et Nicolas Almagro (11e) en simple ainsi que Marcel Granollers et Marc Lopez (les plus récents champions du double lors du Championnat de fin de saison), on peut dire que l’Espagne sera redoutable.

Mais les Tchèques n’ont rien à envier à leurs rivaux ibériques puisque Tomas Berdych (6e) et Radek Stepanek, excellant dans les deux disciplines, devraient se partager le travail.

Si le résultat de cette finale est, à mon avis, plutôt difficile à prédire, le match de double sera extrêmement important et celui qui le remportera devrait se sauver avec les grands honneurs. La paire composée de Lopez et Granollers aura certainement un peu plus de difficulté à négocier les terrains ultra-rapides de l’O2,  alors que Berdych et Stepanek, qui sont habitués à jouer ensemble en Coupe Davis, y seront à leur aise devant leurs partisans.

Outre le double, la rencontre entre les deux numéros 1 de chaque équipe sera primordiale. David Ferrer et Tomas Berdych se livreront une bataille de tous les instants. Ferrer connaît des moments incroyables en ce moment sur le circuit de l’ATP, mais je suis convaincu que la force de frappe de Berdych viendra à bout du «bulldog espagnol»… si les nerfs tiennent le coup; son sempiternel défaut.

Même si elle a remporté cette compétition à quatre reprises au cours des cinq dernières années, je pense bien que l’Espagne ne sera pas couronnée cette année.

3-1 les Tchèques, en route vers un premier sacre. (L’ex-Tchécoslovaquie, Ivan Lendl à sa tête, l’avait toutefois emporté en 1980).

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Et vous pouvez également suivre l’action de cette finale de la Coupe Davis sur les ondes de TVA Sports (en français) et de Sportsnet One (en Anglais).

Un 12e round bénéfique

- 5 novembre 2012

Bute-GrachevLucian Bute a retrouvé le sentier de la victoire, samedi soir dernier, face au Russe Denis Grachev. Un triomphe acquis bien difficilement, mais tout de même, une victoire.

Les séquelles du cinglant revers contre Carl Froch étaient profondes. Aujourd’hui, elles sont probablement encore présentes, mais Bute, d’un point de vue psychologique, a terminé le combat sur de bonnes sensations. «Préparer le prochain match» est l’un des clichés les plus utilisés dans le sport, mais aussi en doute qu’il pouvait l’être, Bute a certainement regagné un peu de sa confiance perdue à la fin du choc contre le «fils de Drago».

J’ai regardé ce combat avec un rythme cardiaque de 180 battements par minute et avec les mains devant le visage, avec seulement une ouverture suffisante pour entrevoir l’action. Que voulez-vous, la boxe, ça me stress! J’ai aimé ce que j’ai vu lors des deux ou trois premiers rounds, alors que Bute utilisait bien son jab. Mais du quatrième jusqu’au onzième, je n’aimais pas ce que le Québécois d’adoption nous présentait, alors que Grachev le coinçait plus souvent qu’à son tour dans les câbles.

Mais alors que la cloche retentissait, indiquant la fin du 11e engagement, j’ai aimé la réaction quasi-arrogante de Bute, après quelques bonnes baffes données et reçues. Et il a continué sur sa lancée au 12e, bataillant coup pour coup avec Grachev.

Au tennis, c’est toujours plus satisfaisant terminer un duel ardu sur un as ou un coup gagnant que sur une bête faute de l’adversaire. N’étant pas boxeur, j’imagine que la réflexion peut tout de même s’appliquer à ce sport, comme à n’importe quel autre d’ailleurs. Rappelez-vous simplement le premier combat contre Librado Andrade!

Même si Bute a remporté de peine et de misère ce duel contre Grachev, il l’aura terminé sur une bonne note. Et ça, c’est extrêmement important.

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